PiJuice, une batterie sur mesure pour la Raspberry Pi

La Raspberry Pi peut exploiter beaucoup de batteries différentes, le fait de posséder une entrée d’alimentation au format MicroUSB permet de profiter des batteries externes. PiJuice propose plus à un très bon tarif.

Il y a des milliers de projets exploitant une Raspberry Pi sur la toile. Beaucoup d’entre eux le font de manière autonome grâce à une batterie externe. PiJuice propose un modèle de batterie totalement adapté à la Raspberry Pi.

PiJuice

Parce que des projets portables, il y en a un paquet avec la Raspi, ordinateurs portables, consoles de jeu, appareils photos, caméra de surveillance ou appareil photo qui se déclenche au passage d’un animal. Un smartphone a même été construit avec cette petite carte.

Dans tous ces usages, le montage propose la connexion à une batterie externe plus ou moins grosse et épaisse et pas forcément profilée pour la carte. PiJuice est un projet Kickstarter de batterie spécialement conçue pour la Raspberry Pi. Elle reprend les pins de la carte pour l’alimenter sans les boucher da manière a garder la compatibilité HAT du système.  Une conception qui permet de positionner la batterie parfaitement au dessus de la carte d’origine.

La PiJuice propose une batterie amovible Lithium Ion de 1400 mAh et embarque une LED RGB qui indique son état à l’utilisateur tout en étant parfaitement programmable via la carte. Sur l’ensemble des pins de la carte, 5 sont donc occupés par la batterie afin de la piloter, pour la mettre en veille par exemple lorsque la batterie touche à sa fin. Le reste des extensions est disponible pour n’importe quel bricolage.

PiJuice

La plateforme devient ainsi totalement indépendante d’une source de courant traditionnelle, elle peut se recharger pendant que l’on utilise la Raspi de la même manière qu’une tablette ou un smartphone. Associée à un panneau solaire, on peut imaginer un système qui s’alimenterait et se chargerait le jour et exploiterait la batterie la nuit. A noter que la PiJuice devient également un onduleur pour la carte, la protégeant des éventuelles pannes et sautes de courant.

Mais la PiJuice propose encore un peu plus que cela puisque ses créateurs ont intégré sur la carte quelques fonctions bien utiles comme une horloge temps réel. Cela colle bien avec les projets extérieurs ayant besoin d’une grande autonomie par exemple : Une station météo indépendante alimentée par un panneau photovoltaïque pourra faire un point météo à des intervalles précis et les transmettre via GSM.

Les 1400 mAh sont suffisants pour faire fonctionner la Pi pendant 6 heures ce qui semble assez peu mais des modèles en 5000 et 10000 mAh sont sur les rails, et offriraient respectivement 16 et 28 heures d’autonomie à la carte. Et si cela ne vous suffit pas, une option de panneau solaire est disponible pour avoir une Pi perpétuelle clé en main.

Minimachines.net 2015-03-06 17_33_06

Vous devez craindre le pire niveau tarif, la campagne Kickstarter n’est même pas si gourmande : 24£ pour la PiJuice 1400 mAh et 60£ pourla PiJuice avec panneau solaire ! La campagne a d’ores et déjà atteint plus de 3 fois son objectif initial de 10000£ et les PiJuices sont prévues pour une expedition en Mai 2015.

16 commentaires sur ce sujet.
  • 7 mars 2015 - 9 h 25 min

    C’est bien, ce n’est pas cher. Par contre pour la consommation de la cartounette, cela dépend de ce qu’il y a de connecté dessus, de ce qu’elle fait et SURTOUT du modèle de la carte.
    La B consomme plus que la B+ (la plus frugale). La V2 consomme un poil moins que la B+ quand elle ne fait rien et davantage quand elle est sollicité.
    Quelques mesures :
    http://raspi.tv/2014/how-much-less-power-does-the-raspberry-pi-b-use-than-the-old-model-b

    Sinon, si c’est pour faire de la lecture de capteur un Arduino est imbattable en terme de consommation (genre 20mAh) et dispose de nombreux modes de « sommeil » faciles à mettre en oeuvre.

    Répondre
  • 7 mars 2015 - 11 h 19 min

    La batterie + la webcam + le clavier et souris + l’écran + le module wifi/bluetooth + ceci et cela = une facture plus grosse qu’une tablette ou un netbook.

