Micro Mote, un ordinateur vraiment microscopique

Difficile d’imaginer la chose possible, et pourtant ce petit ordinateur baptisé Micro Mote est moins encombrant qu’une pièce de 1 cent. Ses opérations ne sont pas celles d’un ordinateur personnel mais se tournent plutôt vers l’internet des objets avec des débouchés très intéressants.

2 millimètres de diamètre, auto-alimenté et capable de prendre des clichés et de résoudre des opérations logiques. Ce prototype imaginé et fabriqué par une équipe Américaine d’ingénieurs de l’université du Michigan a de quoi surprendre.


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Un objet microscopique, le Micro Mote peut s’associer à divers capteurs, analyser leur état et agir en conséquence. Pour se faire, il s’auto-alimente via une simple cellule photovoltaïque posée directement sur son coeur.

Associé à un capteur photo, le Micro Mote pourra détecter le passage d’un objet ou d’une personne, déclencher une prise de vue et la transmettre sans fil. Au vu de son encombrement, on imagine déjà les usages de ce type de solutions pour la surveillance discrète mais également pour toutes sortes d’usages allant du médical à l’industriel.

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La version capteur photo…

Le résultat et impressionnant pour un objet si compact : Il emploie un processeur sur mesure, le Phoenix qui mesure 915 micromètres carrés pour une consommation de 500 picowatts. De quoi se satisfaire d’une batterie minuscule elle-même chargée par un microscopique capteur solaire de 1 mm². Tout est empilé comme un sandwich, couche par couche :  processeur, mémoire, stockage, batterie, sans fil, cellule photovoltaïque et enfin capteur.

3 modèles de Micro Mote sont déjà en place: Le premier est équipé d’un capteur photo capable de détecter du mouvement et prendre des clichés, le second dispose d’un capteur de température et le troisième d’un capteur de pression. Il n’est pas difficile d’imaginer ce type de solution accepter d’autres type de capteurs : altimètres, détection de gaz, analyseurs chimiques ou autres.

Limités à une portée de 2 mètres pour le moment, les équipes au travail pour ce projet espère pouvoir augmenter le sans fil à une vingtaine de mètres et surtout faire dialoguer les Micro Mote entre eux.  Intégré à même certaines structures techniques de bâtiments, ce type de solution offrirait un système nerveux aux constructions et pourrait noter et transmettre en temps réel l’évolution de celui-ci, ses déformations et changements de comportement. Bien d’autres exploitations industrielles sont possibles.

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Mais l’autre usage pourrait être médical puisque les équipes de chercheurs ne veulent pas s’arrêter là et espèrent pouvoir construire un engin encore plus petit, mesurant le tiers d’un millimètre. L’idée étant de pouvoir intégrer la puce dans une cellule vivante et profiter de cette intégration dans un usage médical. La surveillance de l’efficacité d’un traitement médical sur une maladie pourrait ainsi être constaté en temps réel directement depuis la zone malade du patient.

Source : Futura Science

 

 

13 commentaires sur ce sujet.
  • 14 avril 2015 - 14 h 39 min

    Intéressant mais le photovoltaïque dans le corps humain, c’est pas terrible pour capter la lumière, ou les métaux lourds d’une batterie, de quoi achever les patients !

    Non, sans blaguer, c’est assez extraordinaire.

    Vous croyez qu’il fait tourner Temple Run ou Asphalt 8 ?

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  • 14 avril 2015 - 15 h 41 min

    Microscopique c’est de l’ordre du micromètre (µm), soit un millième de millimètre: on est en LOIN ! Il faudrait peut-être changer le titre trompeur comme de grandes parties du billet.

    Pour ce qui est de l’intégration DANS les cellules… heu… ça va être un peu juste avec un tiers de millimètre (~300µm) car la plupart des cellules sont bien plus petites (ordre de grandeur de la 10aine de µm) ! cf. http://learn.genetics.utah.edu/content/cells/scale/

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  • 14 avril 2015 - 18 h 21 min

    @Beurt:

    Culture & confiture !
    Et que pense-t-on à l’Université d’Utah d’un style imagé ou d’une métaphore ?

