CES 2013 : La petite mort du marché des tablettes Android

CES 2013 : La petite mort du marché des tablettes Android

C’est une des tendance qui se dégage de ce CES 2013, la tablette Android ne sera pas l’eldorado qui compensera les mauvaises ventes de PC dans le futur. Loin de là. Certes il se vend de plus en plus de tablettes mais les marges sont de plus en plus faibles.

Alors que des cargos entiers de tablettes s’apprêtent à quitter la chine pour venir libérer leur contenu sur tous les grands ports du monde, l’avenir semble au beau fixe pour ce marché. L’offre est pléthorique, Les analystes font des règles de trois et nous délivrent des chiffres astronomiques de ventes pour 2015 et les prix s’écroulent.

 

Des dizaines de stands se suivent et se ressemblent avec des tonnes de tablettes différentes. Digilink Group présente des engins corrects, avec de beaux écrans. J’aurais pu répéter cette vidéo une bonne centaine de fois avec des propositions identiques sur le CES 2013.

Mais où sont les tablettes des constructeurs ?

Les petites marques se frottent les mains, des dizaines de revendeurs offrent des milliers de modèles différents. Du pire comme au meilleur et surtout à tous les prix. L’offre explose de la même manière que d’habitude lorsqu’il devient possible de produire sans soucis majeur dans des petites usines en Asie. Alors que le monde PC reste hors de portée de la plupart des constructeurs, la fabrication de tablettes est beaucoup plus simple. Pas besoin de négocier des éléments auprès de grandes marques, il y a de la concurrence qui se bouscule à votre porte même pour le processeur. Pas besoin de montrer patte blanche auprès de Microsoft pour obtenir une licence, Android est disponible gratuitement. Pas besoin de faire de gros efforts  de  conception, les fabricants de puces fournissent un kit quasi prêt à l’emploi. C’est plus de l’ingénierie, c’est du montage à la Ikéa.

Mais alors que les tablettes sans marques sont légion, qu’elles s’exposent sans complexes sur ce CES, les constructeurs ont semble t-il mis un sérieux coup de frein sur leurs annonces. Samsung n’a rien annoncé de neuf, Acer en a profité pour présenter hors show une tablette très entrée de gamme, Asus n’a rien révélé de nouveau et Sony a bizarrement attendu l’entre deux show pour lâcher sa très belle Xperia Tablet  Z.

Le CES a été le lieu de toutes les annonces de la part des fabricants de puces ARM pour le marché tablette : Nvidia, Samsung et Qualcomm ont annoncé leurs nouveaux bébé. Les plus petits constructeurs ont également fait leurs annonces, moins brillantes, mais toutes aussi attractives pour le marché. Mais rien chez les marques leaders du segment.

WESC se sert de la tablette Nexus 7 pour présenter des casques au public. La valeur et l’image de cet objet sont complètement détruits par la marque qui ne se sert plus que d’une seule de ses fonctions. La tablette qui faisait rêver hier se pose comme un outil du quotidien.

Pourquoi continuer a vendre des tablettes Android ?

La question est volontairement un brin provocatrice mais elle reflète une réalité. Pourquoi continuer a vendre des tablettes Android quand on est une marque face à une telle concurrence ? Est-ce cela qui explique le peu de nouveautés pour ce mois de Janvier 2013 ? les constructeurs attendent t-il réellement le MWC pour se jeter à l’eau ? Ce tempo étrange a bien des explications plausibles.

La peur des constructeurs reconnus de se faire clouer au pilori par des consommateurs élevés au bon grain des Nexus 7 et 10 en est une. Google a en effet posé des machines étalons sur un marché déjà difficile. Mais ces machines qui font mouche auprès des consommateurs ne sont pas des engins comme les autres. Elles n’ont pas vocation a rapporter à Google autre chose que de la part de marché face à Apple. D’où un prix intenable pour la concurrence.

TEST NEXUS 10

L’excellente Nexus 10 de Google proposée à 399€

Si un constructeur annonce une tablette avec un prix au dessus des Nexus, c’est la curée. Même lorsque les engins n’ont rien à voir, la comparaison est immédiate et le verdict tombe, toujours le même. Pourquoi payer plus cher ?

Si il faut vendre moins cher que les Nexus pour vivre, le marché n’a plus d’intérêt pour les marques qui n’y retrouvent pas leurs investissement tout en prenant de gros risques sur un marché très rapide à se rénover.

Acer B1-A71

La Acer Iconia Tab B1-171 à 120€, 

Asus et Acer font désormais le grand écart sur ce marché. Le cas d’Acer est symptomatique, le fabricant Taiwanais a annoncé 2 gammes de  tablettes pendant le CES : La Iconia Tab B1 qui est du très entrée de gamme puisque positionné largement sous le prix de la Nexus 7 pour une même diagonale. La marque a également annoncé des tablettes sous Windows 8 a destination des pros. Asus lance une tablette également très entrée de gamme d’un côté et se focalise sur du très haut de gamme de l’autre.

On se doute que Samsung va annoncer un produit complémentaire sur sa gamme avec la Galaxy Note 8 pouces au MWC mais rien de bien révolutionnaire sur le marché.

CES 2013

Monsieur Noname me fait coucou, il fait des affaires sur  ce CES 2013.

