Le Microsoft Surface Studio en action au travers de 6 vidéos

Le Microsoft Surface Studio vient tout juste d’être annoncé et manifestement la logique de son utilisation à deux mains n’est pas forcément des plus évidentes. L’engin brouille un peu l’usage habituel des ordinateurs tactiles en se séparant en partie de la couche tactile de l’écran pour la remplacer par des outils externes : Stylet actif et Surface Dial.

En attendant de voir à quoi va ressembler pour de vrai le Microsoft Surface Studio, des vidéos pour essayer d’appréhender les usages de cet All In One sont peut être le meilleur moyen pour le comprendre. C’est ce qu’a bien compris le marketing de Microsoft qui est parti à la rencontre de créateurs avec l’engin sous le bras.

On découvre donc cette série de 6 vidéos qui présentent les outils externes du Microsoft Surface Studio que sont le Surface Dial et son stylet actif en action. Cette première vidéo est très généraliste autour de l’objet, elle le décrit par la bouche de plusieurs acteurs. L’avis général est que la combinaison d’outils permet de s’immerger dans le travail en oubliant l’interface. Elle trouve également une parade à un problème récurrent que l’on rencontre sur les outils tactiles en évitant d’avoir à déplacer le bras pour sélectionner des options ou des outils.

Le soucis du tactile sur ce genre de diagonale, le Microsoft Surface Studio est un 28″ tactile, c’est qu’il faut déplacer le bras vers des outils qui peuvent être situés de part et d’autre de l’écran. Si on dessine en haut à gauche de l’écran avec le stylet et la main droite et que la palette de couleurs est située en haut à droite de l’affichage, la main doit traverser tout l’écran pour changer de coloris. Idem si on veut changer d’outil, appliquer une option ou reprendre la souris pour créer un calque ou autre. Avec le Surface Dial, cet effort disparaît puisqu’il est possible de charger des raccourcis sur mesure dans son interface et de déplacer cette interface dans l’écran. Ainsi le bouton rotatif permet de lister les coloris utiles pour la réalisation de son dessin, ses outils et même des éléments supplémentaires.

Cela règle en partie le problème de l’interface 1 pour 1 des écrans tactiles face à l’interface relative des périphériques traditionnels comme la souris.

Le reste des vidéos détaille plus précisément les usages suivant différents scénarios et programmes. A chaque fois, la même remarque, l’ergonomie du duo est remarquable. Il faut bien évidemment prendre en compte le fait que Microsoft interroge des gens qui ont eu accès au Surface Dial  et au Microsoft Surface Studio pour développer des applications compatibles qu’ils comptent bien vendre. Mais, à voir l’utilisation qui en est faite, c’est à chaque fois plutôt convaincant.

Ici, avec le logiciel StaffPad, des usages très originaux ont été faits. Ainsi à 1,10′ on découvre un usage du Surface Dial comme un tampon pour copier et coller des éléments à l’écran. L’utilisateur sélectionne une partie de la partition et la colle sur une autre partie en pressant la surface detectée du dial dessus. Simple mais efficace.

Sous Sketchable, on retrouve un élément qui fait souvent défaut aux utilisateurs de solutions numériques, la possibilité de tourner précisément le support de création qu’ils ont sous l’écran. Lorsque vous regardez un dessinateur au travail, il remue autant le bras, la main que le support qu’il a sous les yeux. Avec le Surface Dial, cet usage est simplifié et surtout plus précis. Pas besoin de relever le stylet pour utiliser une commande tactile capacitive afin de tourner l’image avec les doigts. On actionne la molette pour trouver un angle précis et on continue sur sa lancée.