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  • 14 avril 2015 - 18 h 48 min

    @Phil

    Et que doit-on penser d’un site à vocation journalistique (au moins d’information) qui titre « un ordinateur vraiment microscopique » et qui reprend le terme plusieurs fois dans son texte (1er exemple: « Un objet microscopique ») pour un ordinateur qui n’est *pas* microscopique du tout mais effectivement très petit. Et qui conclu par l’ordinateur infra-cellulaire 100 fois plus gros que les cellules ?

    Doit-on encourager ce genre d’approximations ? Est-ce que l’attrape clic justifie ça ?

    Pour conclure, dois-je comprendre de la première ligne de ton commentaire que tu essaies d’évaluer mon niveau de culture à partir d’un seul et unique commentaire ????

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  • 14 avril 2015 - 20 h 15 min
  • 14 avril 2015 - 23 h 34 min

    @Beurt: Je pense que l’idée même d’attraper du clic ne m’intéresse guère. Tu n’es pas obligé de me croire mais tu peut tenter de regarder le site. En particulier le fait qui montre qu’il n’y a aucun gain financier à ce qu’il y ait 1000, 10000 ou 100000 visiteurs de plus sur cette news.

    Si je voulais du clic, j’aurais les moyens de le faire autrement. Si je cherchais a faire du clic je serais un piètre bloggeur : Un résumé de ma journée de boulot serait trop long mais de ce que tu en vois ici, en clair sur ce qui est publié, c’est assez édifiant :

    -Un billet business sur les pressions boursières de Qualcomm aux US : Très clicbait ça, avec ce genre de sujet, j’attire le quidam.

    -Une technologie d’écran, prévue pour l’année prochaine, affichera en super haute définition. C’est typiquement le billet qui intéresse la ménagère de moins de 50 ans.

    – Un bon plan Lenovo

    – Le Micro Mote, qui parle d’un ordinateur qui ne sera jamais vendu au public mais qui offre un regard différent sur leur format et ouvre de jolies perspectives. C’est pas non plus avec ça que je vais devenir une usine à clics…

    – Une promo EeeBook

    – Des prototypes de tablettes équipées du nouveau format de processeurs d’Intel, pas encore et probablement jamais en vente.

    Bref, si je voulais faire du clic je ne ferais pas cela, trop technique. trop business. Trop compliqué. il y a mieux a faire, une interrogation sur une éventuelle sortie Lollipop ? Tester à l’arrache des smartphones ? Lancer une rumeur sur le Galaxy S7 ou publier un « Top 10 des nouveautés de Windows 10, certaines vont vous surprendre »…

    Cela fait longtemps que tu commentes ici Beurt et je crois que le soucis ne vient pas du billet mais du lecteur, non pas que tu te trompes. Ton point de vue et 100% légitime à n’en point douter. Juste que ta vision du Microscopique n’est pas celle de Monsieur et Madame tout le monde.

    Si je parle à un Physicien très pointilleux et que je dis que son portable 15 pouces pèse une tonne, il sera sans doute outré devant une telle approximation. La réalité lui rendant raison puisque la tonne ajoute un excédant de 998 kilo au poids probable de sa machine. Cependant, pour tout le monde c’est une tonne dans un sens littéral, un sens un peu décoincé de la réalité, un sens imagé.

    Pour le microscope, j’imagine que pour la très grande partie de la population cela ne veut pas dire que c’est un engin que l’on ne voit que au microscope mais plutôt qui est extrêmement petit. Et d’ailleurs la photo d’intro et celles que j’ai ajoutées sont là pour décourager l’idée d’un µ-ordinateur.

    Je pense, et je suis à peu prêt sûr de ne pas me tromper puisque contrairement aux autres lecteurs j’ai droit à ton email, que ton métier et ta pratique ont quelque peu influencé ton regard sur un terme qui est, comme le souligne @fabiani, passé dans le langage courant, comme la tonne, vers un sens différent de celui du scientifique rigoureux.