    C’est pour cela qu’une RPI restera toujours une RPI et n’évoluera jamais.

    Répondre
  • 7 mars 2015 - 13 h 46 min

    Le but du raspberry pi n’a jamais été de remplacer à moindre frais un équipement informatique courant tel qu’une tablette ou un netbook mais de découvrir les joies de l’informatique, de l’électronique et du prototypage en général.

    Répondre
  • 7 mars 2015 - 14 h 52 min

    Ha Sopilou, je crois que tu n’as pas bien compris quel était l’intérêt des petites cartes. Il y a cinq millions de cartes vendues depuis la mise à feu en 2012.

    Eben Upton pensait que 10 000 seraient vendues, mais voila, certaines personnes y trouvent un intérêt.

    Le responsable de Google en a offert récemment une dizaine de milliers à l’enseignement anglais. Google à offert le projet « Coder » qui permet de débuter et apprendre un peu comment coder un site web.

    Microsoft injecte son vers dans le fruit avec W10 for IoT…

    L’intérêt de ce que présente Pierre, c’est d’alimenter la carte pour qu’elle soit autonome. Il y a plusieurs cartes de station météo que l’on peut ajouter à une Rasp. Il y a un beau projet à suivre sur le magazine MagPi et effectivement l’alimentation est un problème.

    Si le problème peut être résolu, c’est un soucis technique en moins pour se concentrer sur la partie « métier » du code et du hardware.

    Sopilou, je te propose de venir chez moi voir une toute petite partie de ce que l’on peut faire avec une Rasp ! Et pour moins cher que des solutions déjà toutes intégrées. Et avec la curiosité rassasiée. Et en ayant appris quelque chose.

    Finalement, utiliser une Rasp c’est un peu le contraire de l’esprit de consommation. On n’est plus victime de l’obsolescence programmée parce que l’on peut réaliser par soi même. Mi j’aimerai que les laves linges soient open source, ça me gonfle de devoir payer une carte 150€ alors que dessus il y a une Atmel (qui motorise les Arduino) et quatre relais…

    Si l’on n’a plus besoin d’une fonction on peut recycler la carte pour une autre fonction. Quand on est dans ce mouvement, on a toujours des idées !

    On est dans le domaine du partage d’information, tu sais celui qui fait qu’au plus tu partages, au plus tu t’enrichis…

    Répondre
  • 7 mars 2015 - 14 h 59 min

    Sopilou,

    Peut être peut tu essayer de lire par exemple l’ouvrage de Chris Anderson, le rédac chef de Wired, qui se nomme « La nouvelle Révolution Industrielle » ?

    La Rasp, ce n’est qu’une partie du « mouvement ».

    Le monde change. Peut être que tu t’en prends à la Rasp parce que tu n’aimes pas le sentir changer, parce que tu ne comprends pas et que tu as peur.

    Répondre
  • 7 mars 2015 - 15 h 32 min

    @StarLord: non, je pense juste qu’il préfère du « clé en main »
    je connais un paquet de monde qui ne sont pas des makers alors qu’ils ont toutes les compétences pour ça (et certains le temps en plus ! )
    au final non, ils achètent des trucs et les remplacent quand ça tombent en rade juste parce que « ça les saoulent »
    c’est un état d’esprit, quand leur imprimante tombe en rade par exemple, ça leur vient pas à l’esprit de la réparer ou de la flasher
    ils râlent, jettent et rachetent
    s’ils ont besoin d’une wifi parce « android-iphone, le cloud etc etc », ils en re rachètent une au lieu de coller une RPI au cul de leur imprimante etc etc (et en plus, certaines de mes connaissances ont fait le coup sur des lasers increvables !!! )
    certaines fois ils les donnent , mais rarement (parce que « ça prend du temps, c’est pas toujours possible là ou j’habite, y pas d’assoc ou elle est loin, je vais pas stocker « ça » pendant un an le temps que X passe » etc etc)

    c’est une mentalité, c’est comme ça

    sinon spoilou on le connais bien ici, il aime pas intel, microsoft, est pro arm pour tous et nous rabâche depuis des années maintenant que « le X86 devrait être mort » et quelques perles dans le style

