La Raspberry Pi A, le modèle à 25$, entre enfin en production

La Raspberry Pi A, le modèle à 25$, entre enfin en production

Pour financer leur projet et valider leurs choix l’équipe de Raspberry Pi ont vendu ces derniers mois le Modèle B de leur carte ARM. Un modèle à 35$ mieux équipé mais encore trop cher par rapport à leur objectif de base. Le Modèle A est désormais prêt et entre en production.

La carte Raspberry Pi A, promue et fabriquée par la fondation du même nom, est un projet ambitieux de solution ARM lowcost destinée a promouvoir des solutions alternatives matérielles, la programmation open-source et équiper des pays n’ayant pas les moyens d’investir dans des solutions informatiques classiques.

Jusqu’ici nous avons croisé, en intermittence tant les stocks sont tendus, la Raspberry Pi modèle B, un engin à 35$ avec 2 ports USB 2.0, un port Ethernet et 512 Mo de mémoire vive. Elle embarque un processeur ARM 11 cadencé à 700 MHz légèrement surcadencables.

Raspberry Pi A

La carte Raspberry Pi A, remarquez le port Ethernet absent en haut du PCB. Le même circuit est exploité sur le modèle A que sur le modèle B pour réduire les coûts.

Le modèle A est moins bien équipé mais son prix est au raz des pâquerettes, à 25$ il n’embarque plus de port Ethernet, un seul port USB (qui pourra devenir un port Ethernet avec un adaptateur) et 256 Mo de mémoire vive. Cela peut paraître ridicule de « perdre » tout cela pour équiper une machine 10$ moins cher. Mais 10$ dans certains pays c’est 10 jours de nourriture…

Le modèle B a été vendu à plus de 400 000 exemplaires aujourd’hui, cela dépasse la lubie de hacker pour devenir un véritable phénomène : Beaucoup de projets dans des écoles, des travaux de recherche mais aussi des petites machines a tout faire ont été conçues avec ces certes. Une preuve que l’on peut réussir en comptant sur une communauté d’utilisateurs.

A noter que la carte sera fabriquée dans une usine Sony, en Angleterre. Preuve que ce genre de projet atypique et lowcost a destination des pays en voie de développement peut se faire sans exploiter des salariés des pays en voie de développement. A terme la fondation veut pouvoir faire fabriquer les cartes dans les pays où elles seront distribuées.

Source: La fondation Raspberry Pi

11 commentaires sur ce sujet.
  • 3 décembre 2012 - 10 h 37 min

    Je pense que c’est plus pour faire des marges en vendant des gadgets électroniques à bas prix. Le coup des 10$=10 jours de bouffe c’un peu gros: dans les cybercafés de Bamako, Khartoum ou Cotonou on voit des gamins ou de jeunes adultes jouer à WoW, ou Eve Online tu sais, des jeux à 15 jours de bouffe par mois…

    PS: bravo pour ton retour après l’épisode malencontreux de cette boîte commerciale sans âme ni valeur ajoutée…

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  • 3 décembre 2012 - 11 h 18 min

    @Gnafron: On en voit combien qui dépasse pas les 2 ans parce que mal nourris ?

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  • 3 décembre 2012 - 11 h 34 min

    joli commentaire….
    sa ce vois que t’a pas beaucoup voyager
    va juste au senegal dans les tribus reculées et tu vera un tas de joueurs de wow en train de farmer leur equipement….
    bref,
    j’adhere au concept jusqu’a un certain point, il est vrai que c’est pas top moyen de connexion sur un reseau.
    la carte a 35 dolls reste une valeur sure :)

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  • 3 décembre 2012 - 11 h 44 min

    Je prédis un échec cuisant à MS dans le domaine des tablettes tant qu’ils ne sortiront pas une 7″ sous Windows PHONE 8 qui sera le véritable compagnon d’un pc de bureau en entreprise : une tablette posée à côté du pc sur laquelle les messages (IM, mails, notifications) vont s’afficher et qui pourra avoir les notes et les documents à emmener en réunion.

    Les « Surface » sont un substitut trop cher à un ultra book : dans les présentations et dans les cas d’utilisation, la surface est systématiquement présentée ouverte avec un clavier donc sur une surface plate comme une table ou un bureau.
    Les ultra books sont plus adaptés, plus puissants avec plus de batterie que ces tablettes sous Windows 8 (RT ou non) qui sont construites avec trop de compromis pour être adequat.

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  • 3 décembre 2012 - 11 h 45 min

    oops mauvais post dsl

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  • 3 décembre 2012 - 12 h 57 min

    Mais 10$ dans certains pays c’est 10 jours de nourriture…

    Je pense que qu’en tu en ai là, l’informatique, la bidouille sur une raspberry, c’est le cadet de tes soucis….
    Pour les arnaques africaines le cybercafé est bien plus pratique…

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  • 3 décembre 2012 - 14 h 03 min

    @CerfVolant: Il faut pas voir ça comme une démarche d’achat de particulier, la stratégie de la fondation n’est pas là. Ils trouvent un financement de 1000$, il peuvent faire une classe complete de 20 postes écrans et claviers d’occase compris avec leurs cartes. Ils trouvent un financement identique en achat de PC neuf, ils ont au mieux 4 postes…

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  • 3 décembre 2012 - 15 h 36 min

    @Pierre Lecourt: C’est vrai, et plus que jamais on va se rendre compte, que le problème n’est pas l’investissement initial, mais d’assurer la continuité.

    Il devient assez « facile » de faire équiper une classe (par rapport même au OLPC), mais il reste le courant, la connectivité à assurer de manière non occasionnelle. Former les utilisateurs, et un « admin » local.

    On catapulte nos problèmes de maintenance, pour lesquels nous même n’avons pas de solution. En France, acheter un PC c’est facile, et l’écrasante majorité des gens peut se l’offrir… par contre le faire fonctionner, longtemps, c’est une autre histoire.

    Pour moi, c’est ça le vrai pari de ces initiatives. Pérenniser.

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  • 3 décembre 2012 - 19 h 33 min

    C’est vrai que pour 10$ de moins c’est pas forcément une affaire dans nos contrées.

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  • LF
    3 décembre 2012 - 20 h 59 min

    Tout a fait d’accord avec l’argumentaire de Pierre Lecourt ; la magouille pour pirater ses jeux ou bien pour payer ses loisirs à « l’occidental » on connait ça dans toutes les megalopoles de tous les pays, peu importe le développement du pays, mais le manque de crédits pour enseigner l’informatique dans une classe d’école d’un village reculé c’est aussi une réalité de n’importe quel pays pauvre .

    Et puis qui débute l’informatique par l’apprentissage des réseaux ? même si ça doit être fun d’apprendre à communiquer par usb entre 2 raspberrypi !

    Après le coup des 10$ pour 10 jours de nourriture ça reste vrai pour au minimum 1/5 de la population mondiale donc pas la peine de chipoter : 10$ ici n’a pas la même valeur là-bas.

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  • 4 décembre 2012 - 7 h 12 min

    Nous ne voyons pas l’utilité mais l’évolution est ainsi.. il est vrai que ces petites cartes vont permettre de rendre accessible l’accès a la découverte de l’informatique et à la mise en place de support de formation dans certains pays mais pas seulement pensez donc à vos équipements ménagers outre la TV le frigo online dis « lowcost » ou non n’est ainsi pas très loin.
    Donc il s’agit d’une version intéressante peux être pas pour la majorité mais qui trouvera son public professionnel ou non.

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