Une carte Raspberry Pi pour analyser les polluants de l’air Parisien

Difficile de laisser passer une semaine sans trouver un usage différent de la carte Raspberry Pi. L’engin est tellement compact qu’il a permis à une équipe des associations Respire et Labo Citoyen de concevoir et fabriquer des capteurs de particules polluante autonomes et low-cost.

C’est le gros avantage de ces cartes, intégrer du traitement de données informatiques dans des solutions jusque là impossible à équiper faute de crédits. Monter un de ces engins dans un boitier en plastique de montage électrique semble aller de soi, le faire avec une carte mère classique de PC est déjà beaucoup moins évident.

Pour ce projet citoyen destiné à créer et construire des boîtiers de mesure des polluants de l’air il n’y avait pas beaucoup d’alternatives autres qu’une solution low-cost. La carte mère Raspberry Pi est donc bienvenue puisqu’elle permet d’intégrer une vraie solution capable de recueillir et stocker des données issues de capteurs de qualité professionnelle  Le projet est OpenSource et tout un chacun est libre de le copier et de l’améliorer, les détails sont fournis sur un Wiki complet et documenté tant au niveau matériel que logiciel.

L’Association Loi 1901 Labo citoyen qui gère le projet d’un point de vue technique a donc réussi à construire une machine beaucoup moins onéreuse que les solutions industrielles. On peut donc imaginer une évolution des mesures citoyennes indépendantes de la qualité de l’air et la publication de ces données en ligne. Beaucoup d’autres projets de ce type peuvent être réalisés avec ces solutions matérielles alors qu’ils auraient été totalement impossible à financer il y a quelques années.

La mise en place d’un système de ce type suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima et à l’opacité des autorités Japonaises quand à toute information de radiations a permis de mettre en place rapidement sur l’archipel un réseau semblable baptisé Safecast. Aujourd’hui ce type de machine permet à tout le monde de pouvoir quantifier efficacement la pollution à laquelle il est soumis, on peut imaginer des mini machines pour mesurer le bruit, les polluants de l’air mais aussi de l’eau, des engins qui pourraient relever des activités naturelles comme l’évolution de nappes phréatiques ou les mouvements de glaciers.

Pour en savoir plus : www.citoyenscapteurs.net – www.respire-asso.org

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3 commentaires sur ce sujet.
  • 4 décembre 2012 - 14 h 25 min

    Très intéressant ce projet! Cela montre bien les usages « inattendus » qu’on peut faire avec ce type de matériel.

    Répondre
  • 4 décembre 2012 - 15 h 20 min

    dans la même idée il y a des cartes Arduino qui peuvent faire la même chose : domotique, relevé de données via capteurs en tout genre, robots…

    l’avantage de cette carte est que le matériel aussi est open sources, il est possible de s’en créer une avec les quelques composants dont elle est faite.

    Répondre
  • 1 février 2014 - 14 h 01 min

    […] multimédia XBMC à la radio FM en passant par un système de surveillance pour bébé ou le contrôle des polluants de l’air. La plate forme Raspberry Pi n’a pas beaucoup de limites malgré un materiel qui peut sembler […]

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