Test : Vorke V1, un MiniPC hautement recommandable

Marque inconnue, matériel intéressant et composants évolutifs. Le Vorke V1 est une machine très différente des MiniPC habituels. Pour moins de 150€, cet engin peut devenir un allié vraiment polyvalent pour de nombreux profils, rapide et réactif, il offrira de très bonnes prestations à Windows 10 pour des usages assez larges.

Ils s’alignent les uns à la suite des autres avec des sorties de plus en plus rapprochées, les MiniPC sont tellement nombreux qu’il devient difficile de s’y retrouver. Parmi les différents modèles pourtant, on découvre quelques pépites intéressantes par leurs possibilités et leurs tarifs. C’est le cas de ce nouveau venu, le Vorke V1 qui sous ce nom bizarre, cache un excellent équipement.

Vorke V1 : Le test

Après un excellent Voyo V3 qui faisait fonctionner ensemble un Atom Cherry Trail x7-Z8700, 4 Go de mémoire vive et un SSD mSATA de 128 Go, voici le Vorke V1 qui a choisi d’embarquer un Intel Celeron J3160. Une puce qui nécessitera une ventilation du fait de ses 6 watts de TDP coincés dans un boitier plutôt compact.

Vorke V1 : Caractéristiques

  • Processeur : Intel Celeron J3160 quadruple cœur Braswell cadencé de 1.6 à 2.4 GHz avec 2 Mo de cache
  • Chipset graphique : Intel Gen 8 HD Graphics 400 avec 12 EU.
  • Mémoire vive : 1 Slot équipé de 4 Go DDR3L ADATA ADDS1600W4G11-8 extensible max 8 Go
  • Stockage : M.SATA 64 Go amovible FORESEE FSSSDBABAC-064G + Port SATA 2,5 pouces libre
  • Réseaux: Intel Dual Band Wireless-AC 3160 module 802.11 b/g/n/ac WiFi, Bluetooth 4.0, Ethernet Gigabit RTL8111GN
  • Connectique façade : 2 x USB 2.0, lecteur de cartes MicroSDXC, capteur infrarouge
    Connectique dos : 2 USB 3.0, 1 HDMI 1.4, 1 prise VGA, un Ethernet , un jack 3,5 mm stéréo, 1 prise alimentation
  • Alimentation : Chargeur Externe 19V/2.1A
  • Poids: 390 grammes
  • Encombrement : 153,4 x 153,4 x 38 mm
  • Système d’exploitation : Windows 10 Home 64 Bits
  • Prix public : 199€ – Disponible à 149€ chez GeekBuying

Vorke V1 : Le test

Plastiques noirs brillants et mats. Design carré avec bords arrondis. Gros bouton en caoutchouc sur le dessus de la machine, le design n’est pas spécialement réussi mais nous renseigne clairement sur l’origine de cet engin. Vous n’avez jamais entendu parler de Vorke auparavant ? C’est normal, la marque ne fabrique rien. Il s’agit plus d’une étiquette posée sur un produit signé Pipo. Le Pipo X6S pour être précis, présenté mais pas très mis en avant par la marque. Pipo joue désormais aux OEM et fabrique pour les autres.

Vorke V1 : Le test

Un emballage des plus neutre….

On retrouve donc le même châssis qui vient encadrer simplement une carte mère. Pas de recherche de dissipation thermique via la carcasse en ABS, la solution la plus simple et habituelle a été retenue, expulser l’air chaud au moyen d’un ventilateur tout en protégeant la carte mère de manière efficace.

Vorke V1 : Le test

Le bundle est ultra basique, outre le câble bipolaire allant jusqu’au secteur,  on découvre un chargeur externe de type portable qui délivre du 19 volts 2,1a. Un chargeur noname de plus mais très stable, mesuré en activité, il est parfaitement calibré et d’une stabilité à toutes épreuves.

Vorke V1 : Le test

La connectique est très standard et suffit à un usage classique : On découvre deux ports USB 2.0, un lecteur de cartes MicroSDXC qui cache toute la carte au sein du boitier ainsi qu’un port infrarouge en façade.

