Le Google Home se fait démonter et révèle un cerveau de Chromecast

Que cache la coque du Google Home ? Comment est fabriqué l’engin ? Ifixit vient d’ouvrir le boitier de contrôle vocal de Google pour comprendre comment il est construit. Surprise, il est équipé du même cerveau que la Chromecast de la marque.

Tout juste sorti aux US, pas encore prévu en France, le google Home est la réponse du moteur de recherche à la solution Alexa d’Amazon. Un engin qui écoute ce que vous dites et qui répond en utilisant de la synthèse vocale.

Minimachines

Chez iFixit, le site qui désassemble les produits électroniques, le Google Home a passé un sale quart d’heure. Il s’est fait proprement démonter pour extraire l’ensemble de ses composants et voir un peu si il était possible de le réparer. La note attribuée pour l’engin est assez bonne avec 8/10. A vrai dire, le seul point négatif est l’usage d’une colle forte pour assembler la surface tactile du dispositif au châssis.

Pour le reste, c’est quasiment un sans fautes avec très peu de pièces mobiles, l’utilisation d’une visserie standard et des composants qui se remplacent facilement.

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Mais le plus intéressant dans cette opération est la découverte des organes vitaux de l’engin, et  en particulier son « cerveau » puisque le Google Home emploie la même solution que la Google Chromecast de dernière génération : Un SoC Marvell Armada 1500 Mini Plus. Une solution double coeur ARM Cortex-A7 basique mais amplement suffisante pour l’usage qui en est fait.

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En rouge le Marvell Armada 1500 Mini Plus en orange les 256 Mo de stockage NAND Toshiba

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En jaune le chipset Wifi, Bluetooh, NFC de Marvell. En bleu la DDR3 Samsung et en vert l’ampli audio TI

Parmi les points clé qui ont fait choisir cette solution à l’équipe de Google, on imagine que le fait que de nombreux développements aient été faits par les équipes pour concevoir la Chromecast a du être pris en compte. Les équipes derrière le Google Home ont du profiter de l’expérience accumulée par les ingénieurs Chromecast. C’est également probablement un souci d’échelle car les achats de la puce peuvent être négociés en volumes de plus en plus importants en multipliant les produits l’utilisant. D’un point de vue plus technique, l’utilisation de la puce Marvell correspond à des logiques de droits numériques. Elle sait prendre en charge les DRM de Google Music par exemple, ce qui permet de protéger l’usage du service à travers le Google Home.

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Est-ce qu’il serait possible de transformer un Chromecast de seconde génération à 39€ en Google Home à 129$ ? D’un point de vue théorique oui, en pratique cela semble difficile et surtout assez peu rentable. Il ne faut pas oublier les éléments associés au Home : Enceintes stéréo signées Peerless , double microphone, surface de contrôle tactile, module NFC, amplificateur audio… Difficile d’imaginer une solution simple permettant de profiter de l’ensemble des fonctionnalités du Google Home à partir d’une simple Chromecast donc.

3 commentaires sur ce sujet.
  • Cid
    8 novembre 2016 - 14 h 38 min

    Ce truc qui écoute tout se qui se dit chez soi… brr #bigbrother #1984 #degooglisonsinternet :)

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  • 9 novembre 2016 - 11 h 10 min

    @Cid : mais non voyons ! Ils ne sont pas si méchants :p
    Avant il y avait la Stasi qui venait discrètement et méthodiquement chez toi (parce que t’avais été balancé, maintenant c’est pour tout le monde…) pour poser des petits micros dans tes prises électriques et tes lustres (oui j’aime cet exemple!), et aujourd’hui c’est toi qui leur donne des $$$, et sans parler du stockage de tes datas persos sur le drive, et j’en passe :)

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  • cid
    9 novembre 2016 - 16 h 59 min

    T’es tellement ironique que je ne sais plus de quel bord tu es :D

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