A la découverte des composants du Microsoft Surface Studio

A la découverte des composants du Microsoft Surface Studio

Pas de miracle, le Microsoft Surface Studio est un engin ultra compact malgré la diagonale de sa partie écran. Si les 28 pouces proposés sont imposants au premier regard, la partie logique de l’objet est intégrée dans son socle qui sert de base au All-In-One. Une compacité qui impose des sacrifices.

Qui dit compacité dit, en général, sur-mesures. La carte mère de ce Microsoft surface Studio n’est pas issue d’un quelconque format standardisé. Elle a été pensée pour l’engin de A à Z et ne collera avec aucun autre standard de l’industrie. Comme pour une tablette, un hybride ou un ordinateur portable, les all-In-One ont en général leur propre développement et supportent très mal toute évolution.

Microsoft Surface Studio

Premier constat, et ce n’est pas une surprise, l’appareil est bien ventilé. Il y a non pas un mais deux ventilateurs ultra plats de portables dans le corps de l’engin. Microsoft a donc repris une recette traditionnelle de portable avec un caloduc en cuivre qui couvre chaque puce et transporte la chaleur vers des ailettes situées vers l’arrière du socle.

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Le délicat système de double caloduc du Surface Studio

L’air frais est ensuite poussé au travers des ailettes pour les refroidir et ainsi dissiper l’air chaud vers l’extérieur du châssis.

Microsoft Surface Studio

Microsoft emploie deux ventilateurs de marque Delta respectivement dédiés au processeur et au circuit graphique Nvidia embarqué. Je n’ai pas trouvé traces de ces Delta NS6CB01 et NS6CB00 sur le site de Delta, il s’agit de moteurs Brushless mais aucune info sur leur débit ni sur leur bruit. Peut être d’agit t-il d’une déclinaison sur mesures pour Microsoft d’un autre modèle. On constate cependant qu’ils disposent de quatre fils pour leur alimentation mais aussi permettre au système de moduler leur vitesse en fonction de la température détectée afin de limiter leur bruit.

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Un troisième ventilateur est intégré au châssis, invisible dans la coque blindée en aluminium de l’alimentation en haut à gauche sur cette image. Il s’agit d’une alimentation sur mesures construite par liteOn.

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La construction de cette alimentation semble solide et bien isolée, il est cependant difficile de savoir comment un ventilateur de cette taille évoluera au fil du temps. C’est le genre de pièce qui peut se désaxer et se mettre à provoquer une réelle nuisance sonore au fil des années.

Microsoft Surface Studio

Vient ensuite le stockage de l’engin. En premier lieu un disque mécanique 2.5″ pouces qui sera accessible à l’utilisateur au prix néanmoins de quelques efforts puisque l’ouverture de l’engin n’est pas des plus commodes. Et, au vu de son tarif, pas des plus recommandé pour les néophytes.

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Il s’agit d’un disque dur Seagate pour portable. Un Spinpoint M8 ST1000LM024 qui tourne à 5400 TPM de 1 To au format SATA 3.0. Il sera possible de le remplacer par un SSD au même format sans soucis ou par un plus gros stockage mécanique en 5400 ou 7200 TPM. Si Microsoft a choisi un disque mécanique pour le stockage, c’est probablement pour optimiser le ratio espace/prix du stockage de l’offre même si au vu du tarif demandé par le constructeur pour cet engin, une solution 100% SSD aurait été bienvenue.

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Le système est, quant à lui, intégré sur un SSD au format M.2 en SATA III également. Un module qu’il sera également possible de faire évoluer relativement facilement.

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Il s’agit d’un SSD signé Sandisk de 64 Go, un Z400s piloté par un contrôleur Silicon Motion SM2246XT. Là encore cela semble peu pour cet engin au tarif très élevé, le passage à une solution plus imposante serait un plus pour l’utilisateur.

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Mais malheureusement, ces deux stockages sont les seuls éléments réellement évolutifs de cette machine. Le reste est totalement soudé à la carte mère du Surface Studio : connectique, mémoire vive, chipset graphique…

Microsoft Surface Studio

On détaille ici :

  • En rouge, le processeur Intel Core i5-6440HQ
  • En orange, huit puces Samsung K4A4G085WE-BCPB de 512 Mo de mémoire vive DDR4, soi la moitié de l’équipement de l’engin
  • En jaune, le processeur graphique Nvidia GeForce GTX 965M
  • En vert, un contrôleur Intel GL82CM236
  • En rose la puce contenant le BIOS signée Winbond

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Au verso on retrouve :

  • En rouge, la mémoire GDDR5 de la puce graphique Nvidia avec 4 puces SK Hynix H5GC4H24AJR de 512 Mo chacune
  • En orange, les 4 Go de DDR4 qui complètent le total de mémoire vive de l’engin.
  • En bleu clair, la puce audio Realtek ALC3269

Très peu de possibilités d’évolution donc, le prix à payer pour un engin de ce type. Le Microsoft Surface Studio cherche à faire disparaître la partie logique de l’engin au profit de son affichage. Un choix qui ne surprendra donc pas l’utilisateur intéressé par une telle machine.

 

Microsoft Surface Studio

 

A noter également, l’impressionnant système de ressorts des bras qui permettent à la base et à l’écran ses différentes inclinaisons. Les éléments choisis sont massifs, ils doivent supporter une dalle de 28″ qui ne doit pas être des plus légères mais également accepter de nombreuses torsions durant toute la durée de vie de ce Surface Studio conçu pour être repoussé vers le bas pour une utilisation tactile.

Au final, Ifixit donne un score de 5/10 à l’engin pour sa capacité à être réparé. Un standard dans le monde des All-In-One et de nombreuses machines ultra-compactes comme les portables. La mémoire aurait pu être sur slot pour pouvoir évoluer car les 8 Go proposés peuvent facilement être jugés comme un peu faibles . Mais c’est probablement volontaire de la part de Microsoft qui va ainsi pousser les amateurs de grosses performances à choisir d’office le modèle le plus haut de gamme équipé de 16 Go de ram… Bien plus cher.

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Autre remarque, le module wifi du Surface Studio est de type 802.11AC et on ne devrait donc pas avoir besoin de le faire évoluer avant un moment mais il est intégré dans la partie écran et directement soudé sur une carte comprenant d’autres éléments et non pas sur un slot. Là encore, le choix est compréhensible, il s’agit d’éviter le passage des trois câbles d’antenne dans le système de pied de l’engin. Mais cela enlève encore en partie une possibilité d’évolution.

Vous trouverez plus d’infos et de photos sur le site d’ifixit.

Un commentaire.
  • PJL
    4 décembre 2016 - 20 h 11 min

    Un SSD de 64Go et 1 DD de 1To, vu le tarif, c’est vraiment du foutage de gueule.
    Vu la marge qui doit être faite dessus, ça n’aurait pas couté si cher que ça que de mettre un SSD de 1To.

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