Vorke V1 : Le test

Les deux ports USB à l’avant sont peut être un peu trop proches pour un usage confortable avec tous types de périphériques. Un défaut qu’on aimerait bien voir disparaître définitivement…

Vorke V1 : Le test

A l’arrière, c’est un peu plus complet avec deux autres ports USB mais au format 3.0 pour des débits plus rapides. On retrouve également une prise VGA et une sortie HDMI, toutes deux permettront d’afficher sur un grand nombre d’appareils ce qui fait de la Vorke V1 une solution assez efficace pour de nombreuses intégrations. Un port Ethernet Gigabit est présent, tout comme une sortie audio de type jack.

Vorke V1 : Le test

Vorke V1 : Un équipement performant et évolutif.

Mais le point fort du Vorke V1 vient surtout de ses composants, de son équipement technique. Si l’engin est vendu prêt à l’emploi et parfaitement fonctionnel, le constructeur a clairement choisi de créer une solution capable d’évoluer.

C’est assez simple, seul le processeur est soudé à son support, tout le reste est accessible et modifiable.

Vorke V1 : Le test

La mémoire vive, par exemple, est montée sur un slot SoDIMM classique. De telle sorte qu’il sera possible de changer les 4 Go de DDR3L de base pour une barrette de 8 Go1 très simplement.

Vorke V1 : Le test

Même chose pour les diverses cartes embarquées : Le SSD mSATA livré par défaut pourra être remplacé par un autre mSATA sans aucun problème.

Vorke V1 : Le test

Idem pour la carte Wifi qui est elle aussi montée sur un port MiniPCIe.

Vorke V1 : Le test

Mieux encore, le Vorke V1 est un des rares miniPC du marché à proposer un port SATA III pour pouvoir rajouter un stockage supplémentaire , SSD ou disque mécanique, au format 2,5 pouces.

Vorke V1 : Le test

Quelques éléments n’ont pas été soudés sur la carte : Un port USB, un LPC, un UART, un port micro…

Un ensemble de composants très standards donc, intégrés dans une coque plutôt quelconque qui a juste pour elle de leur proposer un accès assez simple. La baie 2,5 pouces est située sous l’appareil et on y accède en effectuant une rotation de sa base. Le montage d’un stockage supplémentaire est très aisé et plutôt bien pensé.

Vorke V1 : Le test

La baie de soutien de l’unité 2,5 pouces est la plus économique qui soit : Un simple bout d’acier.

Pour les autres composants, il faut s’armer d’un objet fin et résistant, typiquement une carte de crédit, et exercer une pression sur la partie supérieure de la coque. De là on pourra décrocher un par un les ergots qui retiennent le plastique brillant du dessus et accéder à la carte mère.

La meilleure surprise est sans conteste que le Vorke V1 est monté à l’endroit, c’est à dire que le processeur est logiquement situé au dessus de la carte mère et non pas en dessous. Cela parait évident puisque l’air chaud monte, mais cela n’est pas très souvent respecté sur les MiniPC. On découvre ensuite que l’ensemble est ventilé. Un système de dissipation de chaleur très classique, issu des machines portables, nécessaire pour encaisser les 6 Watts du Celeron J3160 embarqué. Une plaque d’aluminium vient coiffer le processeur et entre en contact avec le dissipateur plus épais collé au ventilateur grâce à un petit pad thermique. Une solution qui aurait pu être largement plus optimisée mais qui fonctionne.

Vorke V1 : Le test

Un système ventilé plutôt raisonnable

Comme souvent avec ce type de solution, il est difficile de faire un état de la nuisance sonore au bout de quelques heures d’utilisation. Ce type de système peut très bien devenir bruyant au bout de 6 mois comme ne pas broncher au bout de deux années d’usage intensif. Le souci de ce genre de machine vient souvent de la prise de poussière de l’ensemble. Elle s’accumule sur les pales du ventilateur, à la sortie de l’aération, sur le dissipateur lui-même. Entraînant alors une baisse de la capacité de dissipation avec des conséquences plus ou moins désastreuses à moyen terme. Avec son accès aisé aux composants, ce problème pourra être facilement évité grâce à un petit nettoyage bi-annuel.

Par défaut, l’engin n’est pas inaudible même si il ne peut pas être considéré comme particulièrement bruyant. Un léger souffle qui traverse les ouïes d’aération de manière tout à fait supportable. En usage plus intensif comme en jeu ou pour des calculs lourds, la ventilation s’adapte et augmente la vitesse de rotation. Le Vorke V1 est alors un peu plus bruyant mais reste discret posé sous un bureau un peu à l’écart. Les plus tatillons souffriront de ce bruit même si une pièce normale a tendance à totalement couvrir le Vorke V1 en activité. La vidéo ci-dessus vous montre le bruit enregistré avec un appareil photo à micro directionnel braqué sur la source de bruit à 80 cm. Le compteur de décibels est là plus pour vous indiquer l’activité mesurée de la machine, personne ne colle son oreille à l’engin pour travailler.