Mental Canvas permet de dessiner dans l’espace, en profondeur, en voyageant à travers son dessin en « 3D ». On comprend tout de suite l’intérêt du duo. D’une main, on va pouvoir dessiner et de l’autre jouer sur la profondeur du dessin avec la molette afin de naviguer « dedans ». Un passage est très intéressant à 0,44′, l’utilisateur combine naturellement trois moyens de travailler son projet : Le Surface Dial, le stylet mais également aussi le tactile traditionnel. Chacun cumule les avantages de l’autre. Et le CEO de l’application de résumer l’intérêt. Au lieu de perdre le fil de ce que l’on conçoit dans l’interface à chercher un bouton, on peut vraiment suivre ses idées sans se soucier de l’outil informatique.

Drawboard exploite la Surface Dial pour remplacer les outils traditionnels utilisés dans la conception de plans. Rapporteurs, règles et autres équerres de table à dessin. L’idée est d’allier efficacité et précision avec sous la main un panel d’outils gigantesque et des contrôles fins de ces derniers. Régler un angle au degré prêt pour pouvoir dessiner une droite à main levée devient possible sans farfouiller dans 50 menus.

BlueBeam revient sur l’aspect plus naturel de l’outil que l’on emploie à deux mains. Pas comme un geste tactile mais avec toute la précision d’un stylet d’un côté et la possibilité de manipuler une interface logicielle via la molette de l’autre. La possibilité de naviguer entre les couches d’un plan pour ajouter ou enlever des éléments est, par exemple, très naturelle avec le Dial. On enlève d’un coup les éléments de la structure qui ne sont pas utiles pour ajouter ou ôter un élément de la structure d’un bâtiment. Mais on peut également vérifier d’un geste si cela aura un impact sur d’autres parties du plan général. Histoire de pas coller une gouttière au dessus d’un compteur électrique par exemple ou de fixer une poutre dans le vide…

Autre idée super intéressante, la possibilité montrée à 1,16′ de se servir de la zone de détection du Surface Dial comme d’une loupe en le posant sur une zone du plan qui sera ensuite agrandie sur l’autre moitié de l’affichage. Cela permet une navigation précise dans son document et de vérifier hyper rapidement des détails, de les partager à d’autres et évidemment de les corriger ou de les annoter.

Microsoft Surface Studio

J’ai hâte, vraiment hâte de voir ce type de minimachine débarquer. Ici on n’a plus que l’usage d’un outil informatique avec une ergonomie très travaillée et l’engin en lui même disparaît entièrement. Totalement fondu dans le pied de l’engin, c’est un outil invisible tout à fait convaincant.

J’ai encore plus hâte de voir ce que les différents développeurs logiciels vont pouvoir créer avec ce type d’interaction stylet-tactile-molette. Il y a là énormément de champs à explorer pour la retouche numérique sur quelque support que ce soit.

Pour en savoir plus sur le Surface Studio.

4 commentaires sur ce sujet.
  • 8 novembre 2016 - 17 h 30 min

    C’est marrant, s’agissant du Surface Dial, je me dis que presque tout serait possible simplement avec une molette dessinée sur l’écran tactile… Mais pour que les choses se réalisent, souvent, il faut pouvoir les tenir dans ses mains.

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  • 8 novembre 2016 - 18 h 10 min

    Il est limité en stock , il me semble , donc peu de personnes l’auront .

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  • 8 novembre 2016 - 21 h 21 min

    Mouais… Autant pour le dessin à main levée je trouve les vidéos plus ou moins convaincantes; autant l’usage de la molette pour choisir les angles ou naviguer dans les calques, même sur un simple logiciel d’édition de plans j’ai un peu du mal à y croire.

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  • 9 novembre 2016 - 9 h 36 min

    Effectivement drawboard, ramène une fonction de véritable table à dessin grâce à cette molette, pour moi qui suis passé du rotring et de l’appareil à dessiner, à autocad, cela ne me paraît pas vide de sens cette fonctionnalité de tracer des ligne droite suivant des angles à main levée cela permet de supprimer deux ou trois clics sans compter la saisie au clavier, ce sont des opérations repetées des milliers de fois sur un projet.
    On ramène enfin un peu d’humanité la dedans.

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