    Je ne suis pas scientifique et peut être encore moins rigoureux, je ne cherchais pas ici a piéger des scientifiques en leur faisant croire qu’on allait intégrer des ordinateurs à l’échelle biologique afin de faire du clic. clic qui ne m’aurais servi à rien de toutes façons, il n’y a pas plus de pub pour les scientifiques que pour madame Michu sur le site.

    Je tente juste de rendre un truc pas super sexy un peu plus lisible et transmettre une flamme.

    Quand à l’histoire de la cellule, c’est peut être un fantasme mais ce n’est pas le mien mais celui des gens qu travail dans cette université. Voient t-ils trop gros ? Ou plutôt trop petit ? Je me garderais bien de les juger. Je trouve juste l’idée d’intégrer un ordinateur au sein d’une tumeur pour évaluer l’efficacité d’un traitement par chimiothérapie parfaitement lumineux. Que ce soit réalisable ou non est un débat que je ne maîtrise pas.

    Bref ne me juge point ô camarade par une vision clictermiste infondée, ne crois point non plus que je joue avec les mots pour tenter de séduire une partie de la population qui est, à mon grand dam, bien maigre sur le territoire. Si je voulais piéger du scientifique pour leur vendre un truc ou faire de la pub, je ferais plutôt l’apologie de l’auto-édition. Ce serait beaucoup plus rémunérateur.

    Haut les coeurs et pas de drames, le microscope n’est point utile pour voir ce Micro Mote. Pas plus qu’il n’est utile de pointer du doigt votre serviteur aux prises avec un projet machiavélique. Nous sommes juste ici dans une grille de lecture différente d’un même sujet.

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  • 15 avril 2015 - 0 h 33 min

    Houp’s j’ai avalé l’ordinateur !

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  • 15 avril 2015 - 0 h 39 min

    @Pierre Lecourt:
    Voilà une réponse aussi appliquée que respectueuse, de nature à plaire à M. Tatillon (c’est une remarque amusée, n’y voyez pas d’injure Beurt).

    J’ajoute que je ne connais pas beaucoup de blogueurs qui annoncent leur rémunération avec la même honnêteté que toi, Pierre. Et je me souviens que ce n’était pas mirobolant, mais c’est le prix de cette relative indépendance de ligne éditoriale que les fidèles lecteurs apprécient. (Relative car certains bons plans sont un peu en mousse, mais ça ne gêne en rien, suffit de pas sauter dessus).

    Ne change rien à ta plume Pierre.

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  • 15 avril 2015 - 3 h 25 min

    @Beurt: tout scientifique que je suis, quand me parle d’un ordinateur microscopique, je sais très bien que le terme « microscopique » n’est là que pour l’emphase littéraire. Rien de plus. De plus Pierre serait bien bête de faire du « click » alors qu’il n’y a pas de pub sur le site ;)

    Sinon, je vais de ce pas écrire à INTEL et AMD qu’il doivent arrêter d’utiliser le terme microprocesseur et mette une dérouillée aux créateurs du PicoPSU ! Non mais sans rire quoi….

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  • 15 avril 2015 - 9 h 06 min

    Merci Pierre pour la réponse argumentée (qui montre que tu as bonne mémoire, ou que tu fais bien ton travail à la maison, ou les deux). Bravo aussi pour la belle unanimité de tes followers.

    Il n’en reste pas moins que vous vous focalisez tous sur l’aspect prétendument métaphorique de « microscopique » alors que le problème reste le même : voilà un article qui utilise ce terme pour aboutir à la conclusion des ordinateurs infra cellulaires, reprenant ainsi les inexactitudes de leurs concepteurs (qui veulent buzzer).
    Cet ordinateur est vraiment très petit, c’est impressionnant, mais pas microscopique et ses concepteurs sont (trop) loin d’être capables de faire un ordinateur infra cellulaire.

    Je remarque donc qu’au lieu de prendre en compte une réaction argumentée et sourcée, chacun ici préfère rester dans le flou, colporter du buzz et surtout se foutre de l’auteur de la remarque (c’est toujours sympa de parler de soi à la troisième personne).

