Un plastique qui cicatrise pour les objets du futur ?

Imaginez un matériau que l’on puisse couper, griffer, rayer et qui retrouverait son état initial en quelques heures ? Ce plastique étrange existe déjà, en laboratoire, à Stanford aux US. Ce composant révolutionnaire est en outre sensible à la pression ou à la flexion. Un concept tout droit sorti de la science fiction qui pourrait arriver un jour sur nos objets du quotidien.

C’est pour l’instant assez laid, une sorte de pâte molle et grise qu’on voit mal envelopper un portable ou une tablette, mais dans le futur cette matière spectaculaire pourrait évoluer tout en gardant ses capacités d’auto réparation. Une fois coupée en deux, un morceau de cette matière se ré-agglomère et se recolle pour ne former à nouveau qu’un seul morceau. Griffé ou entaillé, il se répare de lui même.

Très faiblement conductrice, cette matière synthétique est également sensible à la pression ou la flexion, on peut très bien imaginer une zone plus sensible que les autres où un léger appui démarrerait un service ou l’objet lui même pour éviter de mettre en place un bouton. Zhenan Bao et son équipe à l’université de Stanford tiennent peut être là un matériau qui révolutionnera les machines de demain dans beaucoup de domaines. Une vidéo « expérimentale » est téléchargeable sur le site Nature.

D’autres chercheurs sont à la poursuite d’un matériau miracle, capable de s’auto réparer et applicable à différents domaines de l’industrie. On imagine la révolution que ce type de revêtement pourrait proposer et l’enjeu écologique de ce type de solution. Un objet qui paraîtrait comme neuf des mois après sa sortie aurait forcément une durée de vie meilleure qu’un engin dont la coque se dégrade rapidement d’habitude.

Les premières applications de ce genre de matériaux seront évidemment ailleurs, son coût de développement et sa relative mollesse n’en font pas un bon prétendant à un usage domestique de ce type. Mais le travail en ce sens avance et en plus des verres auto-réparateurs, on peut imaginer dans un futur proche une machine qui n’aurait plus à craindre les sévices du quotidien.

Source : Futura Science

9 commentaires sur ce sujet.
  • 15 novembre 2012 - 12 h 36 min

    Ca rappelle les projets dans la high tech avec une peinture similaire développée par Nissan, qui se cicatrise d’elle même en quelques heures avec une formulation spéciale à base de polymères

    Répondre
  • 15 novembre 2012 - 13 h 12 min

    Y aura t’il encore du pétrole pour exploiter cela. Mais en tout cas ça donne envie

    Répondre
  • 15 novembre 2012 - 14 h 14 min

    Cela ne verra jamais le jour pour les particuliers à cause de la nature même «anti obsolescence programmée» de l’invention à l’heure où on ne vit que par la consommation et pour la consommation.
    Je sais que certaines personnes n’admettent pas cette notion d’obsolescence programmée, essaye d’aller à contre-courant en disant que c’est une hallucination collective pour faire les rebels, et essaye de le prouver par des démonstrations vaseuses. Mais comment expliquer alors par exemple la présence d’une puce dans une imprimante qui déclenche une panne au bout d’un certain nombre d’impressions ?
    L’obsolescence programmée est évidemment là et apporte beaucoup d’avantages pour les industrielles qui n’ont que peu d’intérêt de concevoir des produits qui vont durer bien plus qu’une durée déterminée.

    Il n’y a que quelques exceptions où ce produit pourrait vraiment voir le jour, c’est par exemple pour les militaires qui ont besoin de solidité et de pérennité de leur matériel, dans une situation de guerre, c’est évident que ce serait utile et je suis sûr que l’armée américaine s’intéresse déjà aux recherches de l’Université de Standford.

    Répondre
  • 15 novembre 2012 - 14 h 42 min

    Effectivement le produit ne verra peut-être pas le jour pour les raisons que tu cites. L’obsolescence programmée est bel et bien présente et tu as cité un bon exemple, mais il ne faut pas non plus la voir partout : tous les produits (électrique/électronique) ne sont pas tous forcément conçus pour dysfonctionner après un laps de temps, fort heureusement.

    Répondre
  • 15 novembre 2012 - 20 h 08 min

    @adrien les produits technologiques sont obsolètes dès leur sortie par définition.

    Répondre
  • 16 novembre 2012 - 9 h 07 min

    Pour l’instant ca ressemble surtout à un morceau de shit

    Répondre
  • 16 novembre 2012 - 12 h 33 min

    Je n’avais jamais entendu parler de puces qui déclenchent des pannes dans les imprimantes. Par contre, je connais les imprimantes qui ne peuvent pas imprimer en noir et blanc si la cartouche de jaune est vide, sèche (vieille mais jamais utilisée), ou bien absente… Et les réfrigérateurs qui ne tiennent pas plus de 5 ans, alors que les premiers Frigidaire tenaint allègrement 25 ans !

    Répondre
  • 16 novembre 2012 - 13 h 03 min

    @@StephDAVOS: On ne parle probablement pas de la même chose.

    Répondre
  • 16 novembre 2012 - 13 h 09 min
  • LAISSER UN COMMENTAIRE

    *

    *