Creality K1C : une version 2.0 de l’imprimante 3D de 2023 (MAJ)

La Creality K1C est sortie en début d’année 2024 comme une solution mise à jour du précédent modèle de la marque.

Mise à jour : L’imprimante est désormais  en stock en Europe.

En octobre dernier, je vous présentais les Creality K1 et K1 Max, deux imprimantes 3D fermées grand public qui proposaient un usage simple et efficace de cette technique. L’objectif de Creality était alors de concevoir des imprimantes agréables, souples d’utilisation, ne nécessitant pas de préparatifs complexes et capables de délivrer des impressions 3D rapidement en conservant une bonne qualité. La marque mettait également en avant de nombreux services pratiques, une compatibilité avec de nombreux matériaux et un côté fermé très rassurant.

Pour ce début d’année 2024, la Creality K1C prend néanmoins le relais du modèle de base sans en changer les compétences mais avec un ensemble de points revus et corrigés par la marque. Pour faire simple et être très clair, la K1C est ce que la K1 aurait du être dès sa sortie. Elle ne change rien d’un point de vue possibilités de fabrication, ni en terme de matériaux exploitables ni en terme de taille d’impression. Ce modèle corrige les défauts de jeunesse de sa grande sœur et le fait de manière visible.

Creality a en effet fait évoluer sa K1 au fur et à mesure des remontées des utilisateurs. Ainsi les versions de base de l’imprimante ont été corrigées et des défauts de jeunesse ont petit à petit disparu sur les modèles plus tardifs. Il y a néanmoins des détails qui ne pouvaient pas être mis à jour sans nécessiter un changement matériel important. Changement qui impactait trop le prix de l’ensemble pour être fait de manière transparente. Le prix public de la K1 était de 499$ et le prix public de la K1C grimpe désormais à 559$. Une hausse de 60$ (HT) qui s’explique assez facilement.

La Creality K1C est donc une version corrigée mais également plus aboutie du premier modèle même si elle ne change pas ses objectifs de base. Parmi les points les plus marquants, on a le recours à une nouvelle buse d’extraction en tri-métal (titane/cuivre/alliage acier-cuivre) qui sera plus résistante que le modèle en cuivre de base. La température maximale atteinte ne change pas – toujours 300°C – et le format fermé de l’imprimante lui autorise l’emploi de certains filaments complexes à imprimer dans un environnement moins stabilisé. Des panneaux latéraux comme un toit en acrylique transparents sont présents et une porte avant en verre permet donc d’enfermer la pièce à imprimer hermétiquement.

Le châssis est toujours aussi solide et le déplacement de la tête (Axes X et Y) comme du plateau d’impression (Axe Z) se font toujours de la même manière pour imprimer sur une surface de 220 x 220 mm de côté et 250 mm de haut. La vitesse d’impression maximale est toujours de 600 mm/s. La partie électronique de la machine est toujours fabriquée par Creality autour d’un SoC double cœur Ingenic à 1.2 GHz. On conserve le même écran couleur tactile de 4.3″ très agréable à l’utilisation avec menus en Français, un plateau magnétique offrant une excellente adhérence, un capteur de filament et un porte bobine arrière, des fonctions Wi-Fi et un pilotage « en ligne » de l’impression et la possibilité d’utiliser une clé USB pour imprimer sans PC. Ces éléments n’ont pas bougé depuis la K1.

Parmi les éléments qui ont changé, on a un extrudeur « métallique » avec des guillemets puisque l’interprétation de Creality n’est pas forcément celle d’autres constructeurs et utilisateurs. Quand la Creality K1C annonce un extrudeur métallique, on peut s’attendre à un élément entièrement en métal. L’extrudeur, la pièce qui attrape et pousse le filament avec des roues crantées, est un élément central d’une imprimante 3D . C’est une pièce très sollicitée, surtout pour une solution rapide, et qui exerce sur le filament des mouvements en avant et en arrière permanents. Plus ce mécanisme est fabriqué avec des matériaux robustes, plus sa résistance sera grande. Le fait de recourir à des éléments mécaniques en métal est donc important. Pour être donc parfaitement précis, l’extrudeur de la Creality K1C est composé de roues crantées en métal retenue par une plaque en métal et poussées par des ressorts en métal.

Mais le système d’engrenages qui les active est en… plastique. Un choix qui s’explique par des raisons de coût mais également parce que cela fonctionne très bien ainsi. Si la partie entrainement du filament a toutes les raisons d’être très solide puisqu’elle est en constante friction avec les différents matériaux, les autres engrenages ne sont pas dans la même problématique et fonctionnent en général parfaitement bien en plastique à condition que leurs crans soient suffisamment larges et profonds. Ce qui est le cas ici. On regrettera donc la caractérisation de la marque de cet extrudeur comme un modèle entièrement métallique mais pas forcément sa construction en elle même. Cela a créé une petite polémique autour de la machine avant que le site de la marque ne change son marketing…

Aure détail du genre, la marque a indiqué que sa buse « Tri métal » était interchangeable sans outil… ce qui n’est pas vrai. A moins d’avoir une poigne de fer, il sera très difficile de démonter cette buse qui est vissée dans le corps de chauffe. Il faut a minima une clé qui pourra entourer la tête hexagonale pour la dévisser. Rien de grave mais, encore une fois, un marketing un peu avantageux mis en avant par la marque.

