Pipo P10, une solution 2-en-1 10 pouces 2560 x 1600 pixels sous Phoenix OS

La Pipo P10 est une tablette 10.1″ qui se glisse dans un dock clavier, elle passe donc du statut d’écran portatif à celui d’un format netbook assez simplement. Son autre particularité, c’est l’utilisation de Phoenix OS comme système d’exploitation.

Construite autour d’un SoC ARM Rockchip RK3399, la Pipo P10 devrait proposer des performances intéressantes. Il s’agit d’une puce composée de deux coeurs ARM Cortex A72 à 2 GHz et quatre coeurs Cortex A53. Elle embarque un chipset graphique Mali-T860MP4 et propose des petites choses sympathiques comme la gestion du HDMI 2.0 avec HDCP, le décodage de fichiers H.265 à 60 images par seconde et prend en charge l’Ethernet Gigabit, l’eMMC 5.1 et l’USB 3.0. Toutes ces fonctions ne seront malheureusement pas utilisées par la Pipo P10.

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L’idée de base de cette tablette n’est pas nouvelle : Il s’agit de  mélanger les usages avec un format 10.1″ classique qui offre un affichage IPS de belle définition : 2560 × 1600 pixels. De quoi piloter plusieurs fenêtres à l’écran et cela tombe bien puisque le système embarqué sera un Phoenix OS. Un système que vous connaissez peut être sous un autre nom, celui de Remix OS. Pour faire court, Phoenix OS est une version proposée aux constructeurs de Remix OS, qui visait le grand public.

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Ces systèmes sont des dérivés d’Android adaptés à un usage sur un ordinateur classique avec gestion du clavier et de la souris et une fenêtrage des applications. Après l’échec d’une distribution grand public de RemixOS, Phoenix OS a pris la relève – comme son nom le suggère – et vise désormais une distribution directe aux constructeurs comme une alternative à Android. C’est plutôt un bon choix pour cette Pipo P10 puisqu’une fois intégrée dans son dock, la tablette se transformera en netbook 10.1″ et profitera alors de périphériques de saisie habituels avec pavé tactile et clavier Qwerty.

2017-12-26 13_15_08-minimachines.netDes bordures d’écran qui ont beaucoup de mal a passer inaperçues…

Le Rockchip RK3399 sera accompagné de 4 Go de mémoire vive DDR3L et de 32 à 64 Go de stockage eMMC – non détaillé – de base accompagnés par un lecteur de cartes MicroSDXC1. L’ensemble devrait donc tourner correctement et proposer des performances très correcte pour faire tourner Phoenix OS et, puisque le système est basé dessus, les applications et le système Android 7.1 qui s’y cachent en réalité.

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L’écran est évidemment tactile, capacitif, il propose 10 points de contact et un stylet actif avec 1024 niveau de pression sera également disponible en option. La partie tablette embarque une sortie MicroHDMI non détaillée et un seul port USB Type-C. On ne sait donc pas pour le moment si il s’agit d’un HDMI 2.0 avec HDCP et d’un USB 3.0.  Une sortie jack audio est également de la partie. Des enceintes stéréos sont intégrées à la tablette ainsi qu’un petit microphone et une webcam frontale de 5 mégapixels pour la vidéo conférence. Un second capteur au dos de l’engin, en 8 mégapixels avec Autofocus et LED flash, permettra de réaliser des clichés externes.

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La Pipo P10 se connectera en Wifi de type 802.11AC et proposera du Bluetooth 4.0. Sa batterie est une 6600 mAh en 2.7 volts. Le clavier proposera en option un lecteur d’empreintes digitales. La partie tablette devrait peser 51 grammes pour 25.5 cm de large sur 16.4 cm de haut et 7.8 mm d’épaisseur. Pas d’informations concernant la combinaison des deux éléments.

