Une vidéo de 1997 qui montre pourquoi l’industrie du PC est en panne

Je suis tombé sur cette vidéo qui date de 1997 et qui présente le Photoshop de l’époque sur deux machines différentes. Deux machines de luxe à l’époque. Un PC Pentium Pro à 200 MHz d’Intel et un Mac équipé d’un processeur PowerPC X704 à 450 Mhz.

Cette vidéo date de l’époque où Apple n’avait pas intégré des solutions Intel dans ses machines. En 1997, je travaillais avec un copain dans une petite boite appelée Eurisko. On y vendait des PC assemblés. Les machines coûtaient cher, elles étaient bruyantes et, il faut le dire, tout le loisir d’un passionné de l’époque était entrecoupé de pauses et de temps d’attente.

Cette vidéo a été tournée par Apple à la MacWorld expo de 1997. Dans un face à face Mac / PC, Gil Amelio PDG d’Apple, présente le Photoshop de l’époque en train de réaliser des opérations lourdes : Des filtres de traitement sur des, je suppose, assez grosses images.

Le premier filtre est un flou Gaussien, une opération assez lourde pour l’époque qui monopolisait toutes les ressources de la machine. Le PC met 17 secondes à réaliser l’opération. Le Mac n’en met que 8. Le second est un “Unsharp Mask” qui nécessitait, là encore, beaucoup de ressources aux machines de l’époque. Là encore le processeur X704 est devant avec 10 secondes de traitement contre 21 secondes pour le Pentium Pro.

A l’époque les Mac étaient les Rolls des machines de traitement d’images en partie grâce à leur processeurs plus puissants et mieux gérés mais également parce que leur système était plus stable que les solutions Windows. Et puis le temps a passé et les Mac ont abandonné leurs puces PowerPC et ont intégré celles d’Intel.

Les performances de ces processeurs ont explosé et aujourd’hui ce qui mettait 21 secondes à l’époque sur un ordinateur qui coûtait au bas mot l’équivalent de 3000€ est affiché en temps réel par toutes les machines. Même celles à 500€ parviennent à proposer un aperçu d’un flou Gaussien immédiat. Les temps d’attente qui ponctuaient la vie des informaticiens et autres Geeks dans les années 2000 ont totalement disparu. On ne patiente plus de longues minutes au chargement des applications, on n’attend plus qu’un programme exécute une tâche1, on ne lance pas une défragmentation de son disque dur qui, avec quelques mégaoctets de mémoire vive, pouvait durer des heures… Bref, on a des engins qui fonctionnent en temps réel et qui sont finalement hyper abordables par rapport à ceux de la vidéo. Et cela depuis un paquet d’années et quelques générations de processeurs.

Cloner un SSD

Parce que la grosse différence, ce qui portait le marché alors, c’est que les changements de puces étaient porteurs d’un vrai bénéfice pour l’utilisateur. On passait d’une génération à l’autre de processeur et on sentait immédiatement une grosse différence de calcul. L’arrivée des Core chez Intel a, par exemple, totalement révolutionné les possibilités des ordinateurs chez les particuliers. La dernière fois que j’ai senti un bond en avant aussi prononcé, c’est le moment où j’ai booté mon premier PC sur un… SSD.

Aujourd’hui, il n’y a plus vraiment de magie technologique dans les PC. Il y a certes des puces graphiques qui ont fait des progrès hallucinants ces derniers temps mais dans le coeur de l’usage d’un ordinateur personnel, plus personne n’attend rien de vraiment révolutionnaire. On sait que la nouvelle gamme d’Intel ne va pas bouleverser la donne. On sait que le gain de vitesse de traitement n’est même plus une vraie priorité. Si on demande à quelqu’un aujourd’hui deux fois plus de vitesse ou deux fois plus d’autonomie… La réponse sera rarement d’exécuter un flou Gaussien en en 0.1 ms au lieu de 0.2 ms…

D’où le marasme actuel et le fait que les constructeurs se mettent à faire un peu tout et n’importe quoi. Qu’ils s’intéressent plus à la forme de leurs machines qu’au fond. Ces changements ont donné de très bonnes choses comme l’apparition des minimachines, par exemple, mais il faut bien avouer que cela pousse également à quelques dérives.

