Du mouvement à la tête de Barnes & Nobles

Du mouvement à la tête de Barnes & Nobles

Epilogue chez Barnes & Nobles, la société limoge son PDG et fait un joli jeu de chaise musicale dans ses cadres. William Lynch quitte son poste, conséquence probable d’un investissement jugé trop risqué à posteriori dans l’univers de la tablette. Des décisions qui s’expliquent peut être également par un futur changement de modèle chez le libraire.

Le PDG de Barnes & Nobles, William Lynch est donc gentiment remercié par un conseil d’administration qui n’a pas apprécié le recul de la marque sur le secteur des liseuses et la décision d’abandonner la gamme Nook du marché tablette qui a suivi.

Barnes & Nobles Nook Tablet

La division Nook Media passe ainsi sous la coupe d’un dénommé Michael Huseby. Un homme qui va avoir du pain sur la planche si les rumeurs d’un rachat de la division par Microsoft se confirment. Le libraire pourrait en effet redevenir un… libraire et mettre de côté cette activité électronique ambitieuses mais également aussi très coûteuse en la revendant à une autre entité.

Après une baisse de plus d’un tiers de ses ventes sur le segment des liseuse couleurs et cela malgré une baisse drastique de ses tarifs quelques semaines avant la publication des résultats (des prix divisés par 2 ou 3 suivant les gammes aux US) de la marque. Barnes & Nobles retourne a ses habitudes et devrait se concentrer sur son énorme réseau de librairies physiques mais également sur des partenariats pour inclure son application de lecture et un accès vers son catalogue dans les tablettes de fabricants tiers. Une façon de concurrencer Amazon qui pourrait plaire à beaucoup de monde.

Pour l’instant nous n’avons aucune confirmation de la rumeur d’un rachat de Nook par Microsoft, et au train ou vont les choses, il apparaît de plus en plus que ce très coûteux investissement ne serait pas forcément le meilleur pour l’éditeur.

5 commentaires sur ce sujet.
  • 10 juillet 2013 - 18 h 19 min

    La morale de cette histoire c’est que si il n’avait rien fait dans le domaine des liseuses, on lui aurait reproché ;)

    Pas facile de survivre devant un conseil d’administration dont les membres ne connaissent rien de rien aux « nouvelles technologies »… Et ça vaut pour toutes les échelles (si si… Expliquer à son chef de département le segment téléphonie/photo numérique pour prouver que mes commandes étaient justifiées, j’ai connu…)

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  • 10 juillet 2013 - 18 h 26 min

    Dommage, j’ai eu une Nook color: machine très agréable, très bon écran en son temps pour lire des BDs.

    Et encore plus passionant: le Nook 6pouces tactile à écran e-ink mat. La première machine en e-ink android que j’aie eue. Au final 6pouces c’était trop petit pour lire des mangas donc je m’en suis séparé mais j’avais été bluffé par le tactile IR, l’e-ink, la légèreté, l’autonomie, la qualité de fabrication. Ils faisaient du très bon boulot.

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  • uko
    10 juillet 2013 - 18 h 46 min

    Évidemment qu’il fallait le faire. Ils font partie des premiers à s’être positionnés sur le segment des 7″, qui fait un carton plein. Le passage par la liseuses électronique était indispensable à leur survie, c’était évident à l’époque où ils l’ont fait.

    Ce qui a du couler le projet, c’est l’arrivée massive de tablettes 7″ dont les prix se sont en quelques mois effondrés sous l’effet de la Nexus 7 puis l’invasion des tablettes chinoises low-cost.

    Peut-on reprocher au PDG de Barnes & Nobles de ne pas avoir anticipé ces mouvements ? Difficilement, il s’agit de situations sans précédents et si les premières tablettes 7″ étaient de toute évidence trop chères, personne n’avait prévu de les voir tomber à moins de 150€ aussi vite.

    La raison de son licenciement ne serait-elle pas plutôt d’avoir trop misé sur cette tablette, au détriment d’autres approches qui leur auraient sauvé la mise aujourd’hui ? Après tout, la tablette en elle-même a été un joli succès, et a eu l’avantage de faire découvrir la marque à de nouveaux utilisateurs. Pourtant, leur librairie virtuelle s’en est nettement moins bien tiré sur la même période et malgré son antériorité s’est faite évincer par Apple et Amazon, en particulier sur l’international.
    Il me semble probable que la gestion des partenariats commerciaux n’ait pas été à la hauteur de la réussite de la Nook, ce dont le PDG serait tout naturellement le premier responsable.

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  • 11 juillet 2013 - 8 h 51 min

    Ce serait pas « Barnes & Noble » sans « s » à la fin de Noble(s) ?

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  • 11 juillet 2013 - 13 h 36 min

    Chapeau bas Mr Lynch,
    votre tablette nook color a été ma première tablette « android » abordable, quand tout était 2 à 3 fois plus cher et pas forcement aussi joli de design. Qui plus est la première aussi à faire tourner honeycomb avant même sa sortie, grace aux talents de chez xda, puis à disposer de ICS et enfin des deux JB.
    Superbe choix de l’IPS en son temps (liseuse oblige, mais Toshiba et d’autres françaises posaient du TN), un bluetooth (caché) pour le casque et ce vaillant CPU aisément OC de 800 à 1400.
    Et si Key Lime Pie vient optimiser Jelly Bean sur ces 512MB de ram, votre oeuvre pourra perdurer en rendant encore de bons services … et un amortissement inégalé, chinoises incluses …

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