La raison de ce refroidissement est simple, le marché des tablettes ne permet plus de faire des marges suffisantes si on veut se positionner dans les 3 gammes habituelles : L’entrée de gamme est totalement noyé par les constructeurs noname qui délivrent de mois en mois de meilleures machines. Le milieu de gamme est occupé par Google et ses Nexus. Le haut de gamme se confronte à l’iPad et beaucoup d’utilisateurs se disent qu’avec un gros budget ils pourraient finalement bien s’acheter une tablette Apple plutôt qu’une tablette Android.

Le raz-de-marrée des tablettes noname

Pourquoi avoir accepté de fabriquer des tablettes pour Google ? Pourquoi Samsung et Asus ont conçu et livré des tonnes de Nexus au moteur de recherche alors qu’ils savaient que celui-ci allait repositionner le marché forcément plus bas ? Pourquoi baisser leur espace de manœuvre et surtout leurs marges ?

Ainol Novo 7 Venus

La Ainol Novo 7 Venus : Un clone de la Nexus 7 à 199€

En fait les constructeurs n’ont pas vraiment eu le choix : Pas à cause de pressions de Google mais bien parce que le marché s’intensifie par le bas et que les grands constructeurs ne sont désormais plus les seuls à vouloir une part du gâteau. Les marques et revendeurs vont chasser les fabricants de tablettes directement en Asie et les belles tablettes d’Archos en sont un parfait exemple. Si Archos arrive a proposer des Titanium et des Platinum qui tiennent la route niveau équipement et tarif, comment lutter quand on s’appelle Asus, Sony ou Samsung  ? Et Archos n’est que la partie la plus visible du marché, le CES a été une belle réunion d’affaire cette année pour les marchands de tablettes.

Du très entrée de gamme dont le seul atout est le prix : 59$ en prix public, je vous laisse imaginer le prix d’achat.

Beaucoup de produits très bas de gamme se négociaient directement en container, debout, en buvant un mauvais café. Mais j’ai également pu assister à des scènes ou de très beaux produits passaient entre les mains d’acheteurs de groupes Français depuis celles de très bons fabricants Asiatiques. Pour ces derniers l’objectif est clair, percer en Europe par tous les moyens en évitant tout frais marketing. Pour les premier, trouver un produit d’appel à vendre en rayon, une tablette qui fera venir les gens en magasin.

CES 2013 : RockChip Booth

La CUBE en version Quadri coeur cortex-A9 se négociait au cES

Les acheteurs de centrales et de grandes surfaces se sont ainsi remplis les poches de cartes de visites et de catalogues, augurant de belles perspectives pour le marché Asiatique pour les mois a venir. Je n’ai évidemment aucune idée du tarif de vente final des tablettes en France mais ces modèles plus que correct pourraient débarquer à un prix très bas. Après tout les grandes surface qui veulent vendre une tablette à leur nom vont se retrouver avec les mêmes concurrents que les grandes marques.

Las Vegas Parano

Le bilan que je pourrais faire de ce CES est donc étonnant : Bien que très nombreuses sur place, les tablettes Android ne sont pas en bonne santé. Elles manquent de renouvellement et pourraient donc suivre le même chemin que tous ces objets montés en épingle par la mode qui sont devenus d’un coup totalement abordables à tous les fabricants, aussi petits soient t-ils. Les lecteurs MP3 coûtaient une fortune avant de devenir des objets complètement grand public. Seules les marques premium s’en sortent encore financièrement sur ce marché. Les lecteurs DIVX de salon ont connu le même sort. Et beaucoup de produits autrefois vendus à des tarifs exorbitants sont passés en quelques années à des objets totalement abordable.

Le grand gagnant est Google  qui voit son parc s’agrandir et s’agrandir encore. Les fabricants de composants sont également ravis. La seule inquiétude qui plane vis les dalles tactiles puisque tous craignent une pénurie très rapide des livraison vu que toute la planète connectée s’intéresse au tactile.

Apple iPad Mini

A l’annonce de l’iPad Mini, je pensais que le marché allait avoir plus de marge de manoeuvre pour étaler ses tarifs. Proposer plus d’options et de fonctionnalités dans une enveloppe de prix contenue, c’était la solution pour lutter contre Apple. A 339€, l’iPad Mini représentait une alternative à la Nexus 7. Les constructeurs auraient pu se positionner dans son sillage, au dessus de la Nexus et en dessous de l’iPad Mini. Tout en proposant plus de fonctionnalités qu’une Nexus et un iPad. Au lieu de cela ils visent du très entrée de gamme tout en proposant toujours des tablettes très haut de gamme en 10″.

Samsung va probablement proposer une Galaxy Note 8 qui apportera une fonction inexistante ailleurs avec son stylet S-PEN. Il y a beaucoup d’autres voies à suivre qui vont d’une gestion sonore haut de gamme à l’emploi de dalles à colorimétrie maîtrisée tout en suivant les designs établis que sont les Transformers-like.

L’arrivée des tablettes noname de qualité reste une excellente nouvelle pour le consommateur à court terme, sa prochaine tablette pourrait se négocier pour une bouchée de pain. Mais d’un autre côté c’est le risque d’une absence totale de recherche et développement sur ce marché. Faute de chances de voir ces idées se rentabiliser. Ce relais de croissance qui devait sauver les marques d’informatique scie sa propre branche. Tout le monde semble se déplacer sur un format plus orienté Windows, non pas par choix réel mais parce que les marges y sont plus intéressante et que ni le noname, ni Google avec ses Chromebooks, ne semble capable de brouiller les lignes.