HP Spectre 2016

Des machines plus design, plus fines, plus légères et paradoxalement moins ergonomiques, moins compétentes et complètes… Le marché s’arqueboute sur l’esthétique des ordinateurs et tous les constructeurs veulent se positionner sur le segment du premium pour conserver leurs marges. L’âge d’Or du PC est pourtant fini. Les vendeurs d’ordinateurs ne sont désormais rien de plus que des concepteurs d’électroménager High-Tech. Mais aucun ne veut se l’avouer. Tous se drapent dans une grande idée de maîtrise technologique qu’ils voient comme une certaine marque de noblesse. Il faut pourtant bien l’avouer, tous font les mêmes machines qu’ils enrobent juste différemment. Tous utilisent les mêmes composants et ajoutent des différences techniques très artificielles à leurs propositions.

Le problème est que le marché ne va pas  les attendre et que les petits fabricants vont déferler sur le secteur et rafler la mise. Les marques noname sont légion et, on l’a vu depuis des mois, de nombreux anciens fabricants de lecteurs MP3, de tablettes et autres smartphones sont désormais également des fabricants de PC. Et des PCs de plus en plus respectables…

Sans nouvelles technologies à intégrer, ce qui est un vrai et difficile métier, ce qui a fait la force de marques comme Asus qui savait parfois mieux qu’Intel fabriquer une carte mère pour leurs processeurs, que restera t-il bientôt aux géants de cette industrie à part leur force de vente et l’inertie qu’ils ont pour eux ?

L’industrie du PC est en panne. Et je ne vois pas trop ce qui va la raviver de si tôt.

 

 

 

Notes :

  1. A part pour les plus lourdes comme la 3D ou le rendu vidéo bien sûr.
66 commentaires sur ce sujet.
  • 11 octobre 2017 - 10 h 57 min

    @Pierre Lecourt:
    “La plupart des ménages achète des produits jetable non pas par choix mais par obligation.

    Ils vont acheter 15 aspirateurs pourris sur 30 ans à 60€ pièce. Total : 900€. Le double du prix d’un aspirateur haut de gamme qui dure 15-20 ans. L’entrée de gamme c’est du crédit qui cache son nom avec un impact abominable pour la planète.”

    Je ne suis pas tout à fait d’accord. Pour ma part, je serai prêt à acheter de l’électroménager plus cher, si on avait la garantie que le produit durerait plus longtemps, mais ce n’est plus le cas…

    Maintenant ce sont les mêmes lignes d’assemblage pour les noname et les marques, avec dans les deux cas, une durée de vie légèrement supérieure à la garantie. Mon dernier lave-linge par exemple a tenu 5 ans, alors que le précédent de mes parents avait tenu plus de 10 ans avec, en plus, un usage plus intensif ! Donc ca ne vaut plus le coup d’acheter la marque, sinon juste payer plus cher parce que c’est de la marque, car on a aucune garantie que ca durera plus longtemps…

    Et l’autre cause de ce comportement et du gaspillage, c’est la baisse des prix où finalement c’est plus rentable de racheter neuf que de faire réparer. Dans mon club photo, notre imprimante, une Epson 3800 (imprimante haut de gamme, jusqu’au format A2), a eu un problème de têtes d’impression au bout de 3 ans. On a fait faire un devis par un réparateur agréé Epson, il y en avait pour 800€ (avec aucune garantie si un autre composant lâche quelques mois plus tard). Sachant qu’une imprimante neuve vaut 1200€, qu’elle comprend une garantie de 2 ans et un jeu de cartouches neuves qui équivaut à 500€ (10 cartouches à 50€/pièce), on n’a pas eu à réfléchir longtemps pour trouver la solution la plus rentable : on a jeté l’ancienne et on en a racheté une nouvelle, même si on était conscient que c’était du gaspillage !

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  • 11 octobre 2017 - 11 h 06 min

    ‘LLo,

    @wanou: C’est très honorable de l’avouer, mais peut-être un brin contradictoire quand même:
    Ta progéniture fait durer (sur ton conseil, je suppose !) & tu fais l’exacte inverse..? ;-)

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  • 11 octobre 2017 - 11 h 34 min

    @fassil: Et ben ça compense !

    @Le P’tit Nicolas: J’ai discuté avec pas mal de monde de ce point précis : La durée de vie des produits. Et il existe des gammes vraiment durables. En électroménager par exemple, un archi pour bateaux m’a raconté qu’il achetait que du Miele haut de gamme pour les Yachts parce qu’ensuite il faisait venir un ébéniste pour habiller les engins et les caler. Les réparer cela veux dire : Refaire venir un ébéniste et coûterait une fortune. Alors il prend des modèles qui coûtent également une fortune mais qui ne vont pas broncher pendant 15 ou 20 ans. du cout, à chaque fois que je me balade chez un distrib’ de ce genre (boulanger, Darty) je regarde ces gammes et il y a un énorme saut. Un modèle est proposé à 1000-1500€ de plus que les autres. Il est généralement garanti non pas deux ans mais 10… Et en durera 20… 30 si réparé. Car il est réparable.

