Une encre conductrice pour imprimer des circuits sur tissu

Une encre conductrice pour imprimer des circuits sur tissu

Imprimer directement des circuits électroniques sur du tissu serait une excellente solution pour embarquer des composants et les connecter entre eux dans nos vêtements. C’est du moins dans ce sens que travaillent des chercheurs de l’université de Tokyo avec une nouvelle encre conductrice.

Dans un article, ils publient leurs travaux et décrivent une nouvelle formule d’encre conductrice qui accepte une impression sur tissu. Difficile d’imaginer d’imprimer des circuits très fins du type transistor mais possible grâce à cette encre de relier entre eux plusieurs éléments électroniques et surtout de supporter les déformations et étirements du tissu.

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L’encre, qui contient des particules d’argent, est construite avec plusieurs composants qui utilisent des nanoparticules de métal liquide pour conduire le courant. Elle peut accepter de s’étirer jusqu’à trois fois sa longueur d’origine là où elle est imprimée. Des matières souples et confortables peuvent donc être imaginées, transportant des données d’un endroit à un autre.

Possible alors de transférer, par exemple, des données issues d’un capteur via une liaison tissu jusqu’à un écran situé ailleurs, vers le bras de l’utilisateur par exemple.

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Cette encre n’est pas la première solution conductrice de ce type, d’autres exemples existent avec des formules du même genre. il y a peu encore Google présentait Project Jacquard dans un partenariat avec Levi’s pour  des tissus munis de capteurs qui pourraient servir d’interface à cette encre. En fin d’année dernière, la marque Dupont présentait sa propre encre électronique qui permettrait d’imprimer des circuits relativement complexes sur des tissus classiques.

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Les débouchés sont importants si les processus de fabrications sont peu onéreux : On imagine mal imprimer un T-Shirt capable d’embarquer un équipement de surveillance cardiaque ou de température si il coûte le prix d’un équipement classique et si il s’use aussi facilement qu’un vêtement normal. Il faudra conjuguer la souplesse et le confort d’un vêtement classique et un tarif abordable pour que la solution fonctionne.

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Un premier prototype intéressant a été réalisé en laboratoire, un tissu souple, étirable est imprimé d’un capteur d’activité de chaque côté du tissu tandis que les circuits de circulation de données sont fabriquées qu’ l’extérieur de celui-ci. Avec des électrodes imprimées sur chaque côté le tissu est capable de mesurer le potentiel de puissance électrique d’un muscle sur une aire de 4 x 4 cm².

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L’idée la plus simple étant sans doute une connexion permettant de récupérer des données en effleurant simplement des surfaces et en transmettant celles-ci vers un smartphone ou un équipement embarqué dans une poche. L’encre électronique pourrait servir dans les deux sens à prendre en charge le transport de ces données : Authentification pour ouverture de porte, accès aux transports en commun, échange d’informations etc.

Si il semble peu probable qu’il soit possible d’imprimer en série des circuits complexes dans un proche avenir, ce type de solution est parfait pour en relier entre eux au travers de vêtements.

Source : Gizmag

6 commentaires sur ce sujet.
  • 30 juin 2015 - 10 h 18 min

    Pas sur que tout cela soit bon pour le corps humain tout de même….. des champs électrique même très faible) aussi proche du corps humain……

    Apres c’est sur l’idée est bonne et ouvre de sacré débouché .

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  • 30 juin 2015 - 11 h 16 min

    A exover, les courants transportés sont à basse tension donc aucun risque pour le corps humain, les ondes Wifi dans un appartement sont beaucoup plus importantes à prendre en compte.
    Ces recherches de cette équipe montre le chemin parcouru depuis le début de l’aire des vêtements dit intelligent il y a 20 ans.

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  • 30 juin 2015 - 12 h 28 min

    Pareil qu’Exover : je fais mon parano de service mais même à faible courant, en continu, sur des tissus moulants, j’ai des craintes. #irradiations #parafoudre

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  • uko
    30 juin 2015 - 20 h 28 min

    Perso c’est l’utilité de la techno dont je doute.
    Le tissus, ça s’abîme facilement et c’est souple.

    Si c’est pour se retrouver avec des données qui passent mal en raison de l’usure rapide du vêtement, des court-circuits liés aux plis du vêtement, des surtensions liées à l’électricité statique, des décharges impromptues de batteries en raison d’un contact malheureux avec un objet métallique… le prix me semble cher payé pour économiser un petit fil de cuivre standard.

    Quelles sont les solutions pour éviter ces désagréments? Une encre dissimulée dans l’épaisseur du vêtement ? Un renfort spécial pour la protéger ? Encore une fois, le gain est-il plus significatif qu’en intégrant un simple fil électrique ?

    Enfin, quel intérêt du transfert de données par contact alors que le NFC se démocratise ? Pas de fil du tout, n’est-ce pas mieux qu’un fil dessiné sur un vêtement ?

    Je suis probablement pessimiste, et certains domaines spécifiques verront probablement l’intérêt de cette technologie, mais pour le grand public, là je ne vois pas.

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  • 30 juin 2015 - 22 h 15 min

    F cherche H compatible Windows 10.

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  • 1 juillet 2015 - 11 h 40 min

    A quand les tatouages conducteur ?

    Et ça passe en machine à laver ?

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