Vorke V1 : Le test

Il semble néanmoins tout à fait possible de transporter la carte mère dans un autre châssis de manière à proposer une solution fanless en choisissant un dissipateur plus imposant qui encaissera les 6 watts de la puce Intel. Evidemment, ce genre de modification fait sauter tout garantie à l’engin mais cela ne m’apparaît pas spécialement compliqué.

Vorke V1

En l’état, le système de subit pas d’effets de throttling, même en poussant la puce à fond pendant une heure, on reste dans une enveloppe thermique raisonnable. Les quatre coeurs du processeur restent sous les 77°C tandis que le SSD mSATA est stable à 40/45°C. malgré une température ambiante assez élevée ces derniers jours.

Vorke V1

OCCT, un logiciel servant à démontrer la stabilité du système en le poussant au maximum de ses capacités pendant un certain temps, indique des températures toujours inférieures à 77° pour les coeurs du Celeron J3160. Il est à noter que le niveau de bruit de la ventilation ne s’emballe pas outre mesure lorsque ce type de solution est en marche. A noter également qu’après une courte période de relâche de calcul intensif, les températures redescendent rapidement sous les 50°C pour la puce.

Vorke V1

Licence, Bios et pilotes

Livré avec une version activée de Windows 10 Home 64 bits, le matériel embarqué est très standard et c’est un détail important face à la concurrence. Pas de chipset wifi ou Ethernet exotique, uniquement des marques reconnues comme Realtek ou Intel.

Un simple boot sur une clé USB permet de constater que le système est parfaitement compatible avec Ubuntu 16.04 LTS

Un excellent point qui assure à l’engin une belle compatibilité système. L’installation d’un Ubuntu 16.04 LTS par exemple, se fait sans aucun souci sur le Vorke V1 qui détecte sans problème l’ensemble du matériel.

Le BIOS signé American Megatrends est un EFI 5.11 classique et assez complet. Proposé uniquement en Anglais, il permet d’effectuer les réglages basiques nécessaires à l’exploitation de ce type de machine.

 

Les pilotes ne disposent pas d’un support équivalent à celui proposé par les grandes marques internationales. Impossible de trouver un site qui listera les drivers élément par élément pour une mise à jour ou une réinstallation du système. La solution, des fichiers assez lourds à télécharger que le constructeur propose au téléchargement.

Vorke V1 : Le test

Connectique et réseaux

Le Wifi de type AC est assez classique pour un MiniPC de ce type. Si le débit proposé par la carte est tout à fait correct, il subit l’habituelle mauvaise implantation du dispositif. En choisissant des antennes patch de portable pour ce genre de MiniPC, les constructeurs savent très bien que leur déploiement sera problématique.

Vorke V1 : Le test

Il sera aisé de remplacer les antennes internes par des antennes externes.

Là où, dans un ordinateur portable, elles disposent d’une assez belle implantation du fait de la grande diagonale proposée par l’écran, à l’intérieur d’un MiniPC cela se transforme en solution sous exposée pour de bons transferts. Le recours à une paire d’antennes extérieures aurait été un vrai plus.

En Wifi 802.11 ac le débit est très moyen : entre 4,2 et 7 Mo/s

Le débit se traîne donc entre 3 et 7 Mo/s ce qui n’est pas des plus efficaces. Le changement d’antenne pour un modèle externe via un connecteur U.FL donnera de bien meilleurs résultats.

En Ethernet Gigabit… Entre 77 et 113 Mo/s

En Ethernet, le Vorke V1 est beaucoup plus solide avec des débits standards pour une installation classique en gigabit avec des débits qui oscillent entre 70 et 115 Mb/s en transfert de fichiers.

Vorke V1 : Le test

Par contre, un détail, la prise RJ45 est physiquement une vraie plaie à extraire du Vorke V1. Le genre de point agaçant en pratique puisque l’ergot de la prise RJ45 est impossible à atteindre sans le recours à un outil plat. Le haut de la coque empêche d’y accéder. Pas dramatique mais super énervant à l’usage.