    Pour les imprimantes je suis bien d’accord, elles sont “F*cked by design”… Tout est fait pour que cela ne soit pas rentable. Et c’est un désastre écologique. Par contre il ne faut pas les jeter, il faut les démonter, y a plein de pièces super dedans : Des moteurs pas à pas et autres bricoles !

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  • 11 octobre 2017 - 11 h 34 min

    @bzels
    Au risque de squatter ce fil de discussion qui n’est pas vraiment dédié à cela, je réponds sur les distributions Linux que j’utilisais : principalement MX16, mais aussi Debian Jessie (le PC a rendu l’âme avant de passer à Stretch) et Xubuntu 16.04. Tout ça était opérationnel et utilisable au quotidien. Accessoirement, j’avais d’autres Linux : AntiX (avec jwm et icewm), Elive (avec Enlightenment) et Crunchbang (avec openbox), sans compter des Puppy en frugal install.
    Tu as raison de souligner que les OS 32bit sont entrain de disparaitre. Les propriétaires de vieilles machines doivent maintenant faire attention à cela.
    J’avoue que mon PC avait aussi un Windows XP d’origine parce qu’effectivement, il datait de cette époque.
    MX16 (la version 17 devrait sortir d’ici à la fin de l’année) et Debian 9 sont toujours téléchargeables actuellement.

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  • 11 octobre 2017 - 11 h 37 min

    @Philippe:
    merci pour les distrib Linux, et effectivement désolé pour le “hors sujet” du post

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  • 11 octobre 2017 - 13 h 28 min

    tu as pris une époque ou les mentalité et les besoins étaient radicalement différents !!!

    Je me souvient que l’on avait récupéré avec mon père un 486DX@66Mhz de son travail en 1992 et nous avions alors réussi à nous retenir de passer 4ans après sur un Pentium 120Mhz pour attendre le fameux pentium 200 arrivé 1an après !

    à l’époque le saut de puissance était du x3~x4, mais nous n’étions pas non plus limité par notre ancien matériel et c’est TRES important !!!

    c’était les même soft, peu être même le même windows… juste tout en plus rapide !

    maintenant, ils nous sortent les version annuel des proc, tu vois débarquer tous les ans une 10aine de proc !!!
    du coup le milieu de gamme de 2016 n’est pas très éloigné du haut de gamme de 2012… ce qui fait que tu ne vois pas vraiment de différence (surtout qu’entre les MdG c’est +3% par an… tu saute 5ans tu t’en apercois à peine !!!).
    et
    aussi, ils se limitent eux même avec leur besoin de rétrocompatibilité !
    nous gardons la même “base” de x86 depuis quoi ? 30ans !!! alors y’a des patch… mais sur du vieux code !

    il casserait ce système avec un beau x87 bien épuré… et nous aurions un bien meilleur saut de puissance sans attendre de passer du 14nm au 13,4nm !!!
    mais cela me parait pas possible suite à l’échec du Titanium (pour tenté dans le cas de figure le plus optimal possible… cad pas le grand public !!!).

    enfin moi je ne dis rien… je suis depuis 7ans sur mon PhenomII 960 et toujours très content !
    je vais attendre Ryzen2 (voir suivant) ce qui me fera un beau saut de puissance (et de belle économie) et en portable je prend des portables sympa à 400~500€ (je pense prendre la Mi12 l’an prochain) que je garde 3~4ans !
    je ne suis pas un sérial changeur… sauf pour les Rpi mais qui sont pour le coup en mode informatique du XXsiècle !
    (x6 de puissance entre 1=>2, Wifi&BT+Ooo =>3)

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  • 11 octobre 2017 - 13 h 41 min

    @fassil:

    Mon petit à 9 ans alors c’est plus pour de l’apprentissage. Auparavant, il avait une boite android qui était assez limitée alors j’ai refais une installation à neuf du pc pour qu’il puisse avoir en moins un “vrai” système.
    Comme je suis assez mécontent de Windows 10, je viens de lui acheter un raspberry pi pour que je puis lui apprendre un peu la bidouille en commençant par déjà lui expliqué de manière très très simplifiée l’électronique puis l’emmener sur une petit distrib linux qui va bien pour lui apprendre “à apprendre”. Mais je serais bien obligé de lui conserver le pc sous Windows 10 car c’est ce qui est utilisé dans les écoles/collèges/lycées/universités/entreprises/… . En plus, petit raffinement minecraft est disponible sur cette petite carte avec ce qu’il faut pour faire un peu d’initiation python.

