Qualcomm et Broadcom : A partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute

Suite des aventures entre Qualcomm et Broadcom, le directoire du premier ne serait finalement plus totalement opposé à un rachat par le second. On se souvient de l’offre de Novembre dernier où Broadcom annonçait son intention de racheter Qualcomm. A l’époque, ce dernier avait opposé un refus catégorique.

Qualcomm annonçait d’une manière presque outragée que l’offre de départ de Broadcom sous évaluait largement la valeur de la société. Les 130 milliards de dollars promis par Broadcom semblaient insuffisants pour s’offrir le géant des puces et des brevets.

Broadcom

Qualcomm et Broadcom se rencontrèrent à nouveau un peu plus tard devant un chiffre un peu plus gros pour une nouvelle tentative. Toujours non.  Et cette semaine Broadcom s’est montré encore une fois un peu plus insistant. Lors d’une réunion avec Qualcomm, ils ont présenté une nouvelle nouvelle offre. Désormais Qualcomm ne dit plus un non aussi catégorique, estimant juste qu’elle est encore sous évaluée mais précisant qu’ils ne seraient plus contre une offre plus élevée…

qualcomm

Revirement de situation de la part de Qualcomm ? Pas vraiment. Le simple fait qu’ils continuent de discuter montre que la porte n’est pas totalement fermée. Leur politique est toujours de proposer la solution la plus rentable pour leurs actionnaires… Et cela se traduit par une demande d’efforts supplémentaires de la part de Broadcom mais également un engagement à un plus gros chiffre de réparation en cas de désengagement de l’offre. Si, pour une raison quelconque, le rachat n’était pas validé après une signature entre les deux entités, Broadcom devrait payer une somme plus importante à Qualcomm. Et le risque est réel pour la marque, entre les problèmes de concurrences et les soucis financiers que peuvent générer un tel rachat, un échec serait problématique pour les deux marques.

Je crois que ce changement subtil de communication de la part du papa des Snapdragon, le  fait de ne plus totalement fermer la porte à un rachat mais d’ajuster les détails financiers et techniques, montre également que Broadcom a du solidifier son plan d’investissement. La marque ne dispose pas en propre des sommes qu’elle veut engager, son montage financier doit donc être particulièrement bien ficelé pour avoir du poids.

Comme le disait Audiard, Quand on parle pognon, à partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute.

5 commentaires sur ce sujet.
  • 16 février 2018 - 18 h 27 min

    Quand on cite Audiard, on fait toujours mouche.

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  • 16 février 2018 - 21 h 15 min

    Racheter avec de l’argent qu’ils n’ont pas. Parce que Broadcom, ce n’est pas Apple ou Intel !
    Donc c’est de l’argent emprunté, et il va falloir traire la vache à fond pour tirer autant d’argent, surtout après que Qualcomm a perdu de son prestige, après les histoires de brevets LTE et la concurrence des Chinois pour les SoC téléphone.

    Cela me fait penser à la fuite en avant de Vivendi, il y a quelques années.

    Et puis il y a le rachat en cours (toujours ?) de NXP par Qualcomm.
    Après que NXP ait acheté Freescale.

    Cette concentration ne présage rien de bon, et on finit par avoir plein de gammes de produits concurrents entre ex-Freescale et Broadcom…

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  • 17 février 2018 - 17 h 21 min

    @TREZA: @TREZA:
    Donc c’est de l’argent emprunté…???
    Dans le cas d’une fusion/acquisition le plus gros de la somme sera payée en actions Broadcom !

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  • 17 février 2018 - 19 h 11 min

    Broadcom Market Cap: 97.29B for Feb. 16, 2018.
    Qualcomm Market Cap: 96.00B for Feb. 16, 2018

    D’où vient cet argent qui est proposé ?

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  • 12 mars 2018 - 19 h 11 min

    […] moment rien n’est fait entre Broadcom et Qualcomm. L’échiquier est bloqué parce que si l’acquéreur est généreux avec un offre à 117 milliards de dollars, il ne l’est pas encore assez au goût des actionnaires de Qualcomm. Mais même si […]

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