Vorke V1 : SSD

Un stockage très correct de base, qu’il sera possible de faire évoluer facilement

Le SSD mSATA FORESEE de 64 Go offre des performances très efficaces, les mesures relevées par CrystalDiskMark montrent des débits largement suffisants pour un usage agréable et réactif. De fait, le démarrage de la machine se fait en quelques secondes et on se retrouve quasi immédiatement avec un Windows exploitable. Les 64 Go installés par défaut sont suffisants pour la plupart des usages proposés par ce type de machine. Il ne faut pas espérer pouvoir installer les derniers jeux 3D à la mode très gourmands en espace et il y a donc peu de chance que l’on se retrouve avec un mSATA de base saturé trop rapidement. Mais même si il venait à vous faire défaut, vous auriez le loisir d’ajouter un second stockage 2,5 pouces et même la possibilité de remplacer les 64 go de base par un modèle de plus grande capacité.

Vorke V1 : Le test

L’implantation d’un stockage secondaire n’est pas complexe et se fait avec l’aide d’un simple petit tournevis cruciforme classique. En intégrant un disque mécanique, vous n’aurez plus la vélocité d’un SSD mais de belles capacités de stockage à petit prix. A vous de choisir entre meilleur rapport espace/prix ou vitesse/prix suivant les usages que vous aurez de l’engin. En pratique, la présence d’un disque mécanique moderne de 5400 tours par minute n’amplifie pas le bruit généré par le ventilateur, le choix est donc purement lié à votre usage contrairement à une machine totalement dénuée de ventilation.

Des performances suffisantes pour une belle panoplie d’usages

Niveau performances, la puce Intel Celeron J3160  assure de bons services dans une optique généraliste. Les quatre coeurs Braswell et la partie graphique apportent pas mal de souffle dans des usages classiques. Les 4 Gigaoctets de mémoire vive du Vorke V1 offrent suffisamment de coffre pour venir à bout de tâches lourdes sous Windows 10. Surf, multimédia, bureautique sont parfaitement gérés. Il sera possible d’effectuer des tâches plus lourdes comme la retouche d’images ou le jeu, à condition de ménager ses ambitions pour la première et d’être raisonnable sur la seconde.

Impossible de lancer une partie du dernier Doom sur l’engin de manière optimale et cela malgré la grande optimisation du titre. Il faudra se contenter de jeux plus anciens ou aux moteurs graphiques moins exigeants.

Vorke V1 : Hippoposteam

L’inspiration est parfois un truc assez bizarre.

Idem pour un usage graphique poussé. Si le lancement d’une session Photoshop ne posera aucun souci à la machine, il ne faut pas compter sur le Vorke V1 pour devenir une solution professionnelle.

Retoucher facilement des photos de vacances n’est pas un gros problème pour le Celeron J3160, pas plus que de réaliser une illustration pour un événement ou un site. Mais manipuler un cliché de très très haute définition destiné à une impression haute qualité sera probablement plus compliqué. En travailler une cinquantaine d’affilée relèvera du masochisme.

Sans surprise, le Vorke V1 restera cantonné à des titres anciens ou à des productions peu gourmandes, la liste habituelle de mes jeux y est passée sans soucis. Torchlight II, Hearthstone, League Of Legends, CS GO, Luftrausers, TowerFall, DoorKickers, Grim Fandango Remastered, The Cave, Hotline Miami, Super Meat Boy, The Binding of Isaac, Mark of the Ninja, Minecraft, Shovel Knight, TrackMania Canyon… Tous ces titres et de nombreux autres en émulation via MAME fonctionnent parfaitement sur l’engin. Pas de quoi révolutionner le genre mais suffisamment de solutions pour garder en tête un aspect de cette machine, celle d’une solution capable de jouer de temps en temps.

En usage multimédia et en vidéo, la machine se comporte de manière tout à fait convaincante également. L’arrivée de la gestion matérielle du décodage des formats H.265 en plus des formats H.264 précédemment pris en charge, offre de belles possibilités à la puce Celeron Braswell. Les fichiers sont parfaitement décodés dans les applications capables de prendre en charge cette décompression. KODI offre cette possibilité et il est donc possible de profiter d’un affichage sur grand écran de films UltraHD en H.265 et H.264 comme des fichiers 1080p dans ces formats. Attention cependant, tous les fichiers ne fonctionneront pas en H.265. Certains encodages lourds peuvent poser problème avec ce format. Pour les autres codecs, c’est un sans faute.