    @Pierre Lecourt:
    Effectivement, en gros électroménager miele est vraiment une grosse grosse référence. De part leur durabilité mais surtout leur séparabilité car il est tout a fait possible de trouver des pièces détachées qui ont plus de 35 ans.

    Un truc qui est révélateur dans le monde de la machine à laver c’est leurs poids près de 100 kilos pour une miele, 50 kilos pour une entré de gamme et environ 60 kilos pour de la marque intermédiaire. Le poids c’est d’une part celui-qui va éviter les vibrations et empêcher l’usure prématuré de certaines pièces mais c’est aussi l’utilisation moindre de manière plastique au profit de métal.

    Un réparateur d’électroménager m’avait conseillé d’acheter l’électroménager d’une part en fonction de l’usage mais également en fonction du poids car plus c’est lourd plus c’est costaud car d’après lui on est pas sur du matériel qui nécessite des gains de poids et donc l’usage de matériaux allégés (pour le gros électro pas pour l’aspirateur ;) ).

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  • 11 octobre 2017 - 16 h 35 min

    Eurisko… hum hum ça ne nous rajeunit pas hein, on s’est peut être même croisé un jour sans le savoir, à cette époque je montais ma configuration Pentium 200 avec 64 Mo de RAM (halluciant pour l’époque!), car c’était pour travailler sur 3ds Max (je venais d’entrer dans une école).

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  • 11 octobre 2017 - 16 h 46 min

    @Jerry Khan: Ben comme on étais 2 bonhommes, surement. Tu devrais me reconnaître, je n’ai absolument pas pris une ride ! :D

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  • 11 octobre 2017 - 21 h 11 min

    @Le P’tit Nicolas:

    Oui mais quelques fois il faut mettre les mains dedans !
    Mon séche-linge Whirlpool (8 ou 10 ans?) est tombé en panne : 15 min de google -> commande d’une courroie à 8 € (+7€ de FDP) une après midi à tous démonté et à remonté et hop 700 € de gagné. autre exemple lave vaisselle AEG 7 ans une fuite, google, hop une pièce à 40 €, 1H30 de montage démontage et hop 750 €…

    et des exemple comme cela vous en trouvez plein le net, un condo sur les TV, les courroie d’imprimantes…

    il faut juste osez.. vous risquez quoi ? gagner quelque année et au pire remplacé le produit si vous raté votre coup, alors courage prenez votre tourne-vis et arrêtez de pleurer sur cette obsolescence programmé souvent sur un petit composant bien connu de google ;)

    A+

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  • 11 octobre 2017 - 22 h 14 min

    @Pierre Lecourt:
    Et s’il n’y avait que les PME… La fumisterie cloud paralyse des GBE (Giga-Big-Entreprises) quotidiennement et nous ramène au temps des VT-100.
    Il est vrai qu’en pareil cas, avoir un laptop avec un core i7 et 16GB de ram car le chef a décidé que c’était ce qu’il fallait pour que ses équipes soient plus productives… alors que l’on dépends d’un tas d’outils et de stockages en ligne qui fonctionnent mal… on s’en bats les couilles avec une patte d’alligator! Le chef est con, vive le chef! Peter, incompétence toussa..
    Maintenant, lire que toutes les machines sont pareilles c’est vrai et c’est aussi la faute d’Intel: Cette boite est tout simplement incapable de dire comment se comportent leurs composants sorti de leurs reference designs. A croire que certains VHDL datant des années 80 aux fonctionnalités reconduites pour raison de compatibilité ont été perdus depuis belle lurette et que plus personne n’est désormais capable de décrire le comportement de la machine hors cadre, sauf à ressortir leurs “space-cowboys” de leur retraite.
    Et c’est un énorme problème car la cloudification touche actuellement de plein fouet l’industrie télécom: On passe de SoC dédiés avec accélérateurs hardware à du Xeon bypassant la stack réseau pour assurer le débit, en gros. Alors au delà du fait que jusque là l’industrie télécom fiabilisait les processeurs pour des domaines pointus qui louent un déterminisme (avionique/spatial) qu’Intel n’atteindra jamais en rêve (bonjour ME et autres SMI!), ce qu’elle ne fera plus et va poser d’énormes problèmes en cascade dans les 10 ans qui viennent, il a vraiment un problème avec Intel sur la connaissance de leurs produits. Franchement, cela donne l’impression de tomber en marche! Et c’est Apple qui aura enfoncé le 1er clou du cercueil sur la seule architecture qui aurait pu enfoncer le x86. Et aussi IBM qui à ne pas assez entrouvrir la porte se retrouve seul alors qu’il avait l’architecture la plus propre à proposer face à Intel et ARM.