32 commentaires sur ce sujet.
  • 28 janvier 2013 - 10 h 30 min

    Ça, ou tout le monde réserve ses annonces pour le Mobile World Congress 2013 ;)

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  • 28 janvier 2013 - 10 h 40 min

    Salut Pierre;
    La faute à @charbax et son lobbying sur les tablettes à – $100 sans doute ;-)

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  • 28 janvier 2013 - 10 h 43 min
  • 28 janvier 2013 - 10 h 48 min

    A mon avis, on peut faire deux parallèles simples:

    1- Les Microsoft et les PC. Il y a pas mal d’entreprises qui marchent bien, ou qui ont bien marché, en fabricant des PC, mais le grand gagnant est quand meme Microsoft, qui a imposé son OS, puis son Office, puis ses logiciels d’entreprise (SQL serveur, Exchange, Sharepoint…). MS a à la fois gagné plus d’argent, et construit une position plus solide car il est plus difficile de changer les softs que les machines: il faut former tout les utilisateurs et les admins et les devs, convertir les documents, réécrire les logiciels… Google vise a faire la même chose: une fois qu’on a tous nos Google Docs, nos Maps prédéfinies, nos mails dans Gmail… migrer demande un gros effort, de tout reconfigurer et réapprendre.

    2- Les contenus en général. Les fabricants de papier, de galettes CD/DVD/BR, de cassettes, les imprimeurs… vivent bien, mais la partie a la fois rentable et glamour de ces business est le contenu. Les tablettes sont tellement banalisées (déjà !), que fabriquer des tablettes ca s’apparente essentiellement a fabriquer du papier. Un « papier » intéressant, puisqu’il affiche des pubs, et du logiciel et du contenu qu’on doit acheter quelque part. Mais, c’est Google qui est sur cette partie, la plus intéressante.

    Bref, le marché des tablettes est « commoditisé »: plein de produits interchangeables a faibles marges. De la même façon qu’il ya des livres d’art et La Pléïade, les Apple et Sony peuvent essayer de faire de l’objet d’art, mais le gros du marché est la tablette de base, qui fait ce qu’elle doit sans y mettre les formes.

    C’est pas forcément un mal ceci dit. Il y a plein de boits ravies de gagner 10-30% en fabricant des tablettes. Ou du papier ^^

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  • 28 janvier 2013 - 10 h 55 min

    La niche financière réside tout de même dans l’implantation de Windows 8 en tablette avec du x86.
    Le pro qui retrouve son Microsoft Office et peut facielement installer son imprimante sur sa tablette sera preneur, sans aucun doute…

    Prix actuels : 600€ minimum…

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  • 28 janvier 2013 - 10 h 55 min

    les nouveautés seront je crois de plus en plus faibles…
    cpu plus rapide

    gestion sonore haut de gamme à l’emploi de dalles à colorimétrie maîtrisée, je crois que c’est des marchés un peu de niche et ça augmenterais considérablement la note pour des produits orienté consommation de contenu

    reste à voir si les tablettes sous windows 8 x86 vont percer.. faudra que le logiciel suive autrement c’est le même problème qu’il y a 12 ans

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  • 28 janvier 2013 - 11 h 04 min

    @Marc Collin
    Le logiciel suit déjà ! Sur Windows 8 tablette, tu retrouves tout le petit monde du PC ! Il ne reste plus qu’à adapter tout ça au tactile

    @sourioplafond
    Merci pour cet excellent article. J’étais peu convaincu au début mais la conclusion est indéniable. L’ultrabook a du mal à se faire de la place visiblement, le prix rebutant tout le monde : pour moitié moins cher, on a du 15 ou 17″ avec des performances honorables.
    Je me demande d’ailleurs quelle est l’analyse de Pierre sur le sujet…

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  • 28 janvier 2013 - 11 h 14 min

    @sourioplafond: Farhad Manjoo n’est pas un journaliste ni un bloggueur, c’est un trolleur.

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  • 28 janvier 2013 - 11 h 15 min

    Quid des tablettes évoquées par blackberry ?
    Cela resterait une alternative éventuelle

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  • 28 janvier 2013 - 11 h 35 min

    @Dliryc: Excellent article ? Bof c’est un troll… Les netbooks se sont vendus comme des petits pains et Fujitsu (ici présenté comme une des plus grande entreprise informatique au monde…) n’a pas fait beaucoup de netbook parce qu’ils n’en ont pas eu l’opportunité. Mais en fait, ils en ont fait comme tout le monde : http://www.tomshardware.fr/articles/Amilo-Mini-Ui3520,1-11010.html Et ils se sont plantés car ils ont tenté de les vendre trop cher. Alors après leurs commerciaux ont essayé de se rattraper aux branches en disant « nous on fait pas de netbooks » alors que leur stock pourri dormais dans des entrepôts.

    Les netbooks ont rapporté des sommes folles supplémentaires aux marques qui n’ont vu leurs ventes de portables baisser que très tard sur le marché. Lorsque l’écart de perfs entre les netbooks qui restaient sur l’Atom et le reste de l’offre a fini par les rendre stériles les ventes de netbooks se sont enrayées mais il n’y a pas de correlation entre les baisses de portables et l’arrivée de netbooks, c’est tres marginal. Le netbook ca a été de l’argent en plus pour tout le monde : Revendeurs, constructeurs et fabricants.

