Google annonce Edge TPU, une puce pour ajouter de l'intelligence pour l'IoT

Google annonce Edge TPU, une puce pour ajouter de l’intelligence pour l’IoT

Google annonce Edge TPU : Un ensemble de solutions matérielles pour son Tensor Processing Unit, une puce dédiée au machine learning à destination des solutions embarquées.

Edge TPU, c’est une version ultra light et miniaturisée des solutions d’apprentissage machine de Google. Au lieu d’intégrer des lames de serveurs avec des systèmes de refroidissement liquide complexes encombrants et coûteux en énergie, les Edge TPU sont de minuscules puces de silicium.

La destination de ces Edge TPU est l’internet des objets, toute solution voulant profiter d’une Intelligence Artificielle et de solutions d’apprentissage machine. Elles ne seront pas aptes au même travail que les solutions serveurs que Google déploie en masse pour piloter les fonctions de Google Photo ou ses serveurs de recherche mais pourront servir à des usages plus courants.

Le gros point clé de ces solutions Edge TPU est leur capacité à utiliser TensorFlow pour effectuer des calculs totalement déconnectés. Pas besoin de recourir au Cloud pour travailler, les puces pourront traiter les données reçues après avoir été correctement entraînées. Si vous faites reconnaître à un appareil de tri les couleurs d’un paquet de M&Ms par exemple, vous pourrez lui apprendre à calculer en local le nombre de dragées de chaque couleur au travers d’une webcam. Si vous leur faites reconnaître des visages, elles pourront faire de même, en local.

Cette solution associée à des capteurs traditionnels au sein de cartes de développement ou de microcontrôleurs offre donc des perspectives de développement intéressantes. La prise en charge de Tensor Flow Lite permettra des programmations complexes.

Disponibles en Octobre, les solutions viseront autant des industriels que des développeurs indépendants. LG va, par exemple, intégrer ces puces dans ses chaines de production pour vérifier la qualité de ses dalles LCD et pense obtenir des résultats fiables à 99.9%.

2018-07-26 13_51_50-minimachines.net

La solution AIY Edge TPU est une carte de développement créée autour d’un SoC NXP i.MX 8M, un quadruple coeur Cortex-A53 associé à un microcontrôleur Cortex-M4F associé à un chipset graphique Vivante GC7000 Lite.

La carte mesure un 48 x 40 mm et embarque 1 Go de mémoire vive DDR4 et 8 Go de stockage eMMC, un module Wifi 802.11AC, du Bluetooth 4.1. Elle s’intègre sur une carte mère qui lui offre toute la connectique classique : Ethernet Gigabit, port audio jack 3.5 mm et HDMI 2.0a, connecteur MIPI-DSI, connecteur camera MIPI-CSI2, 40 broches d’extensions et ports USB : Un Type-C pour l’alimentation, un USB 3.0 et un Micro USB.

2018-07-26 13_48_05-minimachines.net

La carte support mesure 85 x 56 mm et ne sera pas compatible avec tout l’écosystème Raspberry Pi même si la présence d’un support 40 broches devrait lui ouvrir des portes. Compatible avec Debian et Android Things, la carte pourra tourner sous TensorFlow Lite.

2018-07-26 13_50_27-minimachines.net

Seconde proposition, la solution Edge TPU Accelerator USB Stick qui proposera une solution plus universelle au travers d’une sorte de clé USB contenant la puce Google Edge TPU. Cette « clé USB » de 65 mm sur 30 mm sera compatible avec plus d’environnements comme les cartes de développement mais aussi les ordinateurs personnels. Elle sera alimentée par USB Type-C qui servira aussi à faire transiter les données.

Comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessus, la clé pourra être montée sur un support puisque Google a prévu des trou dans son châssis. De manière à rajouter proprement la solution à un montage. L’idée est de l’associer à des solutions existantes pour rajouter des capacités à divers appareils, les outils de développement sont les mêmes : Debian, Android Things et l’environnement TensorFlow Lite.

On pense bien évidemment à une réponse de Google à Intel et à ses solutions Movidius qui fonctionnent de la même manière. Miser sur les développeurs est toujours une stratégie importante pour ces marques, s’imposer comme un environnement reconnu pour l’IoT est un passage obligé pour valider ses outils. Intel comme Google veulent pousser les développeurs à s’intéresser à leurs solutions « lite » dans l’espoir qu’un jour leurs travaux débouchent vers des usages – payants – de solutions dans le Cloud. Si demain un indépendant invente un système de tri révolutionnaire de données en utilisant une de ces technologies et que son algorithme peut se déployer pour 1000 autres usages, le moteur utilisé aura des retombées économiques majeures pour ses créateurs.