Vorke V1

Les réglages a effectuer sous MPC-HC pour profiter du décodage materiel.

Un lecteur plus classique comme MPC-HC est également capable de prendre en charge ces formats pour un usage plus léger que l’interface de Kodi. En pratique, la machine ne consomme au final que très peu de ressources pour ce décodage, 10 à 12% en H.265 1080p.

Pour le streaming, la proposition reste toujours un peu bancale : Sur Youtube, Vimeo ou Dailymotion, les flux sont gérés sans soucis ni saccades jusqu’au formats 1080p et cela même à 60 images par seconde. mais il faut bien comprendre que l’offre actuelle de contenu “4K” de ces sites, en transitant par un moteur particulier, ne prennent pas en compte l’accélération matérielle de la puce. Le résultat est variable mais va généralement de médiocre à passable en très haute définition. Les formats HD 720 et 1080p sont parfaitement gérés en streaming.

Vorke V1 : Le test

Un double affichage efficace et une partie audio basique

Un port HDMI 1.4a des plus classiques, sans gestion du CEC ni autres fonctions avancées, permet de sortir un signal numérique. Il sera parfait pour mener à bien les tâches habituelles de ce type de machine, lecture de film en FullHD, affichage sur écran de télévision. Rien que du très classique donc à ce niveau mais une solution qui fait un bon travail. En double écran, une fois le port VGA activé, l’engin tient toujours la route pour les usages habituels. Il est alors agréable de surfer sur un écran et de pianoter sur l’autre, De jongler d’un affichage à l’autre et de profiter du multitâche de Windows 10.

La sortie HDMI permet de se brancher facilement sur un grand écran et, avec la présence d’un port infrarouge en façade, offre la possibilité de glisser l’engin sous un téléviseur et de le piloter à distance avec une solution infrarouge classique.

Vorke V1 : Le test

N’ayant toujours pas de télécommande infrarouge, je n’ai pas pu tester le dispositif cela dit, je lui préfère un clavier avec pavé tactile intégré type Logitech K400 Plus.

Si le transport du son via HDMI se passe sans encombre, la connectique sonore du dispositif est limitée. L’unique port jack 3,5 mm offre une sortie et une entrée micro. De quoi brancher un casque sans encombre mais sans pour autant jouir d’une écoute véritablement exceptionnelle. Le son est correct, sans souffle ni parasites à l’oreille mais l’amplification parait légèrement étouffée. Il faut parfois pousser le son assez fort en jack pour avoir un rendu efficace, on s’en aperçoit lorsque l’on bascule du jack vers le HDMI qui hurle soudain par rapport au volume du casque. Pas un gros défaut mais un détail assez pénible si on a l’habitude de jongler d’un système à l’autre. Le recours à un casque Bluetooth corrige le problème tout comme l’ajout d’un DAC USB externe.

Vorke V1 : Le test

Vorke V1 : Un MiniPC complet et évolutif mais pour quel profil ?

Collégien, lycéen, étudiant, toute personne ayant besoin avant tout d’un PC pour de la bureautique et des loisirs à un prix abordable pourra se contenter très aisément de cette machine telle quelle. Avec quelques téléchargements gratuits2, le Vorke V1 sera paré pour répondre à la quasi totalité des besoins courants.

La seule contrainte que je vois  avec ce type de solution est liée au SAV de la machine. Cet engin se comportera parfaitement dans la majorité des cas mais il n’est pas recommandé pour un professionnel ayant impérativement besoin d’une solution rapidement fonctionnelle. Non pas que le SAV de certains produits en grande surface soit réellement meilleur mais la distance entre les deux interlocuteurs est plus courte.

Pour tout usage ne nécessitant pas un fonctionnement pro, ce Vorke V1 pourra être un engin compact, discret et très abordable. En recyclant un écran, un clavier et une souris, il peut aussi bien trouver sa place dans une chambre que sous un téléviseur ou comme machine familiale dans le salon.