    La cannibalisation netbook / portables n’a pas existé, c’est un leurre annoncé par les mêmes analystes que Manjoo critique en introduction. Les usages étaient différents. Les ventes se sont multipliées mais personne n’a acheté un 10″ pour remplacer un 17″… Faut pas prendre les gens pour des neuneux.

    Le vrai responsable de la mort du netbook n’est pas Apple, ce n’est pas en ne prenant pas part à un marché qu’on le détruit. C’est bel et bien Microsoft qui a castré le concept avec Starter et ses limitations de licence. En ne proposant que Starter aux netbooks, Microsoft a limité la ram à 1Go, le stockage au minimum disponible sur le marché (80 puis 120, 160, 250 et 320Go) et les processeurs aux Atom (limitation du nombre de coeur et de fréquence. En arretant Starter ils ont détruit le concept puisque les fabricants on eu peur de passer à Linux.

    Le netbook aurait pu tendre vers du Celeron, du Core… C’est ce qu’a fait Google avec les Chromebook. Le Acer C710 en Celeron 847 avec 2Go et 320 Go de stockage est à 249€. Le netbook aurait pu suivre cette voie a 299€ sous Ubuntu par exemple. Par frilosité et peur de froisser Microsoft, personne n’a tenté l’aventure mais je suis sur qu’a 300€ un 11.6″ mat en 2Go / 320 Go ou 60 Go de SSD avec un Celeron 847 aurait trouvé preneur.

    Tu sais quoi ? Le netbook n’est pas mort et d’ici un ou deux trimestre on va voir revenir ce type de machines pour « sauver » le marché info qui s’enfonce de plus en plus.

    L’argumentaire de Manjoo est comme d’habitude, biaisé. Il dit que « La plupart des recherches laissent entendre que si les gens étaient conquis par l’idée des netbooks, en réalité, ils les détestaient. » et se base sur une enquête de 2009. Si on creuse cette enquête elle dit que les gens ne les détestaient pas mais qu’ils étaient désappointés par l’offre. tout simplement parce qu’ils n’embarquaient pas Windows ! Ce n’est pas détester sa machine que d’être chamboulé par le changement d’OS, c’est juste être mal renseigné avant l’achat.

    Manjoo est un gros Apple Lover et tout est bon pour passer de la pommade sur ses choix persos. Expliquer que pour mieux remplacer un netbok on a le MacBook air c’est bien mais pour des gens normaux qui gagnent moins par mois que le prix d’un MacBook Air la solution fait juste sourire. Tout le monde aimerait bien se payer un MBA plutôt qu’un netbook. Mais voilà, on a d’abord un loyer a payer, de quoi manger et si il reste de quoi se payer un netbook à la fin du mois, il est rare que l’on puisse le faire pour autant.

    Dire que manger naturel est meilleur pour la santé que manger low-cost c’est une évidence. Dire que le MBA est meilleur qu’un netbook sous Atom et Starter c’est enfoncer une porte ouverte.

    Dire que la fin des netbooks c’est la victoire des utilisateurs c’est considérer que tout le monde peut s’acheter une machine à 800€ le ticket d’entrée en mobilité. C’est bien beau mais en réalité cela donne des acheteurs riches qui peuvent se le permettre et des étudiants pauvres qui vont suivre leurs études sur des 15″ de 3 kilos avec 3 heures d’autonomie de batterie à 399€.

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  • 28 janvier 2013 - 11 h 49 min

    Purée, j’ai bel et bien été dupé par son argumentaire ! Du recul sur le personnage et ses sources font effectivement voir les choses autrement…

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  • 28 janvier 2013 - 12 h 53 min

    @Dliryc, justement le problème d’il y a 12 ans, les interfaces n’étaient juste pas adapté au tactille et ne l’ont jamais été et au final l’intérêt était plus que limité

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  • 28 janvier 2013 - 13 h 07 min

    @Pierre Lecourt: « Le netbook aurait pu suivre cette voie a 299€ sous Ubuntu par exemple. Par frilosité et peur de froisser Microsoft, personne n’a tenté l’aventure mais je suis sur qu’a 300€ un 11.6″ mat en 2Go / 320 Go ou 60 Go de SSD avec un Celeron 847 aurait trouvé preneur.

    Tu sais quoi ? Le netbook n’est pas mort et d’ici un ou deux trimestre on va voir revenir ce type de machines pour « sauver » le marché info qui s’enfonce de plus en plus. »

    Exactement ce que je pense et dis depuis quelques mois … et d ailleurs y a des modèles dans ces prix et je comprend pas pourquoi tu en fait pas le détail comme sur feu Blogeee avec des vrais tests sur les modèles originaux , y un truc a reprendre là si tu veux nom avis ! Belle analyse du marché en tous cas ;)

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  • A
    28 janvier 2013 - 13 h 15 min

    « Les constructeurs auraient pu se positionner dans son sillage, au dessus de la Nexus et en dessous de l’iPad Mini. Tout en proposant plus de fonctionnalités qu’une Nexus et un iPad. Au lieu de cela ils visent du très entrée de gamme tout en proposant toujours des tablettes très haut de gamme en 10″. »

    Les OEMs ne veulent PAS faire du bon milieu de gamme car ils ont peur que ça leur bouffe leur haut-de-gamme. C’est tout.
    C’est en ça qu’ils sont stupides et qu’ils payent leur choix stratégique aujourd’hui (et à chaque fois qu’un nouveau type de produit apparait).
    Donc, soit ils font du bas de gamme pas cher, soit du haut de gamme.