En attendant, si vous voulez ajouter un peu d’IA à un futur projet robotique, vous aurez un peu plus de choix d’ici quelques mois.

Pour plus d’infos : Google

17 commentaires sur ce sujet.
  • 26 juillet 2018 - 15 h 28 min

    monsieur EINSTEIN demanda un jour un journaliste,
    pensez vous qu’un jour les machines vous remplaçeront,

    –> « nul doute qu’un jour les machines resoudrons les equations a notre place mais aucune ne saura jamais en poser une seule »

    ce que cinfirme antonio DAMASIO pour le coté biologique.

    l’iA est une poudre aux yeux, ça n’existe pas, c’est une abus de semantique

    Répondre
  • 26 juillet 2018 - 15 h 43 min

    @franck: Mais personne n’a dit le contraire. En attendant de trouver un meilleur terme il est utile d’utiliser celui qui est admis pour savoir de quoi on parle.

    Répondre
  • 26 juillet 2018 - 15 h 51 min

    une conference a ce sujet est dispo sur youtube, on y vois antonio DAMASIO expliqué tres clairement, je resume,
    si l’on veut de l’ia ok
    mais il faut produire une cerveau biologique et non electronique ou logiciel.

    il y a aussi stanislas Dehaene le successeur de jean pierre Changeux, qui travaille avec lionel Nacache sur ce sujet,
    voir le livre LE CODE DE LA CONSCIENCE.

    le seul corps de ‘metier’ qui crois encore a cette chimére sont quelques chercheurs en physique quantique.

    Répondre
  • 26 juillet 2018 - 15 h 57 min

    @jean marc: Pourquoi changer de pseudo ? Personne de sérieux, aucun chercheur en tout cas, ne croit ni n’a jamais cru que l’IA est une vraie intelligence indépendante.

    Répondre
  • 26 juillet 2018 - 16 h 07 min

    @Pierre Lecourt: Félicitations, ton espace commentaire est devenu un espace stratégique pour le référencement :D

    Répondre
  • 26 juillet 2018 - 16 h 36 min

    @jean marc: Je crois que tout le monde est d’accord pour admettre que le terme IA est galvaudé !

    Répondre
  • 26 juillet 2018 - 16 h 43 min

    @franck: Un animal n’est pas capable ni de poser une équation ni d’en résoudre une et a une réflexion limitée, c’est une intelligence pourtant.
    Il faut redéfinir le mot je pense.

    Répondre
  • 26 juillet 2018 - 19 h 55 min
  • 26 juillet 2018 - 21 h 05 min

    IA : le terme date des années 50 après les travaux de Turing. Il existe des termes comme machine learning, IA, réseaux de neurones etc… Qui correspondent chacun à quelque chose de spécifique. Vous pouvez considérer que c’est de la foutaise, mais d’un point de vue informatique, cela n’en est pas, ce sont les mots pour désigner les choses.

    Après, je comprends que l’on puisse considérer que c’est abuser le néophytes qui va croire qu’il s’agit de comparer une intelligence humaine avec une intelligence artificielle.

    Travailler sur ces sujets, ça fait avancer la science et il existe des retombées telles que la traduction automatique, la reconnaissance d’images.

    Bon, ceci dit vous avez le droit de vous insurger hein.

    Répondre
  • 27 juillet 2018 - 1 h 08 min

    Tant que la technologie reste au service de l’Homme et non l’inverse. Que l’Homme ne devienne pas lui-même un produit (exemple de consommation), alors on peut espérer que ces technologies apportent du progrès. Car c’est à ce choix que l’Homme est confronté actuellement.

    Répondre
  • 27 juillet 2018 - 2 h 01 min

    @exxos: c’est un peu le problème.

    On peut dire qu’aujourd’hui, ce TPU peut-être une magnifique avancée technologique pour par exemple un industriel qui veut remplacer un contrôle visuel par un contrôle automatique, ou pour un patron d’un magasin qui veut faire le compte de ses caisses à chaque fermeture. Tout dépend ce qu’on analyse avec et pour quelle finalité.

    Ceci dit, ceux qui fabriquent ça (Intel, Google), ne sont pas là pour faire plaisir ou pour gentiment aider juste pour avoir un monde meilleur (ils ont été pris assez de fois la main dans le sac). S’ils produisent des outils aussi utiles qu’addictifs, ils ont surtout des investisseurs, et de là, tout découle.

    Répondre
  • 27 juillet 2018 - 13 h 35 min

    Ce produit c’est juste pour faire ce que l’on fait déjà mais de manière plus efficace. OpenCV fonctionne sur une Raspberry par exemple.