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  • 11 octobre 2017 - 22 h 26 min

    @TechRécif:
    Et quand c’est l’EEPROM du programmateur du LV qui, à vouloir économiser 0.1€, est la version dont le data-sheet garanti de garder ses données 10 ans alors que la ref de la ligne en dessous c’est 50 ans… Changer l’EEPROM sans avoir les données qui vont séquencer le balai des commandes pompes et autres électrovannes en prenant en compte les données de pressostats etc, c’est juste inutile!
    Tous les exemples récents que j’ai, ce n’est pas les composants que l’on aurait imaginé faillibles qui limitent les durées de vie mais le “cerveau” de la machine dont la durée de vie est écrite d’avance!
    Et voilà comment passer d’équipements qui duraient 30 ans pour nos parents et 3 fois moins pour nous dans le meilleur des cas.

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  • 12 octobre 2017 - 3 h 17 min

    @Pierre Lecourt: Le probleme du haut de gamme, c’est que dans mon expérience il n’est pas plus fiable. J’avais pris un frigo milieu de gamme (Bosch ou Miele) a 600€. Panne non réparable au bout de 2 ans (et 50€ de diagnostic). Ben j’ai pris en remplacement un produit libre a 250€, il y a 18 mois, croisons les doigts mais il a deja été plus rentable que son prédecesseur mi-luxe.
    Ma plaque a induction a grillé aussi, je l’ai remplacée par un domino électrique de base.
    La carte mere la plus chere que j’ai jamais acheté est aussi celle qui a grillé le plus vite (sans overclocker).

    Le seul achat un peu cher dont j’ai été content c’est une moniteur LCD Asus qui m’a duré 6-7 ans. Et qui serait sans doute réparable si je savais changer un condensateur.

    Bref, payer cher, ej voudrais bien, mais il faut que ca corresponde a une qualité et/ou a un service. Je vous passe mes expériences amusantes avec le SAV Sony, Asus… ni fiabilité ni service ne sont au rendez-vous. La Surface de MS avait, de leur propres aveux, 30% de taux de panne au début ???

    Pareil pour les smartphones… avec l’écran d’iPhone a 200€, autant prendre un Redmi Note a 150€ (prix pour le tel complet). Ca fait la meme chose, ca n’est pas plus fragile…

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  • 12 octobre 2017 - 3 h 26 min

    Spécifiquement pour les PC, on a peut-etre atteint la point de stabilité aussi. Les voitures sont en gros les memes aujourd’hui qu’il y a 40 ans, et on fait les memes choses avec. Sur, ca consomme moins, c’est climatisé, ca freine mieux… mais c’est meme pas plus fiable, pas plus rapide…

    Idem les PC, c’est pas comme si y’avait de nouveaux usages. Chez les particuliers, a part le jeu, un PC qui faisait le job y’a 6 ans le fait toujours parfaitement aujourd’hui.

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  • 12 octobre 2017 - 8 h 30 min

    @obarthelemy:

    Ha ha ha, le taux de défaillances des automobiles (pannes obligeant immobilisation du véhicules, c’est à dire hors entretien normal du véhicule et hors accident) est aux alentours de 2% aujourd’hui alors qu’il était aux alentours de 8% il y a 40 ans. Pourtant il y a une probabilité de pannes largement supérieur avec l’ensemble des systèmes embarqués. Et cerise sur le gâteau il y a 3 fois moins de morts et 5 fois moins de blessés alors qu’en même temps le nombre de kilomètres parcourus en France est deux fois plus élevés.

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  • 12 octobre 2017 - 10 h 23 min

    @TechRécif:
    J’ai déjà mis les mains dedans comme vous le dites et effectivement ça m’a permis de sauver des objets.

    Cependant pour le lave linge, j’ai essayé de chercher sur le net, j’ai trouvé quelques pistes, mais sans succès.

    Avec un condensateur en chou fleur que j’ai changé, il y avait au moins la carte de puissance qui était morte, mais cela n’a pas suffit. La carte de remplacement valait dans les 200€, avec aucune garantie qu’il n’y avait pas d’autres problèmes derrière… D’autre part, je ne suis pas électronicien de formation et avec un enfant en bas âge à la maison, le lave linge est indispensable et je n’avais pas 6 mois pour investiguer !

    En ce qui concerne l’imprimante, il fallait “juste” changer les têtes d’impression d’après le devis, une paille…

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