    Pour le milieu de gamme, ils font des produits incomplets, bridés et frustrants.
    Quand comprendront-ils qu’il est dans leur intéret de faire du vrai bon milieu de gamme car c’est là ou les volumes (à des marges convenables) se trouvent réellement?

    « Le vrai responsable de la mort du netbook […] C’est bel et bien Microsoft qui a castré le concept avec Starter et ses limitations de licence. En ne proposant que Starter aux netbooks, Microsoft a limité la ram à 1Go, le stockage au minimum disponible sur le marché (80 puis 120, 160, 250 et 320Go) et les processeurs aux Atom (limitation du nombre de coeur et de fréquence. »

    Un jour, il va quand même falloir arréter avec cette contre-vérité, Pierre.
    Personne n’obligeait les constructeurs à mettre du Starter dans leur machine, quelque soit la machine.
    On dirait que MS les forçait à installer Starter. Y’a pas plus faux que ça. MS préférait vendre des licenses complètes.
    Je rappèlle que la différence entre W7 Starter et W7 Premium était de 20€.
    Et, avec W7 Premium, plus de contraintes. Les constructeurs auraient fait les machines 10-11″ qu’ils voulaient.

    Et c’est sur, aussi, c’est MS qui les forçait à mettre du Atom dans leurs laptops de 10-11″ (appelés netbooks).
    Je suis désolé mais c’est n’importe quoi.

    « En arretant Starter ils ont détruit le concept puisque les fabricants on eu peur de passer à Linux. »

    C’est surtout que les OEMs n’avaient plus de bouc émissaire pour expliquer les limites et contraintes de leurs petits laptops appelés netbooks. Les masques seraient tombés.

    Et puis, ils en font encore des netbooks sous Atom. Ils ont rajouté un écran tactile et un SSD… Mais ils les vendent 3 fois plus chers. En tout cas ils essayent.
    Mais les prix vont baisser. Ils n’ont pas le choix car ils ne se vendent que peu ou pas du tout.
    Encore une fois, ce serait pas mal (et mieux pour tout le monde, OEMs compris), qu’ils passent la phase de tentative d’arnaque (avec les ultrabooks, les tablettes et maintenant les hybrides et autres laptops tactiles) à chaque fois qu’un nouveau type de produit sort.
    Qu’ils les vendent direct au ‘juste prix’ et on entendra plus (trop) parler de crise ou de problèmes dus à W8.

    Qu’ils se remettent en question au lieu de systématiquement rejeter la faute sur les autres ou sur des facteurs ‘indépendants de leur volonté’.

    Par contre, là:

    « Dire que manger naturel est meilleur pour la santé que manger low-cost c’est une évidence. Dire que le MBA est meilleur qu’un netbook sous Atom et Starter c’est enfoncer une porte ouverte.

    Dire que la fin des netbooks c’est la victoire des utilisateurs c’est considérer que tout le monde peut s’acheter une machine à 800€ le ticket d’entrée en mobilité. C’est bien beau mais en réalité cela donne des acheteurs riches qui peuvent se le permettre et des étudiants pauvres qui vont suivre leurs études sur des 15″ de 3 kilos avec 3 heures d’autonomie de batterie à 399€.  »

    J’aurais pas dit mieux.
    Autant sur certains points tes analyses sont pleines de clairvoyance et de bon sens, autant des fois j’ai du mal à comprendre tes positions.
    Il doit y avoir 2 Pierre Lecourt.

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  • SGT
    28 janvier 2013 - 13 h 21 min

    En même temps la plupart des grands constructeurs gagnent ou perdent de l’argent dans le monde PC. Cela ne peut donc pas être pire…

    Je pense que différents acteurs vont occuper les différents marché de tablettes Android :

    Entrée de gamme (en mettant de côté les offres pour pays émergents Acer et Asus):
    – no name chinois
    – tablettes marques grande surface

    Milieu de gamme
    – Constructeurs connus qui rassurent le consommateur : Archos, Acer, Samsung
    – Google servant de référence
    On pourrait se dire Google va tous les bouffer ? oui mais non car par exemple Archos propose des formats 4:3 autrement plus adaptés à des usages prioritairement liseuses, chose que Google ne propose pas, pas de slot microSD chez Google, un gros manque que comble Archos… Et les « Retina » Archos ne sont pas ridicules par rapport à la N10… Je pense qu’Archos s’est très bien repositionné sur le milieu de gamme, à eux de plus jouer la carte du services et de la qualité.

    Haut de gamme :
    – Sony (finition et poids plume)
    – Samsung (les séries Note apportant une vraie valeur ajoutée
    – Asus (transformer série Alu finition haut de gamme)
    Dans ce segment l’image de marque ou les plus technologiques sont primordiaux ; certains sont près à payer plus cher si l’objet fait rêver ou s’il est en avance par rapport à la concurrence. Un bon exemple c’est Sony qui semble s’en donner les moyens pour 2013.

    Perso je suis prêt à payer plus cher des tablettes légères, avec stylet, vraiment mobiles, avec une bonne autonomie, avec un petit pied, avec des dos anti-dérapant, pouvant tenir dans un poche intérieure, pouvant faire fonction de téléphone, étant lisible en extérieur, possédant un slot Micro_SD, clavier dock les transformant en mini PC… etc.

