Intel repousse ses processeurs Broadwell 14 nanomètres à 2014

Ça sera 2014 pour le 14 nanomètres, n’y voyez pas de rapport, Intel n’est pas très content d’être obligé de repousser son processeur Broadwell à l’année prochaine. Le fondeur a quelques soucis dans la production de cette puce à très basse consommation, on peut le comprendre avec une finesse de gravure de ce niveau, et doit remettre son calendrier à jour.

Résumé : Broadwell c’est l’étape suivante après l’apparition des puces Haswell cette année en 22 nanomètres. La  nouvelle architecture connait des problèmes de densité que le fondeur doit régler. Résultat des courses, la puce prévue pour entrer en production cette fin d’année 2013 ne sera réellement produite qu’au premier trimestre 2014.

intel broadwell

Les 14 nanomètres des processeurs Intel Broadwell prennent un peu de retard sur le calendrier prévu par le fondeur. Un problème de densité des puces a été détecté avant le lancement de cette production et doit être réglé par le constructeur avant de pouvoir lancer réellement celle-ci.

La puce Intel Broadwell est pour le moment toujours en phase de développement et ce retard n’affecte donc que le calendrier de la marque et non pas des puces déjà gravées. C’est le genre de détail dont il vaut mieux s’apercevoir en amont qu’en aval de la production.

Tout en restant très flou sur le problème rencontré, ce défaut est lié à la production des puces et non pas au circuit Broadwell lui même qui n’est pas impacté. Ce n’est donc pas un bug de la puce mais bien un problème de  rendement de la chaîne de production. La « gravure » d’un processeur de cette finesse n’est pas sans contrainte et il peut arriver que des puces soient défectueuses au sortir de la production. Intel doit contrôler ce nombre de puces inexploitables dans une mesure acceptable et le défaut de densité relevé faisait augmenter de façon significative les puces problématiques. Pour pallier à ce problème Intel se remet donc à l’ouvrage et une production plus « propre » débutera donc au début de l’année prochaine.

Intel Haswell

Un waffer de puces Haswell en 22 nanomètres avec une épingle.

Chaque rectangle représente un processeur avant sa découpe.

Broadwell, en 14 nanomètres, devrait dépenser très peu d’énergie et offrir la possibilité d’intégrer des puces performantes dans des machines dépourvues de toute ventilation mécanique. C’est déjà le cas avec les processeurs Haswell et on a vu des tablettes comme la Dell Venue 11 Pro débarquer sur le marché avec des processeurs Core Haswell performants sans besoin de ventilation. Cette nouvelle génération n’était pas attendue avant le second semestre 2014 quand à sa commercialisation. Le retard accumulé devrait donc repousser cette date.

Peut t-on donc espérer des portables très performants, fins et légers offrant une bonne autonomie et fonctionnant dans un silence absolu pour la fin 2014 ? Je fais fondre un cierge sur un Pentium II au cas où…

Avec 2.95 milliards de dollars de bénéfice net sur le troisième trimestre 2013, Intel a déclaré ses résultats hier, le fondeur affiche une très bonne santé économique et semble compenser les baisses de ventes de PC par une position de plus en plus forte sur le marché des serveurs. Plus de détails sur PCInpact.

11 commentaires sur ce sujet.
  • 16 octobre 2013 - 14 h 37 min

    Il n’empêche que graver des puces en 14nm, c’est impressionnant quand on pense que 15 ans en arrière on parlait en micro-mètre. Quand on pensait aussi que l’ordinateur quantique n’était qu’une vue de l’esprit.

    Ouais, on se sent petits et on « pardonne » bien volontiers InteL.

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  • Sgt
    16 octobre 2013 - 16 h 54 min

    +1

    J’ai toujours pense également chapeau Intel.

    Les microprocesseurs sont d’une complexité sans nom et des sortes de cathédrales numériques tant ils confèrent presque à de l’art. Il est dommage que certains s’extasient devant des design épurés (suivez mon regard) et ne soient pas en mesure d’apprécier le génie humain de sociétés comme Intel.

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  • 16 octobre 2013 - 18 h 11 min

    QUOI il utilisent deja pu le 22 et passent du 22 au 14 !!!!!!

    bon ben je suppose qu’ils vont pas donner le 22nm a amd !!

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  • 16 octobre 2013 - 18 h 25 min

    Toujours plus loin, toujours plus fin :=)

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  • 16 octobre 2013 - 20 h 54 min

    @zotac ca veut dire fin des pc du moins les procs tel qu’on les connaits ……… caca ca !!!!

    ordinateur avec conducteurs au graphite ? plusieurs procs sur la cm ?ordi quantiques/atomiques ???

