IDF 2013 : Google annonce des Chromebooks sous Intel Haswell

L’Intel Developer Forum ou IDF, 2013 est l’occasion pour Google de dévoiler de nouveaux Chromebooks sous Intel Haswell. Alors que les anciennes machines étaient généralement équipées de processeurs entrée de gamme, voici qu’Intel et Google dégainent de nouveaux engins en partenariat avec HP, Acer et Toshiba. Asus en profite pour rentrer dans la bain avec une nouvelle Chromebox qui semble directement inspirée du NUC d’Intel.

Résumé : Après plusieurs  générations de machines équipées de Chrome OS, voici venu le temps des Chromebooks sous Intel Haswell. Conséquence logique de l’évolution du système d’une part et du divorce maintenant consommé de l’équipe Windows-Intel. Ces nouveaux venus offrent un nouvel avenir au système de Google et montrent que le moteur de recherche ne mets pas ses oeufs dans le même panier. Reste à savoir, avec les annonces plus que sulfureuses de ces derniers mois au sujet des écoutes de données, si le public va adhérer à cette idée de système dans les nuages.

 Chromebook sous Intel Haswell

Alors que Google déploie des applications ressemblant de plus en plus à des outils de PC classique en se déployant sur la totalité du bureau, l’arrivée de ces Chromebooks sous Intel Haswell signe le temps d’un materiel affichant plus d’autonomie mais surtout plus de performances pour répondre à une évolution logique des capacités du système.

Chromebook sous Intel Haswell

Microsoft fricote avec ARM depuis quelques temps avec l’apparition de Windows RT, Acer explique croire en un avenir ou ChromeOS et Android auront une part toujours plus importante et Google déploie des nouvelles applications capables de choses surprenantes. Pas besoin d’être devin pour comprendre qu’un pan entier de l’informatique personnelle est en train de basculer vers cette solution pro Google, quasiment totalement dans les nuages.

Chromebook sous Intel Haswell

3 nouveaux Chromebooks sous Intel Haswell ont été ainsi annoncés ainsi qu’une nouvelle Chromebox : HP et Acer annoncent donc de nouvelles machines qui viennent épauler leurs gammes existantes pendant que Toshiba lance un nouveau portable sous ChromeOS. Asus annonce de son coté une ChromeBox. Une première pour ces deux derniers qui viennent grossir les rangs des fabricants a proposer des engins sous ChromeOS. Le tabou du « Je ne froisserais pas Microsoft » est donc définitivement tombé.

Cette évolution signifie plusieurs choses en terme d’usage : Des lancements de machine plus rapides pour commencer. Le HP Chromebook 14 par exemple démarre à froid en  moins de 7 secondes et se réveille à chaud  quasi instantanément. L’autonomie va également profiter de la faible consommation des puces 22 nanomètres d’Intel avec 9.5 heures d’autonomie annoncées pour ce 14 pouces. Enfin, Google promet une augmentation de performances doublées par rapport aux anciennes générations de puces. Chez Acer, le nouveau Chomebook est un 11.6 pouces qui démarrera en moins de 8 secondes avec 8.5 heures d’autonomie annoncées.

Ces nouveaux composants devraient également tirer le reste des machines vers le haut, à l’instar du Chromebook Pixel, la Ferrari du système d’exploitation de Google, les nouveaux arrivants devraient proposer des performances mais aussi un emballage plus abouti, plus de fonctionnalités et probablement des prix plus élevés. Le Chromebook Pixel a permis à Google de montrer que ChromeOS ne rimait pas forcément avec entrée de gamme et si les ventes ont probablement du être confidentielles (l’engin plafonne à 1450$), il aura néanmoins ouvert la voie à d’autres fabricants.

Asus rentre dans la bataille avec un engin qui ressemble assez fortement à un Intel NUC. Comme les autres machines aucune date sérieuse ni information technique n’a été dévoilée. Intel et Google préparent le terrain et le site des appareils sous ChromeOS a été mis à jour pour faire patienter les internautes.

Chromebook sous Intel Haswell

Avec l’arrivée d’applications plus lourdes, prenant place sur l’écran à la manière d’une application de bureau, on devrait voir apparaître des services plus lourds et plus gourmands. Services qui auront du sens uniquement si le processeur suit la cadence et si la partie graphique est efficace.  L’ambition de Google avec cette nouvelle génération d’application est trouver un public qui les préférera à celles des systèmes actuels : Windows ou MacOS. Pari difficile mais que Google peut remporter au cas par cas comme on peut le voir avec certaines applications et extensions de Chrome aujourd’hui. Extensions qui font parfois mieux et plus silencieusement leur boulot que les exécutables de Windows.

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Un exemple étonnant, Pocket, offre des possibilités de consultation hors ligne de pages, de vidéos et autres en quelques clics. L’application est bien pensée, bien réalisée et d’une transparence étonnante pour l’utilisateur.

