Krzanich : Intel change d’orientation et cherche de nouvelles dynamiques

En cette fin d’année, Intel fait un petit bilan et un tour d’horizon de son métier par la voix de son actuel PDG, Brian Krzanich. Un petit mot destiné aux employés de la firme pendant cette période de vacances le confirme.

Le fondeur mute ces dernières années confirme son PDG Brian Krzanich, avec des acquisitions en dehors de son périmètre historique, un intérêt vers de nouveaux sujets et le développement de nouveaux services.

Face à un marché PC en décroissance, Intel semble chercher des alternatives et on sent bien depuis plusieurs années maintenant que toute l’attention de la marque n’est plus focalisée sur cet unique sujet. La période est à l’adaptation au marché, au changement et au suivi de nouvelles dynamiques. L’Internet des Objets, l’Intelligence Artificielle, la conduite autonome, le stockage et la mémoire… autant d’éléments qui ont un énorme potentiel à terme et qui vont bouleverser le paysage dans le futur. Un pari fait par d’autres constructeurs comme Nvidia, par exemple, qui a préféré mettre les bouchées doubles sur le secteur de l’automobile ou de l’IA plutôt que de s’entêter sur un marché des smartphones trop concurrentiel.

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Le rachat par Intel de Movidius et de ses compétences en IA est un bon exemple de la diversification amorcée par le fondeur.

Le soucis d’Intel sur ces secteurs, c’est que la société est un énorme navire à gouverner. Un instrument difficile à piloter qu’il est difficile de faire virer de bord. Krzanich prévient donc, la société va probablement devoir risquer plus dans le futur pour rattraper ses retards. Faire des erreurs pour trouver la bonne solution, être probablement plus dynamique et efficace quitte à parier également parfois sur les mauvais chevaux… Mais seule une politique plus dynamique et risquée pourrait vraiment être efficace à terme. Dans un an, Intel va fêter un demi siècle d’existence et si la société a déjà traversé plusieurs mutations importantes, ce discours très dynamique montre que la marque ne veut pas être considérée comme un monstrueux paquebot orienté vers un seul but contre vents et marées.

Reste à voir si ce discours de bonnes intentions sera suivi d’effets positifs pour la marque et si Intel arrivera à raccrocher des wagons derrière des technologies où elle ne jouit pas d’une avance particulière. Le rachat de sociétés pourrait bien sûr donner le coup de pied à l’étrier nécessaire pour passer en tête mais il y a fort à parier que d’autres acteurs sont également sur ces rangs.

2 commentaires sur ce sujet.
  • 29 décembre 2017 - 0 h 12 min

    Effectivement, c’est pas évident de s’adapter au marché. En tout cas, je pense que pour l’auto, Intel a un gros retard face à Nvidia qui avec son expérience sur la partie graphique et électronique, a fait un choix logique en ce qui concerne l’ADAS.
    Est-ce que ça veut dire que pour rattraper ce retard, Intel va racheter des boîtes à tout va ? Je pense que c’est le plus probable, et ça veut dire effectivement qu’ils vont devoir baisser la garde. Les cartes pourraient mieux s’équilibrer (je ne parle pas de redistribution tant Intel est aujourd’hui un mastodonte).

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  • 29 décembre 2017 - 20 h 38 min

    Le problème de la marque, c’est aussi de tout lâcher du jour au lendemain si elle juge que cela n’a pas marché… et quand on a pour habitude les chiffres de diffusion de processeurs pour PC, ce jugement arrive forcément plus vite que chez les concurrents.
    Processeurs pour mobile, IoT… des tas de projets arrêtés brutalement par Intel au mépris de ceux qui leur ont fait confiance et désormais une réputation bien gagnée: Ne plus s’y risquer!

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