Dernier point pour lequel cette machine peut se révéler très intéressante, le bricolage d’une solution fanless. Pour avoir testé l’engin avec un dissipateur Arctic Alpine 11, le résultat est intéressant puisque la solution est alors parfaitement inaudible et toujours aussi performante. Les performances en terme de calcul pur son supérieures à celle d’une solution Atom Cherry Trail ou Bay Trail et on peut alors imaginer des solutions de mini serveur, de boitier de téléchargement Bittorent ou tous les usages qu’on avait découvert avec un produit comme le Shuttle XS35V4 par exemple dans une version plus performante.

Où acheter le Vorke V1

Vous pouvez obtenir le Vorke V1 chez Geekbuying qui m’a prêté cet exemplaire de test, il y est disponible pour 149€ frais de port compris.

Notes :

  1. Maximum supporté par le processeur Celeron
  2. LibreOffice, Firefox, FoxitReader, un compresseur et un outil de gestion de Cloud disponibles en quelques clics sous Ninite.com
Vorke V1
7.2
Vorke V1
  • Très compact
  • Evolutif en mémoire et stockage
  • Performances convaincantes
  • Parfait pour une intégration sur mesures
  • Ventilé activement
  • Quel SAV pour ce type de machine ?
  • Coque rapidement très sale
  • Compacité
    8
  • Bruit
    7
  • Connectique
    7
  • Performances
    7
  • Evolutivité
    7
261 commentaires sur ce sujet.
  • 1 mai 2017 - 11 h 27 min

    D’après votre test ce mini-PC irait très bien à mon père, je me demande si on peut le trouver en FNAC ou autre?

    Répondre
  • 1 mai 2017 - 12 h 06 min

    @Samuel: Non, en import uniquement.

    Répondre
  • 18 mai 2017 - 20 h 49 min

    […] régulièrement autour des 145€, le prix n’a pas spécialement baissé au fil du temps. Le test de l’engin dans sa première version vous éclairera un peu plus sur le potentiel de ce Vorke V1 […]

  • 20 mai 2017 - 17 h 35 min

    Bonjour a tous

    je voulais juste avoir un petit truc .
    Je vais commander un VOrk v1 sur geekbuying sur le stock spain et il me propose que un livreur c’est ” Europe-Express ” .

    Est-ce que j’aurais des problème avec la douane + taxe tva s’il vous plaît ?
    Parce que le produit est a 153,18 euros. + 10.90 de frait de port pour la france.

    Répondre
  • 20 mai 2017 - 17 h 50 min

    Je voulais dire ” s’avoir ”

    désoler du double post j’ai pas trouver le bouton éditer .

    Répondre
  • 22 mai 2017 - 18 h 42 min

    Bonjour
    Grâce à vous j’ai découvert le vorke v1, que j’ai commandé sur geekbuying, et que je viens de recevoir. J’ai l’intention de l’utiliser comme un pc classique.
    Souris reconnue sans difficulté. Idem pour le moniteur (en HDMI).
    Mais une question : je suis bloqué sur les pages de configuration Microsoft, car mon clavier bluetooth est inopérant, ne pouvant pas activer le bluetooth tant que la configuration n’est pas terminée. Faut-il un clavier connecté en usb?
    Avec mes remerciements.

    Répondre
  • 22 mai 2017 - 19 h 10 min

    @Smitz: Pas de taxe pour les produits entre pays européens, donc non.

    @Mondon: Ca semble être le plus simple oui effectivement !

    Répondre
  • 23 mai 2017 - 4 h 52 min

    @ Pierre Lecourt: Merci :)

    Répondre
  • 8 juin 2017 - 18 h 48 min

    HURRY UP
    En super promo en ce moment sur GeekBuying à 137.80 euro port inclus

    @ Pierre Lecourt : une question. Le Bluetooth 4 est-il bien inclus sur la carte WiFi ou est-ce un chipset séparé implanté sur la carte mère?

    Répondre
  • 6 août 2017 - 10 h 03 min

    Bonjour,
    J’ai acheté 2 Vorke l’un à base de J 3060 l’autre d’Appolo. J’y ai inséré 2 disques durs (SATA3) d’1 To facilement avec le kit d’installation mais aucun des 2 n’est reconnu malgré plusieurs essais. Auriez-vous un conseil ou une solution ? Merci par avance.
    Pierre

    Répondre
  • 6 août 2017 - 10 h 07 min

    Ah j’oubliais aussi un petit souci : extinction régulière de l’écran pendant 1 à 2 secondes sur l’Apollo. Quel est votre avis ? Merci.

    Répondre
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