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Annoncée à 250$ en version 64Go, la  tablette Pipo P10 sera proposée à 213€ avec le clavier et un stylet actif si l’on en croit les informations proposées par les premières mises en page de ce produit chez Gearbest. A prendre toutefois avec quelques réserves. Le produit n’est pas encore en stock, il devrait l’être d’ici la mi Janvier et il n’est pas sur  que des éléments ne disparaissent pas de la boite ou des caractéristiques au fur  et a mesure que l’engin fera son apparition réelle en stock. Dans tous les cas, l’aspect global de cette solution, ses énormes bordures d’écran en mode netbook, trahissent un design assez ancien. Ce qui est encore tolérable en mode tablette passe beaucoup plus mal une fois posé en mode clavier. Les grosses bordures d’écran font passer ce type d’engin pour des jouets. Les points négatifs sont trop nombreux face aux éléments positifs. Certes l’écran affiche une belle définition et le trio SoC, mémoire et stockage est plutôt correct pour le prix mais on va vite se retrouver face à un engin compliqué à gérer notamment parce que nous n’avons aucune certitude dans la durée face à l’exploitation de Phoenix OS qui est désormais totalement fermé.

Source : AndroidPC.es

 

Notes :

  1. Mention d’une compatibilité avec des cartes de 64Go
11 commentaires sur ce sujet.
  • 26 décembre 2017 - 13 h 33 min

    Pas mal, pas mal…
    Mais j’aurais toutefois préféré un système linux.
    À ce prix, la mi pad 3 me semble esthétiquement meilleure.
    J’aurais pas non plus dis non à une solution Windows équipée d’un cpu gemini lake (Pentium N5000), qui semble ne jamais vouloir sortir…

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  • 26 décembre 2017 - 17 h 39 min
  • 26 décembre 2017 - 18 h 29 min

    51 gramme ? ca fait léger :)

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  • 26 décembre 2017 - 18 h 33 min

    Il existe des applications Android supportant 1024 niveau de pression ?
    Cette machine semble plutôt taillée pour un futur Win10 ou bien Linux, quoi que dans ce dernier cas avec un Mali on y perdrait beaucoup.

    @Skwaloo: UBports serait intéressante mais Anbox n’étant pas capable (pour le moment) de récupérer les accès à tous les périphériques (caméra, GPS, etc) et demandant plus de puissance pour faire tourner l’application ça devient compliqué.

    RemixOS reste la meilleure solution pour ce matériel au final. Ou bien ChromeOS.

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  • 26 décembre 2017 - 21 h 09 min

    @Annoshim:
    « Mais j’aurais toutefois préféré un système linux. »
    On peut dire que c’est le cas car Android est basé sur un noyau Linux.

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  • 27 décembre 2017 - 9 h 17 min

    @zikzak: « Anbox n’étant pas capable (pour le moment) de récupérer les accès à tous les périphériques (caméra, GPS, etc) » : dommage, mais pas nécessaire pour toutes les app.

    « et demandant plus de puissance pour faire tourner l’application » : pour l’occupation en RAM ou pour la couche Java ? Vu comme les perfs augmentent sur les SoC ARM, ça devient de moins en moins un problème.

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  • 27 décembre 2017 - 11 h 22 min

    Ce sont les même caractéristique que l’Archos Diamond Tab (2017).
    Ayant possédé la Haier Pad 971 sous RK3288 que je trouvais très performante, je pensais justement me procurer une nouvelle tablette sous Rockchip.

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  • 27 décembre 2017 - 14 h 18 min

    Un avis sur Phoenix OS ? C’est valable pour donner une deuxième vie à un machine plus ancienne ? Genre laptop et tablette.

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  • 27 décembre 2017 - 15 h 33 min
  • 27 décembre 2017 - 18 h 41 min

    Perso ,je suis assez intéressé par ce système .
    Cherchant prioritairement une tablette REMIX l’an dernier pour avoir un Android plus pratique en autre .

    Voir arriver un système simple et alternatif a du 100% Google ou du 100% Windows me semble un plus pour de nouvelles machines ,voir motoriser d’anciennes avec un booster .

    La page de l’OS indique pour x86 a partir du processeur Atom ,je pense que ce doit etre valable pour un Z-3735 et suivant .
    Reste a voir les fabricant chinois oser une de ces box Intel sous ce système prometteur a prix intéressant .

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  • 27 décembre 2017 - 19 h 27 min

    Et on ne peut pas installer un linux dessus ?

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