    Certaine tablettes ont ces fonctions mais on est loin du compte. Par exemple j’attends toujours un concept Note en format 7″ et très fin, le futur 8″ s’il s’avère vrai a des bords latéraux rebutants pour un format mobile. Ce serait une tablette agenda pour le marché pro qui est assez vaste pour penser gagner de l’argent.

    La dessus il faudrait que Google continue à étoffer la bibliothèque des applis tablettes. On est encore loin du compte.

    Les constructeurs pourront-ils faire de l’argent ? Pour certains certainement s’ils savent bien se positionner dans un des trois marchés.

    Répondre
  • A
    28 janvier 2013 - 13 h 31 min

    La solution serait qu’une marque se spécialise dans le bon milieu de gamme style un Asus VivoBook avec une meilleure batterie, ou un Acer W510 avec un touchpad qui tient la route et de bons drivers (à 100€ de moins).

    Une marque qui comprendrait ça, ferait des ventes, et donc des profits, records.
    Peut-etre pas à la Apple, mais à des années lumières de ce qu’ils font aujourd’hui.

    Répondre
  • 28 janvier 2013 - 13 h 56 min

    Attendons encore un peu et les tablettes se donneront comme des portes-clés ou des pins pour l’achat de deux t-shirts.

    Moi de pied ferme, j’attends les prochains Netbook

    Répondre
  • 28 janvier 2013 - 14 h 11 min

    @A:

    « Un jour, il va quand même falloir arréter avec cette contre-vérité, Pierre.
    Personne n’obligeait les constructeurs à mettre du Starter dans leur machine, quelque soit la machine. »

    Bien sur. Personne n’obligeait les constructeurs a mettre du starter. C’est vrai.

    MAIS

    Sous Linux les bécanes ne se vendaient pas en masse, elles intéressaient, les geeks ce qui ne constitue pas un marché de masse. elles ont commencé a exploser avec les 9″ quand le public a eu la certitude de pouvoir installer Windows derrière. Les pages les plus lues a long terme sur Blogeee en 2008 étaient les tutos d’installation d’XP sur les machines vendues en Linux. L’explosion des netbooks ça n’a pas été du a l’apparition de meilleures machines mais a l’apparition de netbooks Windows.

    Alors oui on peut installer autre chose que Windows mais si on veut que ca se vende en masse il faut Windows. Comme le netbook est un marché de masse, peu de marge mais multipliée par énormément de ventes, il faut Windows. Alors oui Microsoft ne mettais pas le couteau sous la gorge des constructeurs mais pour que ceux ci puissent vendre en masse ils devaient aller le voir.

    « On dirait que MS les forçait à installer Starter. Y’a pas plus faux que ça. MS préférait vendre des licenses complètes. »

    Bien sur oui mais sur une machine dont le prix de revient est de 130 à 170€, passer a Windows 7 Home n’était pas possible. On ne colle pas un Windows qui représente 15 ou 20% du prix de revient de la machine.

    « Je rappèlle que la différence entre W7 Starter et W7 Premium était de 20€. »

    Source ? Parce que ce n’est pas du tout ce que les marques m’ont dit : Starter leur a été proposé pour une misère à l’époque. Bien loin d’un W7HP.

    « Et, avec W7 Premium, plus de contraintes. Les constructeurs auraient fait les machines 10-11″ qu’ils voulaient. »

    C’est vrai. Et certains l’ont fait. Acer notamment mais ça n’a pas pris parce que le grand public ne lisait pas bien les différences. Windows 7 ou Windows 7 Celeron ou Atom ? 250 Go ou 320 Go ? 1 Go ou 2 Go ? On était surtout sur un débat de mobilité et d’autonomie et l’Atom gagnait la dessus.

    La fenetre de tit pour passer a des netbooks plus efficace a été courte et cela aurait réaugmenté sensiblement le tarif global. Je pense que le marché aurait suivi. Aujourd’hui c’est plus simple on le voit bien avec le DM1 ou le Acer C710 mais personne ne tente l’aventure. Les constructeurs ont détruit l’image du netbook à long termet et personne ne veut plus s’y risquer.

    « Et c’est sur, aussi, c’est MS qui les forçait à mettre du Atom dans leurs laptops de 10-11″ (appelés netbooks).
    Je suis désolé mais c’est n’importe quoi. »

    Pour rappel : condition d’obtention de Win 7 Starter en 2009, cela a évolué au fur et a mesure :

    CPU inférieur ou égal à 2 GHz monocoeur : Ce qui le limitait donc de fait le choix de processeur chez Intel à l’Atom et chez AMD au Nile K125.
    1 Go de ram max
    Ecran 10,2 pouces max en 1024 x 600 max
    Stockage 250 Go en HDD et 64 Go en SSD

    Cela limite Starter à une soluce Intel Atom (pas d’autres choix chez Intel a l’époque en monocoeur sous les 2 GHz avec un prix abordable) + 1 Go + 10″ 1024 x 600 + 250 Go, soit exactement ce qu’a proposé l’industrie.

    Je peux t’assurer avoir eu en main des prototypes de machines de marques avec des configuration plus abouties qui aurait fait un malheur mais vendues trop chères et clairement sabrées par les marques parce que ayant peur de retombées défavorables de Microsoft.