Ceci étant dit, pas mal de choses sont également à mettre au crédit de la Creality K1C. On retrouve désormais la webcam auparavant optionnelle directement intégrée à l’engin. On sent que ce rajout est là pour faire passer la pilule de évolution tarifaire mais cela reste un excellent point à l’usage. Cette caméra permet de suivre ses impressions 3D à distance et de réaliser des vidéos de Timelapse de chaque impression. Un rendu souvent jugé gadget mais qui peut servir à voir là où une impression a échoué pour apporter les corrections ou supports nécessaires.

Un système de filtration à charbon actif a été ajouté sur le ventilateur arrière pour protéger l’air ambiant. Enfin, un petit patin de silicone crée un relief qui permet à la buse d’impression de nettoyer d’éventuels résidus de filament avant de commencer son impression. D’autres postes ont été améliorés sur l’ensemble de la machine comme l’installation par défaut de patins anti-vibration ou un frein pour ralentir la porte avant, entre autres choses. L’installation et la mise en place sont très simples puisqu’il s’agit de débloquer les mousses et sécurités qui protègent l’imprimante pendant son transport avant de connecter le support de filament, l’écran et le filtre à charbon. Une fois la machine allumée, elle commence par faire un auto réglage et auto diagnostic et, au bout d’une dizaine de minutes, est en état de marche.

La K1C assurera l’impression de plus de filaments avec les traditionnels PLA, ABS, PETG, TPU, HIPS et ASA mais également des filaments enrichis en fibre de carbone. Un autre ajout intéressant sur ce modèle est la mise en veille absente de l’imprimante précédente mais également la possibilité de changer de système embarqué pour basculer sur un Klipper pour les utilisateurs avancés.

Bref, une imprimante 3D parfaite pour un particulier désireux de profiter d’une utilisation simple, rapide et efficace. Il faudra veiller à disposer de la place nécessaire puisque l’engin mesure 35.5 cm de large comme de profondeur et 48.2 cm de hauteur. L’imprimante est également assez bruyante avec 60 décibels mesurés une fois sa porte fermée. 

La Creality K1C est disponible en stock depuis le site Polonais de Geekbuying à 569€ frais de port offert. Elle est toujours livrée gratuitement avec deux bobines de filament PLA en cadeau.

Voir l’offre chez Geekbuing

Creality K1 : Imprimez en 3D vite et bien pour moins de 400€ (MAJ)


Soutenez Minimachines avec un don mensuel : C'est la solution la plus souple et la plus intéressante pour moi. Vous pouvez participer via un abonnement mensuel en cliquant sur un lien ci dessous.
2,5€ par mois 5€ par mois 10€ par mois Le montant de votre choix

Gérez votre abonnement

12 commentaires sur ce sujet.
  • bob
    9 février 2024 - 0 h 56 min

    Le fait que les K1 de Creality soient fermées est un facteur important pour l’utilisation en entreprise, parce que le facteur de risque est moins élevé que pour un modèle ouvert.

    J’ai fait le forcing pour avoir un modèle K1 Max à disposition dans un coin de l’usine et l’engouement et l’innovation que ça a suscité est génial. En deux semaines on a imprimé une pièce pour réparation qui sans ça bloque plusieurs semaines un outil, et une pièce d’amélioration qui simplifie le travail. D’autres idées sont en cours d’évaluation.

    Mon sentiment avec les modèles fermés et « propres » tels que ceux là c’est que l’on est dans le semi industriel.

    Répondre
  • 9 février 2024 - 11 h 35 min

    @bob:
    Elle sont fermées mais facilement ouvrable, https://github.com/Guilouz/Creality-K1-and-K1-Max
    @Pierre :
    J’espère qu’il y aura une K1max c ! Aurais tu des infos ?

    Mon Artillery X2 est HS et j’en ai marre d’investir sur cette marque.

    Répondre
  • 9 février 2024 - 12 h 30 min

    @Jems: Je pense que la MAX va avoir droit à un changement d’extrudeur mais sans changer de version.

    Répondre
  • 18 février 2024 - 4 h 17 min

    Est ce que cette imprimante serait un bon choix pour quelqu’un qui veut acheter sa première imprimante 3d et qui n’y connaît, du coup, pas grand chose ?
    Merci 🤞

    Répondre
  • 18 février 2024 - 15 h 42 min

    @NyLan: C’est toujours le même débat :

    Est-ce qu’il vaut mieux faire ses armes sur un truc un peu haut de gamme ou les faire sur un modèle plus accessible ?