Les efforts déployés par Google sont importants, c’est le premier éditeur a réussir le tour de force de « décoincer » les constructeurs affiliés à Microsoft et a proposer des machines directement vendues dans les canaux de distribution classique. Le moteur de recherche a probablement fait jouer de tout son poids l’argument Android, autant pour montrer de quoi il était capable que pour endiguer toute résistance à l’apparition de machines sous ChromeOS. Là où la plupart des autres tentatives se sont heurtées au mure Windows-Intel, Google a réussi a trouver la bêche suffisante pour proposer une alternative. Si il reste difficile de savoir aujourd’hui qu’elles en sont les conséquences réelles sur le marché en terme de ventes, force est de constater qu’au moins les constructeurs y croient.

11 commentaires sur ce sujet.
  • 12 septembre 2013 - 11 h 22 min

    En espérant que cette fois les ChromeBox seront vendu en France.
    Perso, j’utilise une ChromeBox depuis presque un an (import US) et je trouve cet OS génial, mais il lui manque quand même un simple client CIFS ou NFS pour ne pas devoir copier les fichiers de mon NAS vers le GoogleDrive pour pouvoir les lire sur ma ChromeBox …

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  • 12 septembre 2013 - 11 h 22 min

    Je pense aussi que la production de materiel sous un OS autre que Windows, n’est pas seulement dû aux efforts de Google pour trouver des accords avec les fabricants, mais c’est aussi la conséquence du désserement des liens du trust Wintel. Dans les présentations officielles de l’IDF 2013 qui a lieu en ce moment, Androïd apparaît clairement, et dans les spécifications des prochains ultrabook d’intel, le support multiOS est clairement mentionné.
    L’aventure Surface RT de Microsoft va sans doute lui coûter beaucoup plus cher que les invendus de sa tablette.

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  • 12 septembre 2013 - 12 h 35 min

    D’un autre côté, ces chromebook restent-ils effectivement sous ChromeOS??? Il y a qq temps, on lisait qu’il s’en vendait mais qu’en ligne ils n’étaient pas vraiment flashés par les sites faisant des stats de connexion.

    Ce qui tendrait à signifier qu’ils sont souvent réinstallés???

    Bon, ca parait logique après tout! Même FT a réussi à enfin couper son réseau Transpac depuis un peu plus d’un an, mettant un terme au Minitel.

    Alors les chances réelles de succès d’une version modernisée du concept? Pas certain que cela prenne. De plus la confiance envers Google et toute entreprise US du secteur baisse de mois en mois avec l’affaire Snowden.

    Si on peut facilement installer un Linux, sur une plateforme x86 bien supportée, c’est par contre sans doute un bon moyen d’éviter de payer un Windows tout en ayant une machine correcte à prix canon, réellement portable si SSD. Bref de se refaire un vrai netbook originel!

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  • 12 septembre 2013 - 13 h 14 min

    Avec un ADSL dont le débit montant est limité par la réglementation à 1Mb/s en France, toutes ces solutions sur le Cloud n’ont que peu d’intérêt.
    Mettre un processeur plus puissant n’y changera rien.

    J’adhère complètement aux commentaires précédents.

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  • 12 septembre 2013 - 14 h 38 min

    Ne nous le cachons pas, ce qui est plaisant dans les chromebooks aujourd’hui, c’est leur prix.
    Si l’installation d’un OS comme Ubuntu est possible (et ça l’est sur quasi tous les chromebooks sortis je crois), ces machines deviennent vraiment intéressantes que l’on adhère à l’OS de google (qui s’améliore et devient de plus en plus utilisable hors ligne) ou qu’on lui préfère un OS plus « classique ».
    Si l’installation d’autres OS se démocratise et devient un peu moins « geek », ces machines pourraient devenir les nouveaux netbooks (voir ultraportables si les performances suivent) sans trop de problème.

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  • Guy
    12 septembre 2013 - 14 h 45 min

    @GuiToon:
    installe crouton !

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  • 12 septembre 2013 - 15 h 33 min

    @Guy:
    le problème c’est que si tu passes en mode developeur tu as droit à un message d’erreur à chaque boot pour te dire que ta machine n’est pas sécurité et du dois soit attendre 30s soit faire ctrl+D.
    et 30s pour une machine qui boot en moins de 8s c’est super long :-p

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  • 12 septembre 2013 - 16 h 18 min

    @GuiToon: Exactement, un petit souci sans lequel je crois que j’aurais déjà craqué pour un Samsung Chromebook (en y collant Ubuntu, ça ferait un bel ultraportable…)

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  • fpp
    12 septembre 2013 - 21 h 06 min

    Vous rebootez si fréquemment que faire Ctrl-D à chaque fois est un problème ?… :-)
    Personnellement ça ne m’arrive que chaque fois que ChromeOS le demande après une mise à jour, sinon il reste en veille…
    Et lancer Ubuntu en chroot avec crouton prend moins de 8 secondes aussi :-)

    PS pour BaffTech: pas « ferait »… « fait » ! :)

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  • 14 septembre 2013 - 9 h 20 min

    @fdp: Sans doute, mais j’avoue que ça me rebute un peu de ne pas pouvoir faire une install’ propre… Du coup je reste au conditionnel pour mon cas perso :)

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  • 30 décembre 2013 - 12 h 27 min

    […] La nouvelle donne Chrome : Chromebooks  Toshiba, HP, Acer et ChromeStation Asus. […]

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