    Si aujourd’hui le Chromebook ne décolle pas malgré son prix c’est parce qu’on ne sait pas comme le passer sous Windows. Le jour ou le C710 sera Windowsable, ses ventes augmenteront.

    Les seuls a avoir tenté l’aventure, Acer avec le 756, s’y sont pris trop tard. Le simple mot Netbook était écorné et la disponibilité des machines complexe au lancement.Le marché n’a pas répondu.
    Pourtant les engins étaient bons :
    Celeron 877, Pentium 967, Pentium 987… Et des prix abordables sous Windows 7 et Windows 8.

    Alors oui tu as raison, Microsoft n’a jamais forcé personne a installer starter en théorie, mais en pratique les constructeurs n’avaient pas le choix. Je ne dis pas que les constructeurs sont aprfaitement « propres » dans cette histoire mais MS a clairement défini le marché netbook de 2008 à 2012 grâce à ses licences.

    Répondre
  • 28 janvier 2013 - 14 h 14 min

    surtout quel interet d’acheter des tablettes a plus de 300 – 600 euros qui ne sont en fait que des machines a grosses marges indues, dont le but est de faire croire a ce qui n’est pas.
    La plupart de ces tablettes bas cout font tres bien le job de toutes les tablettes : web, email, petits jeux , video, lecture.
    Apres que des clients donnent leur argent pour des milliardaires se payent de gros boats, c’est leur problème..

    la tablette est juste un produit qui se banalise, comme les smartphones.

    et contrairement a ce que dit l’auteur, les netbooks ont connu un succès phénoménal, car très pratique, et léger, mais castré stupidement par microsoft avec ses 1go de Mo.

    Répondre
  • SGT
    28 janvier 2013 - 14 h 49 min

    @Pierre Lecourt:

    Et d’ailleurs même sous W8 on a toujours un « bridage » des hybrides sous Atom… pas un ne dépasse les configs 64go/2 Mo de ram..; étrange non ?

    Répondre
  • 28 janvier 2013 - 14 h 55 min

    @SGT: Je ne sais pas si il ya bridage sous Win 8, je ne pense pas. Les constructeurs ont naturellement tendance a aligner leurs configs.

    Répondre
  • 28 janvier 2013 - 15 h 13 min

    @ Pierre Lecourt

    à propose de l’acer c710 ? Où en est le test complet ? Peut-on y installer (relativement simplement) ubuntu dessus ?

    Cordialement,

    Répondre
  • A
    28 janvier 2013 - 16 h 09 min

    @Pierre Lecourt:

    Ok, le problème de notre discussion est que tu pars du principe que netbook = Starter + Atom. Et qu’une machine de 10-11″ est forcément un netbook. (Sous entendu, il n’est pas possible d’envisager une machine 10-11″ avec une meilleure config plus chère).

    Donc, après, tout ce que tu dis se tient par rapport à ce prémisse.
    Mais si tu enlèves Starter de l’équation et tu le remplaces par W7 Premium, tu te rends comptes que c’est le choix des OEMS qui les a poussé à brider les netbooks et se battre sur les prix (en baissant les marges et la qualité du matériel) pour finir à ce que ce ne soit plus tenables pour eux.

    Ils ont aussi abandonner les netbooks car ils ont vu les ultrabooks et tablettes arriver. 2 types de machines avec lesquelles ils ont tenté d’augmenter leur marge. Et, pour augmenter leurs chances, ils ont tué les netbooks. Comme ça, il n’y avait plus le choix.
    Mais ça n’a pas marché et la réponse des consommateurs a été de ne pas acheter… Jusqu’à ce que le prix des tablettes baissent (toujours pas pour les ultrabooks).

    Pour la différence de prix entre entre Starter et Premium, je me base essentiellement sur les offres de remboursements de Windows. 15-25€/$ pour Starter, 40€/$ pour Premium.
    Ils ne vont pas rembourser plus que ce que cela leur coute quand meme.

    Je rappelle aussi que toutes les limitations données par MS pour Starter avaient pour but de l’empêcher de se retrouver sur des machines plus puissantes et le cantoner à de l’ultra bas de gamme.
    Pour, justement, inciter les OEMs à proposer des licenses W7 Premium meme dans leurs laptops de 10-11″.

    Le fait qu’Acer se soit décider trop tard à se lancer dans le netbook milieu/haut de gamme, n’est pas de la faute à MS que je sache.
    Pas plus que le fait que les autres OEMs n’ont meme pas essayé.

    Non, il y avait et a toujours un marché pour des machines 10-11-12″ bien équippées pour 400-500 (voire 600) €.
    La seule raison qui fait qu’il n’a pas existé jusqu’à présent, c’est la peur de ronger leurs marges sur le matériel haut de gamme. C’est tout.

    Je veux bien que certains consommateurs ne regardent que le prix et après ralent quand leur machine à 250€ rament. Mais ils ne font pas la majorité du marché. C’est une (autre) fausse excuse des OEMs.

    Encore une fois, le succès du Vivobook et de l’Acer W510 prouvent qu’il y a largement la place pour ce type de machines à un prix et des marges plus que raisonnables pour tout le monde.

    Si les constructeurs se concentraient sur ce niveau de gamme en offrant des produits qualitatifs, ils feraient un carton.
    Ils font de mauvais calculs mais blament Windows ou la conjoncture mais ne se regardent jamais dans une glace.