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  • 16 octobre 2013 - 22 h 09 min

    En terme de puissance, il est difficile de comparer X86 et ARM. Chacun a des domaines de prédilection.

    Intel peut encore se permettre de gérer les prix sur des critères marketing et dispose de gros moyens en R&D. Chez « ARM » la concurrence est rude et les anciens modèles perdent rapidement de la valeur dès qu’il ne sont plus au top. Contrairement aux « ARM », Intel peut maintenir une échelle de prix en fonction de la puissance totalement découplée des coûts de fabrication.

    Il est probable qu’Intel brade ses proc pour smartphones/tablettes Android pour s’implanter sur ce marché tout en vendant des processeurs équivalents pour les autres matériels. Les constructeurs ne peuvent pas dévier des règles établies par Intel. Avec les proc ARM, les fabricants sont beaucoup moins liés puisqu’ils peuvent changer de fournisseur sans trop de problèmes.

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  • 16 octobre 2013 - 22 h 16 min

    @Pascal: tout à fait, j’irais même plus loi. Il y a pas si longtemps Intel évoquait la possibilité d’ouvrir ses centres de production à des tiers. Le fondeur peut très bien proposer des services de fabrication de pcue ARM a prix cassé à un discounter du type Rockchip ou Mediatek de façon a les rendre encore moins cher et ainsi saper totalement les investissements des « grandes marques » ayant investit dans beaucoup de recherche et développement.

    Si Intel produit à prix coûtant des puces pour Rockchip ou Mediatek en Cortex-15 / Cortex-A50 et que leur niveau de perf/prix devient phénomenal, cela mettra des bâtons dans les roues pour pas cher à ceux qui font des investissements massifs dans leurs puces comme Qualcomm et Nvidia. Rentabiliser une puce Cortex-A15 n’est pas facile si un concurrent vend la sienne 3 ou 4 fois moins cher.

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  • 16 octobre 2013 - 22 h 57 min

    Mouais, quelques remarques:

    – Intel à jusqu’à présent toujours marché en circuit fermé, ils ont des technologies et des méthodes différentes des fondeurs comme TSMC ou Samsung. Un ARM de chez ARM ne peut pas être facilement fabriqué dans des usines Intel.

    – Il y a plus que le processeur sur la puce. nVidia s’y connais en 3D, Qualcomm en modems pour la téléphonie. Même pour Intel, ce n’est pas facile de copier celà (+brevets!).

    – Il y a sans doute trop de monde qui développe en ce moment des coeurs ARM : ARM, Apple, Qualcomm, nVidia,… Ces effort sont trop éparpillés pour concurrencer efficacement Intel.

    – Personne ne sait vraiment comparer les couts de production internes de Intel avec ceux de la concurrence. Il n’est pas dans la nature d’Intel de casser les prix. Evidemment, s’ils sont obligés de fabriquer pour d’autres pour remplir leurs usines…
    Je pense qu’ils accepteraient plus facilement de bosser pour Apple (entre Ricains, à faire des produits avec des marges indécentes, dans un écosystème fermé qui ne concurrence pas frontalement les x86 …)

    – Attendez, vous allez voir les MIPS, ils vont tout arracher !
    (non, je déconne ;-)

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  • 17 octobre 2013 - 2 h 31 min

    @Zotac: Ça fait au moins trente ans que des spécialistes prédisent la fin de la loi de Moore d’ici dix ans… Il y a bien un jour où cette prédiction finira par arriver, et on entendra alors forcément tout un tas de gens expliquer qu’ils l’avaient prédit, il y a dix ans ! En attendant, Intel prévoit le 7 nm pour 2017, et le 5 nm pour 2019…

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  • 17 octobre 2013 - 13 h 46 min

    N’oublions pas que Samsung de son côté planche aussi sur les 14 nanomètres depuis bien des mois.
    Rira bien qui « die-shrinkera » le premier.

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  • 17 octobre 2013 - 17 h 59 min

    Je suppose que pour fabriquer des proc ARM, Intel n’a besoin que d’une sorte de négatif. Il pourrait ainsi mettre à dispo d’un concepteur de proc ARM quelconque une usine déjà largement amorti par la fabrication de proc x86. Ces ARM aurait certainement une finesse de gravure de la précédente génération des x86, mais en plein dans la génération ARM.

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