    il est passé sous mac (intel) depuis parce qu’il attendait le mac air en arm (qu’on attend toujours) mais avait probablement pas le temps d’attendre plus et besoin d’une machine rapidement (au lieu de prendre un pc portale pas cher type lenovo et de coller une manjaro par exemple plus wine pour office ou autre)

    donc bon

    mais en tous cas, l’invitation est super et ça lui ferra peut être changer d’avis sur certaines choses (même si ce ne sera jamais un futur habitué des fablabs)

    sur certains sujet de minimachines, c’est plus un troll qu’autre chose (et pas sur d’autres)

    bref, bonne fin de week end à tous (tiens, j’ai un hic avec ma touche b, va falloir que je démonte et nettoie mon clavier moi)

    ps, je m’abonne pas pour les comms ici donc répondrais pas à ce billet, inutile de me repondre sur spoilou

    Répondre
  • 8 mars 2015 - 14 h 12 min

    Un projet intéressant pour créer un ordinateur Pi ou une console portable réellement exploitable .

    Répondre
  • 8 mars 2015 - 17 h 32 min

    Rhaaa… Une Pi, même en version 2, ce n’est pas assez pour remplacer une station avec un Intel.

    Le nouveau navigateur et les quatre coeurs avec 2x plus de RAM arrangent pas mal les choses, mais pour l’instant les machins avec de l’Intel dedans à moins de 100€ ça le fait plus qu’une Rasp. Et ça le fera encore mieux quand on aura W10 et que Windows 8 ne sera plus qu’un affreux souvenir.

    Je crois que l’usage le meilleur que l’on puisse faire d’une Pi (hors l’apprentissage) est en mode « headless », c’est à dire sans écran. Le bouzin réalise une fonction (ce ne sont pas les exemples qui manquent : NAS, Seedbox, boitier pour imprimante à Wifitiser, contrôle de petit robot, Camera IP, serveur Musical, PirateBox, SopilouBox, bla bla bla).

    Avec écran je pense Retrogame (mais moins simple qu’un Mame32 sur PC par exemple), Boitier Home Cinema.

    Finalement le Retrogaming c’est un bon exemple : il n’y a rien de plus simple que Mame32 sur un PC, ça fonctionne de suite et point barre.

    Sur une Pi, il y a bien trois distros qui ont le vent en poupe, avec plus ou moins de difficultés à l’installation et au paramétrage. Par contre on peut aussi acheter le gros joystick et les boutons qui vont avec sur Amazon.UK et se faire sa propre borne d’arcade, par exemple à intégrer dans une table basse avec un plateau en verre. C’est donc plus compliqué, ça prend du temps, c’est un vrai projet DIY, mais à la fin on a fait quelque chose.

    Répondre
  • 8 mars 2015 - 17 h 51 min

    @StarLord:

    la v2 c’est vraiment juste en pc pour le net et youtube sur la tv ?

    Répondre
  • 9 mars 2015 - 8 h 47 min

    Naaan !

    La V2, c’est un cadeau du ciel. Rien ne bougeait, on avait toujours le même proco et on faisait avec : franchement ce n’était pas un problème, on savait pourquoi on faisait avec la Raspberry et en quelque sorte les projets étaient déterminés par ce dont on avait à disposition.

    Il y a avait des alternatives pour des besoins spécifiques auxquels la Rasp ne pouvait répondre, par exemple les produits Odroid Harkernel, les « Beagle Bone » et autres. Et c’était toujours plus cher (un peu, mais plus cher), ou pas exactement compatible d’un point de vue hard (donc on ne va pas développer une carte additionnelle pour des perspectives de ventes très faibles).

    Et la force de la fondation était d’avoir établi un écosystème reposant sur une très grande communauté et donnant l’idée d’un suivi sur le long terme et d’une aide disponible. Alors ça rassure ceux qui veulent tenter. Puis on reste sur la Rasp parce que l’on est rassuré, on en connait les limites et les possibilités.

    La V2, c’est pareil que la B+, au même tarif… Mais six fois plus puissante : moi c’est la première fois que je vois ça, du jour au lendemain pour le même tarif, tu as 6x mieux.

    En lisant les specs début février, j’ai appris un nouveau mot : geekasm.

    Tout de suite j’ai regardé le site de RS, en me disant « oué, ça va mettre six mois avant d’arriver », et j’ai vu « dispo », alors j’ai commandé immédiatement.