    « Je peux t’assurer avoir eu en main des prototypes de machines de marques avec des configuration plus abouties qui aurait fait un malheur mais vendues trop chères et clairement sabrées par les marques parce que ayant peur de retombées défavorables de Microsoft. »

    On vient de voir l’aspect prix, reste le ‘problème’ MS:
    Mais de quelles « retombées défavorables » parlent-ils?
    Si ces machines étaient bien vendues sous Premium, MS n’y aurait vu que du positif.
    Encore un mensonge des constructeurs.

    Répondre
  • 28 janvier 2013 - 17 h 55 min

    A :
    « Ils ne vont pas rembourser plus que ce que cela leur coute quand meme.  »

    Pour le coup, ta phrase va dans le sens de pierre ;).

    Pour les machines légères et plus haut de gamme, elles ont existé mais sont restées dans un marché de niche. Par désintérêt des consommateurs ou par manque de volonté de les démocratiser des industriels (serpent qui se mord la queue ?), ça, va savoir…

    Répondre
  • 28 janvier 2013 - 18 h 05 min

    Non mais faut voir qu’il y a quelques années le duo win/tel se gavait …
    microsoft faisait des os de plus en plus lourd et intel vendait des puces de plus en plus chères (un petit coup de vente liée assurait derrière)…. et puis un jour on s’est rendu compte qu’un téléphone de 200 grs lisait mieux la hd qu’un pc win/tel de 3 kg …. le monde a évolué, le coupe win/tel est mort, et sans vente liée qui de fait existe moins car moins de vente de pc, ms va voir son rôle descendre d’un cran et ne sera qu’un fournisseur lambda, pour le bien de tout le monde (sauf des actionnaires de ms)

    Répondre
  • 28 janvier 2013 - 18 h 10 min

    Une des raisons pour lesquelles les constructeurs n’ont pas proposé de tablettes sous Android au CES c’est qu’ils venaient aussi d’annoncer leurs tablettes sous Windows 8.

    Les marges vont être plus faibles c’est sur mais s’ils arrivent à en vendre par millions ca peut être intéressant pour eux (les grands constructeurs).

    Je pense qu’il va y avoir une éliminations naturelle de constructeurs.
    Par contre je comprends pas pourquoi Samsung n’est pas bcp plus agressif sur ce secteur (alors qu’ils dominent le marché des smartphones).

    Répondre
  • 28 janvier 2013 - 23 h 28 min

    « Le netbook aurait pu suivre cette voie a 299€ sous Ubuntu par exemple. Par frilosité et peur de froisser Microsoft, personne n’a tenté l’aventure mais je suis sur qu’a 300€ un 11.6″ mat en 2Go / 320 Go ou 60 Go de SSD avec un Celeron 847 aurait trouvé preneur. »

    @Pierre Lecourt: ça existe, tu en as déjà parlé, ça s’appelle le Asus X201 (ou F201). Bon, trouvable seulement sur Amazon.de, mais quand même.

    Répondre
  • 29 janvier 2013 - 0 h 41 min

    « Tout le monde aimerait bien se payer un MBA plutôt qu’un netbook », perso non, pas une minute, ce que j’aime chez apple c’est le design, ce que je n’aime pas : tout le reste prix y compris.

    Du coup j’ai un vivobook tactile avec un pentium b qui coute à peine plus qu’un netbook, à mon sens c’est un netbook trempé dans l’alu.

    Et windows 8 : ok avec un écran tactile, sans tactile je vois pas trop l’usage à part en mode bureau.

    Il y a aui les téléphones tablette qui séduisent pas mal de presbites et qui vampirisent les tablettes elle-même.

    Tu vois quoi pour 2013, à part le retour des netbook (pour moi tactiles).
    L’irruption du netbook tactile est à mon avis une voie d’avenir à suivre.

    Répondre
  • 29 janvier 2013 - 7 h 39 min

    « le netbook tactile » ? C’est quoi cette chimère, entre tablette (plus lègère) et hybride plus pratique ? Sans compter les chromebook (moins chers)…

    En 2010, Windows étant le mot clé de l’informatique, les gens ont acheté des netbooks parce c’était la solution la moins chère pour avoir un portable Windows. Mais avec les conséquences d’un matériel limité. D’où leur frustation.
    L’ipad et Android ayant cassé le mythe Windows, les chromebook (de vrais « internet PC ») pourront apparaître comme une offre rassurante dans la même gamme de prix.

    Répondre
  • 29 janvier 2013 - 11 h 29 min

    @mike : tant que tu continueras à trouver des pc windows en entreprise, les gens cotinueront à en acheter pour leur domicile car ils peuvent utiliser leurs acquis directement pour les tâches courantes des personnes normales : courrier, photo et divertissement.

    C’est quand même la crise, même si Hollande fait la guerre à tout le monde pendant qu’au journal de 20h c’est la vie des bisounours : donc peu de gens peuvent avoir plusieurs machines.

    Le couple 2013 ca pourrait bien être gros smartphone android + portable pc windows diagonale >11 pouces ? Je te le demande ?

    Répondre
  • 29 janvier 2013 - 22 h 30 min
  • 30 janvier 2013 - 9 h 01 min

    […] les tablettes nonames qui commencent a fleurir très joliment sur le marché Asiatique ? Anticipe t-il la déferlante de tablette à 150$ que l’on a entraperçues au CES 2013 ? Difficile à dire pour le moment mais si ces engins sont confirmés on devrait avoir un entrée […]

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