    Le truc aujourd’hui c’est que malgré tout ce que les spécialistes peuvent dire, même les modèles entrée de gamme sont capables de sortir des pièces de qualité. Il faut un peu plus d’huile de coude, c’est plus long, plus bruyant mais quand tu vois que des Ender 3 ou de Sidewinder de première génération sont capables de sortir des pièces très très propres avec des matériaux complexes tu te dis que le Delta n’est plus forcément la qualité mais d’autres variables.

    Le bruit, le confort d’usage (en ligne, caméra, auto nivellement, multi filament), les matériaux les plus difficiles (comme les filaments souples ou ceux exigeant une température de chambre) et la vitesse.

    Mais une imprimante à 250€et une imprimante a 500€ sortiront sans doute la même pièce au final.

    Les 2 questions a te poser c’est :

    -Est-ce que ce sera un loisir ou un usage qui nécessite un investissement supérieur à l’entrée de gamme ?

    Et donc en gros si tu penses faire 3 ou 30 prints par mois, le prix de l’imprimante pourrait être différent. C’est le même débat avec tous les loisirs : acheter un VTT à 5000€ pour faire 1 sortie par mois en forêt… Acheter un VTT à 300€ pour faire de la descente de montagne tous les WE…

    -Est-ce que j’ai envie de me plonger dans un nouveau puis sans fond d’infos et autres pour parvenir à mes fins ?

    Si les deux gammes d’imprimantes parviennent au même résultat, l’investissement en apprentissage et en échecs est supérieur sur l’entrée de gamme évidemment.

    Suivant les réponses à ces deux questions, tu auras une idée d’où se situe le bon curseur a investir dans une imprimante 3D.

    Répondre
  • 18 février 2024 - 21 h 25 min

    @Pierre Lecourt: Merci d’avoir pris le temps de me répondre.
    Effectivement dans mon cas ce sera plutot dans les 4-5 impressions par mois.
    Il faut que je fasse le point sur les features vraiment indispensables, mais je comprend que dans mon cas, une K1c serait presque dommage ( mais tellement plus confortable )

    Répondre
  • 19 février 2024 - 9 h 42 min

    @NyLan:

    Il faut également voir si l’arrivée d’un instrument agréable et pratique ne te donneras pas envie d’en imprimer plus…

    Bref, C’est compliqué :)

    Répondre
  • 20 février 2024 - 22 h 37 min

    @Pierre Lecourt: J’ai passé du temps à peser le pour et le contre, le delta dans les tarfis et le coté pratique des versions ouvertes / caisson.
    Et puis on autre article sur la FLASHFORGE ADVENTURER 5M PRO m’a fait me décider pour la K1C. C’est commandé ! <3

    Répondre
  • 23 février 2024 - 16 h 41 min

    Mon expérience Creality compte tenu de la qualité d’assemblage des plus aléatoire et du SAV aux abonnés absents, c’est juste plus jamais.
    Mais maintenant que tout est d’équerre (je mets en route le sonic pad pendant ces vacances, je suis peut-être pas au bout de mes peines…), je dois admettre que ça dépote bien.
    y’a pas de mystère : Un bon, voir un très bon niveau de qualité et de SAV, se paye forcément au prix fort, comme chez Prusa Research ou Bambu Lab.

    Répondre
  • 23 février 2024 - 16 h 51 min

    Excellente analyse des besoins et formulation de la problématique du choix par Pierre, comme d’habitude. Je me permettrais juste de rajouter mes « two cents » en rappelant qu’on a pas les moyens d’acheter à pas cher (mieux vaut investir dans du sérieux le plus rapidement possible, plutôt que de monter en gamme par paliers) et que qui peut le plus peux le moins (vitesse, matériaux, températures, enceinte, klipper, etc)

    Répondre
  • 23 février 2024 - 17 h 36 min

    J’ai remplacé ma Reprap Itopie que j’avais construite il y a plus de 6 ans par la K1 en fin d’année dernière.
    C’est bien plus confortable, plus de « bidouilles », plus de réglage à reprendre régulièrement,…
    Et en plus j’ai diminué mes temps d’impression d’un facteur 2 voir 3, tout en ayant une pièce de meilleur qualité à la fin.

    Répondre
  • SGT
    24 février 2024 - 12 h 01 min

    @ Bruce je plussoie j’avais écris au support Creality et depuis je reçois toutes les news marketing. mais jamais aucune réponse eu support même en les relançant…

    Bref j’espère que cette société a fait des progrès en terme de support client mais cela ne me fera pas revenir

    Répondre
  • LAISSER UN COMMENTAIRE

    *

    *