    Quatre commandes linux plus tard mon serveur en B+ a été six fois plus rapide sur la V2, tout simplement.

    Mais ne nous trompons pas : même la fondation reconnait que la navigation s’est améliorée, mais ce n’est pas parfait.

    Et la carte c’est pour l’éducation (à la base), et YouTube ce n’est pas l’éducation…

    Et pour finir (pardon pardon pardon pour les mots qui suivent), je n’ai pas de TV, ça me gonfle de voir qu’une majorité d’ignorants ne pensent qu’à la question de savoir si l’on peut voir des films ou youtube avec la carte parce que ça c’est vraiment regarder le truc par le petit bout de la lorgnette.

    Lisez « MagPi » (hébergé depuis peut par la fondation, lisez « Make », allez sur les forums dédiés et vous aurez une idée.

    Dépensez 40€ et essayez, testez, découvrez, apprenez. Vous aurez moins de temps pour la téloche mais vous aurez appris.

    Répondre
  • 9 mars 2015 - 9 h 51 min

     » je n’ai pas de TV, ça me gonfle de voir qu’une majorité d’ignorants ne pensent qu’à la question de savoir si l’on peut voir des films ou youtube avec la carte parce que ça c’est vraiment regarder le truc par le petit bout de la lorgnette. »

    si on te suit il faudrait réserver cette carte aux gens comme toi qui vont signer d’y passer tous les we à bricoler ?

    alors oui je suis un ignorant et c’est comme ça, je m’occupe de ma famille , je fais du sport, je vois des potes le we, je ne fais pas/plus d’info le we …. enfin bref je vis …

    sinon y pas un windows chez moi … et je vois ça plutôt que d’acheter une clef android ..

    Répondre
  • 9 mars 2015 - 9 h 54 min

    sinon, jusqu’à preuve du contraire l’éducation n’a rien à voir avec l’informatique …. sauf si tu es à la fac ou en école d’ingé ..

    Répondre
  • 9 mars 2015 - 10 h 11 min

    @toto : pour l’éducation, ce n’est pas ce que pense les gouvernements. L’anglais par exemple qui aura beaucoup investi dans le domaine. Mais les anglais auront eu Clive Sinclair et le ZX80 et ses déclinaisons et ont une « culture » du domaine. La Rasp est le descendant.

    Le gouvernement français imagine faire une introduction au « code » l’année prochaine pour tous les élèves de la maternelle au Bac.

    Répondre
  • 9 mars 2015 - 11 h 49 min

    oui tu as raison, en 6 ieme tu as 90% des élèves qui ne savent pas écrire une phrase correctement, mais si par contre ils savent coder …

    ps: tu devrais prendre du recul dans ta façon de juger les gens sur ce post (je parle pas de ce que tu écris contre moi) car ton discours est contre productif … tu passes pour un gamin qui vient de recevoir sa carte et qui pense qu’il va révolutionner le monde …

    Répondre
  • 9 mars 2015 - 13 h 22 min

    @toto : je ne prétends pas avoir raison, ce sont les services de l’éducation nationale qui réfléchissent là dessus.

    Je n’ai pas l’impression d’avoir écrit contre toi. Si tel es le cas alors toutes mes excuses.

    Répondre
  • 9 mars 2015 - 13 h 49 min

    Voila, j’ai retrouvé un lien :
    http://www.education.gouv.fr/cid81402/-ecole-numerique-encourager-l-initiation-au-code-informatique.html

    Globalement il n e s’agit pas d’apprendre à coder, mais d’acquérir une culture informatique qui permette de ne pas être dépourvu face aux machines.

    Et une petit citation :
    « L’éducation par le numérique amènera l’école, le collège et le lycée à lutter de manière beaucoup plus efficace contre l’échec scolaire et contre les inégalités. L’objectif du Gouvernement est de réaliser un investissement sans précédent en faveur de l’équipement et en faveur des ressources du numérique éducatif. Enfin, l’éducation au numérique, ce sera l’initiation au codage informatique dès l’école primaire ».

    Au Royaume Uni, ça fonctionne pas mal avec la Raspberry comme support. Et une partie des Rasp sont fabriquées dans les usines Sony en Angleterre.

    Répondre
  • LAISSER UN COMMENTAIRE

    *

    *