Nvidia dévoile Pascal, la prochaine architecture de la marque après Maxwell

Nvidia profite de la GPU Technology Conference pour dévoiler ses futures évolutions graphiques et en particulier Pascal, l’étape d’après Maxwell. Une évolution de ses processeurs qui cherche à améliorer notamment la gestion des ressources nécessaires aux calculs des puces de la marque.

Résumé :Pour Nvidia, le problème principal des processeurs actuels est qu’ils n’arrivent pas à traiter plus de données parce que le reste du système n’est pas capable de gérer leur traitement correctement. Les puces sont limitées notamment par une bande passante trop faible pour assurer un débit suffisant face aux besoins de processeurs toujours plus rapides et gourmands en données. La marque annonce Pascal qui devrait, en théorie, améliorer ces échanges.

Envoyer des données d’un processeur graphique à un processeur de calcul au sein d’une machine, c’est comme si vous aviez une lance à incendie au bout d’un tuyau d’arrosage de jardin. La lance à incendie est capable de gérer une énorme quantité d’eau mais malheureusement le tuyau de jardin ne sais pas gérer un débit suffisant. La bande passante des machines modernes se comporte comme le tuyau de jardin et Nvidia veut remédier à ce problème.

Nvidia Pascal

Pour y arriver, Nvidia lance NVLink, une nouvelle architecture co-développée avec IBM qui permet par exemple de mieux gérer la communication entre le processeur graphique et le processeur global d’une machine ou entre 2 puces graphiques assemblées entre elles. En gros ou utilise une lance à incendie et un tuyaux de pompier à la place de celui du jardin pour faciliter les échanges et le transfert des données entre les divers éléments. Un goulot d’étranglement en moins qui évite de calculer un élément à toute vitesse mais de devoir le mettre en file d’attente pour qu’il soit pris en compte par l’autre puce.

Nvidia annonce des gains de performances importants, entre 5 et 12 fois plus de vitesse de traitement des données. Ce qui pourrait avoir un vrai impact sur de nombreux usages et pas uniquement le jeu puisque de plus en plus de fonctions exploitent les coeurs graphiques des puces 3D pour effectuer des tâches de calcul lourdes comme le rendu vidéo.

Nvidia Pascal

Afin de faciliter encore ces échanges Nvidia a décidé d’intégrer la mémoire directement avec le processeur graphique. L’idée est donc d’éviter carrément la circulation de l’eau dans le tuyau pour cet élément : Comme si la lance à incendie était directement alimentée par un réservoir situé dans votre dos pour arroser votre jardin et non pas au bout d’un long tuyau. Cette technologie baptisée 3D Memory permet donc au processeur graphique de piocher les éléments nécessaires directement dans la mémoire pour les traiter rapidement. Une nouvelle manière d’éviter de créer un entonnoir limitant les performances de calcul des puces.

Nvidia Pascal

Ces deux éléments font partie de l’attirail des nouvelles fonctionnalités de la prochaine génération de puces de Nvidia. Le choix de Pascal, le célèbre philosophe et mathématicien Français, n’est pas anodin. L’homme a été notamment l’inventeur d’une machine à calculer, capable d’additions et de soustractions, connue sous le nom de Pascaline qu’il a mise au point à l’âge de 19 ans. Pascal était un mathématicien de grande renommée et Nvidia lui rend ainsi un hommage appuyé.

Nvidia Pascal

Pas attendue avant 2016, cette génération de processeurs Pascal prendra la suite de l’actuelle génération Maxwell qui vient tout juste d’être commercialisée. Difficile de voir exactement où va Nvidia et ces annonces posent beaucoup de questions.

D’abord la marque est t-elle au bout de ce qu’elle peut faire d’un point de vue calcul pur ? Augmenter le nombre de coeurs intégrés, améliorer les échanges de bande passante et coupler plusieurs processeurs ensemble ne cache t-il pas une sorte d’arrêt des possibilités d’amélioration des capacités des puces elles-même ? Difficile à dire et 2016 est loin, cette présentation à la GTC de Pascal est peut être la partie visible d’un Iceberg de nouveautés. Nvidia communique largement à l’avance, comme d’habitude mais ne dévoile peut être pas toutes ses cartes.

Nvidia Pascal

Comment l’industrie va t-elle réagir à ces nouveautés ? Les fabricants de  cartes graphiques verront t-ils d’un bon œil le fait d’intégrer de la mémoire vive directement aux puces de la marque ? Limitant d’autant leurs possibilités de jouer sur les performances des puces et de varier les capacités de la mémoire externe pour proposer des gammes de cartes graphiques différentes ? Un des moyens  pour certains de proposer du haut de gamme et pour d’autres de tirer sur les tarifs. Cette technologie ne risque t-elle pas encore une fois d’uniformiser l’offre ?

Comment Intel va réagir à NVLink ? Pour que la communication existe entre la partie graphique de Nvidia et le processeur d’Intel, il faut que les 2 soient compatibles NVLink, et il n’est pas sur que le fondeur de processeurs Core voie là un avantage commercial en privilégiant les puces Nvidia au détriment de ses propres puces graphiques intégrées…

Beaucoup de questions donc et des réponses qui apparaîtront probablement en feuilleton d’ici la sortie de Pascal en 2016.

3 commentaires sur ce sujet.
  • Luz
    26 mars 2014 - 19 h 19 min

    Je sens déjà la profusion de jeux de mots sur Canard PC…

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  • 27 mars 2014 - 10 h 41 min

    Si ils veulent imposé un nouveau port de com entre le GPU et le CPU, ils ont raisons de commencer le marketing maintenant, car si AMD ou NV travail avec eux, il faudra aussi que les fabricants de mobo s’y mettent aussi. Sinon faudra que NV fabrique leur propre CPU et mobo^^

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  • 31 mars 2014 - 1 h 20 min

    J’ai peut être rien compris mais la technologie NVlink est uniquement logiciel non ? On peut espérer une MàJ des drivers des anciennes générations de carte Nvidia pour une compatibilité ? Ou c’est également Hardware et lié à la compatibilité PCie 3.0 ?

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