Un circuit graphique dans les Intel Quark en 2016

Les Intel Quark de 2016, nom de code Liffy Island, seront équipés d’un circuit graphique. Les Quark actuels ne le sont pas et ne sont donc accessibles que via une autre machine, commandés à distance via une session SSH. Les Quark ont beau être avant tout dédiés aux objets connectés, leur potentiel avec une capacité graphique, s’accroit.

L’idée de cette puce particulière est de proposer un processeur très basse consommation développée autour du coeur du premier des Pentium de la marque. Ce n’est donc pas, vous l’aurez compris, un processeur affichant des performances brutes remarquable. Son combat n’est pas là, l’idée est plutôt de proposer des capacités de calcul à des objets connectés.

Intel Quark

Ces Intel Quark simple coeur vont évoluer et leurs performances vont être un peu plus poussées dans le futur, mais c’est l’apparition d’un circuit graphique qui devrait surtout changer la donne puisqu’il devrait permettre une foule de nouvelles utilisations. Pour le moment le Quark s’exploite comme moteur d’objets divers, là où les instructions sont calculées avant d’être stockées ou émises. Au coeur de la plateforme Edison de la marque, le Quark permet de miniaturiser des engins très variés.

Intel Quark

En  2015, Seal Beach fera son apparition, avec un circuit graphique intégré et des connexion possibles en LVDS ou en MIPI-DSI tel qu’on en trouve sur les Raspberry Pi. Premier Intel Quark à embarquer un circuit graphique, il ouvre la voie à des installations différentes. L’idée n’est pas de développer des performance à outrance mais par exemple de traiter et d’afficher des données vidéo et de communiquer directement avec la puce, celle-ci gérant également une interface tactile. Cette gamme supportera l’environnement Windows et Linux avec un BIOS UEFO OPen Source et le cryptage matériel des données

Intel Quark

La promesse d’Intel parle également d’accélération matérielle de la 3D et de décodage de vidéos au format MPEG2, de quoi imaginer de nouveaux emplois de l’ensemble Quark. A noter tout de même que cette version embarque 512 Ko de mémoire SRAM directement sur la puce, contrairement à la gamme de Liffy  Island qui aura droit au double mais pas de circuit graphique. L’espace nécessaire à la gravure du GPU  je suppose.

 

On restera dans des solutions très peu gourmandes avec des TDP très très bas puisque les puces resteront entre 1.5 et 2 watts de consommation. Avec elles, on imagine l’apparition de solutions maison très variées. La connectique reste importante : 2 ports SD/eMMC, un Ethernet 10/100, de l’USB 2.0 et des GPIO programmables.

Intel Edison

J’ai eu peu d’échos des solutions en cours de développement avec Quark et Edison pour le moment, peu par rapport à la masse considérable de bidouillages sous Raspberry Pi par exemple, mais les projets sont souvent menés par des universités avec pas mal d’ambition et de moyens : Du micro satellite en passant par l’appareil photo ou diverses solutions connectées. Tout cela est prometteur pour la réalisation maison de tonnes de solutions innovantes.

Source: Myce.com

Un commentaire.
  • 26 novembre 2014 - 17 h 49 min

    Excellent !
    L’IoT Intel est en marche.
    Mais 1 ou 2 W c’est encore trop énorme par rapport à un microcontrôleur qui est plutôt en dessous de 0,1 W et en dessous de 1 uW en mode repos.
    1W ça bouffe une petite batterie de qq centaines de mA.h en … 1h justement.
    Pas glop pour des équipements de type IoT justement.
    Je soupçonne des accords de complaisance entre Intel et EDF.
    Db

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