    Ton enquête/mémoire t’a montré Pierre que j’étais un lecteur et commentateur de longue date, mais il semble effectivement que je ne devrais plus intervenir ici (c’est inutile) et sans doute aussi ne plus suivre ce qui s’y dit.

    Désolé de vous avoir dérangés.

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  • 15 avril 2015 - 9 h 18 min

    @Beurt: Loin, sûrement oui. Pas de soucis avec cette remarque. Mais ce loin me semble aussi éloigné de la réalité que celle d’un chercheur IBM des années 50 face à ce Micro Mote. L’écart est significatif je ne nie pas, mais l’écart semble être le même.

    Le buzz de l’université du Michigan ? Peut être, mais je ne suis pas apte a juger, mes connaissances du vivant et de ce qu’il est possible de faire ne sont malheureusement pas les tiennes et j’aime a imaginer que cela soit un jour possible.

    Ne me félicite pas pour les commentaires des autres, je n’y suis pour rien. Il n’y a aucune volonté de buzz ou de désinformation dans mon billet. Ces chercheurs disent vouloir atteindre la cellule, je ne dis pas le contraire mais je ne dis pas non plus qu’ils l’ont fait. Tout le monde a bien pu lire qu’il s’agissait de leur espoir et non pas d’un fait scientifique ou d’une publication.

    Tu es libre de lire ou de ne pas lire, de commenter ou de ne pas commenter. Bonne route à toi, tes avis manqueront sûrement. Et je ne dis pas cela pour me moquer, mais bien sincèrement puisque, comme tu l’a remarqué, ma mémoire a sélectionné ceux-ci dans la foule épaisse des commentaires du site.

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  • 15 avril 2015 - 12 h 46 min

    @Beurt: je m’excuse pour le deuxième paragraphe de ma réponse qui n’était pas franchement intelligent. Vois plus ça comme un début d’énervement: j’ai parfois l’impression que de plus en plus la communication sur Internet est tendue et à fleur de peau et j’en suis parfois le mauvais exemple ;)

    Ensuite, soyons honnête: des blogs bien faits et honnête (dans le sens où un vrai travail journalistique est fait, un vrai contenu existe) sont des denrées rares. Minimachines en fait partie indubitablement. Je pense que tu aurais tort de ne plus participer. On peut avoir des désaccords, mais franchement, ici les conversations sont beaucoup plus posées que dans beaucouop d’autres forum/blog. Et puis chaque avis (même si on n’est pas d’accord) peut faire progresser la réflexion.

    Pour en revenir sur ce qui te choque (la taille pour une intégration cellulaire) je pense que le scientifiques bosseront plutôt sur une bactérie qu’une cellue précise du corps humain:

    Les bactéries peuvent avoir une taille « raisonnable » pour intégrer un microcircuit. De plus, les bactéries sont un excellent moyen de transport dans le corps humain.

    Autre avantage : on les connaît pas mal et on sait modifier beaucoup de choses sur elle: par exemple l’insuline en France est produite par des bactéries génétiquement modifiée. En modifiant les marqueurs membrannaires, on pourrait même les envoyer où on veut dans le corps.

    Ensuite, pour l’alimentation de l’ordinateur, on manque pas de moyen : lecteur NFC, oxydo-réduction, etc… De plus, il serait complètement isolé du corps par la bactérie elle même. Et si on arrive à ajouter des marqueurs cellulaires pour que la bactérie soit considérée comme non dangereuse aux yeux du système immunitaire, elle pourrait même rester assez longtemps dans le corps.

    Bref, quand on voit qu’IBM avait dessinné un petit bonhomme avec 18 atomes de césium, j’ai bon espoir que ce type d’ordinateur à taille cellulaire soit bien plus proche qu’on ne le pense.

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  • 15 avril 2015 - 15 h 01 min

    « Messieurs, nous sommes en train d’enc.ler des mouches qui n’en demandaient pas tant… » Jacques Chirac, poète.

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