    Ensuite, sur la Rasp on peut faire des choses localement mais on peut aussi utiliser les API google ou Microsoft pour demander la reconnaissances, les tags etc des images lues.

    Là, sans comprendre exactement de quoi il retourne, je pense qu’il s’agit de le faire plus efficacement, d’embarquer une partie du traitement auparavant effectué sur les serveurs, sur une puce locale.

    Je passes mes journées avec OpenCV, Tesseract etc… à effectuer du traitement sur des machines déconnectées. Ce machin, je veux bien l’essayer. C’est juste un peu de technique, mais les mots utilisés pour le décrire semblent vous hérisser le poil.

    Répondre
  • 27 juillet 2018 - 22 h 51 min

    Bonsoir,

    Il est curieux de constater que plus de cinquante ans après son invention, le terme « d’intelligence artificielle » suscite autant de rejet. Le mythe de Frankenstein a encore de beaux jours devant lui. Il m’est arrivé plusieurs fois de discuter de ce sujet avec des gens d’horizons divers. À chaque fois, le résultat est le même lorsque j’affirme que l’on sait faire depuis longtemps des machines intelligentes (mais cela n’intéressait pas grand monde jusqu’à il y a peu). Mes interlocuteurs finissent par mettre tellement de choses derrière le mot intelligence afin que des machines ne puisse pas l’être, que la moitié de l’humanité ne peut pas l’être non plus.

    Tant que l’on ne définit pas ce qu’est l’intelligence « à minima », il est inutile de nier ou pas l’existence d’une intelligence artificielle. (Qui je le rappelle à tout hasard n’a aucun besoin de ressembler à une intelligence humaine.)

    Répondre
  • 27 juillet 2018 - 23 h 07 min

    @Kikimoo: Les fantasmes autour de cela sont légion… Je me souvient de ma tête lorsque ma prof d’anglais m’a collé un zéro à un travail en sixième parce que je lui avait rendu imprimé sur mon Espon matricielle.

    Le dialogue a du ressembler à cela.

    -Lecourt, c’est votre travail ?
    -Oui madame, c’est ma feuille.
    -Pourquoi vous l’avez imprimé ?
    -Je l’ai tapé sur Papyrus, sur mon ordinateur (fierté dans ma voix)
    -C’est bien ce que je pensais…

    Et paf, elle me tend un zéro avec un commentaire du type : Ne faite pas faire vos devoirs par un ordinateur.

    Elle était persuadé que mon pauvre Apple IIe était capable de faire une traduction Français Anglais sans soucis, elle avait dans la tête un modèle d’intelligence basé sur les épisodes de Star Treck ou l’ordi de l’USS Enterprise est capable de répondre à toutes les questions. Mes parents ont écrit un mot elle n’a jamais fait disparaitre mon zéro.

    Aujourd’hui les gens savent que les ordinateurs ne sont pas des génies de la traduction, surtout en local. Mais beaucoup restent persuadés que l’IA est une sorte de cerveau dans un bocal numérique… Comparer 100 000 radios avant de proposer un diagnostic n’a pas besoin d’avoir de morale ou d’anticiper des réactions. L’IA est un outil, rien de plus.

    Papyrus : Mon premier Traitement de texte -> http://www.mocagh.org/sir-tech/ediciel-catalog.pdf

    Répondre
  • 28 juillet 2018 - 11 h 17 min

    On peut très bien imaginer des services s’appuyant sur des centaines de puces de ce type.
    Partant, la question à se poser est : ces puces de Google ne sont-elles pas volontairement ralenties pour ne pas faire d’ombre au services équivalent en ligne de Google ?
    D’où, là encore, l’intérêt de la concurrence avec Intel.
    Db

    Répondre
  • 28 juillet 2018 - 16 h 21 min

    @Pierre Lecourt: Beaucoup de gens sont surtout persuadés qu’une intelligence artificielle ne peut exister vraiment et qu’il s’agit dans tout les cas d’une « mécanique » un peu plus élaborée que les autres. Tu comprends, si l’homme commence à jouer à être Dieu…

    Je ne sais pas ton âge mais je situe ton anecdote vers la fin des années soixante-dix. À cette époque, il restait encore un fond de croyance comme quoi la Science (avec un grand « S ») serait un jour capable de prouesses inouïes. On en est revenu et on ne croit plus trop (peut-être pour les avoir trop longtemps attendus) au miracles annoncés. Pourtant ils se produisent sous nos yeux (avec pour certains vingt ou trente ans de retard, mais bon).

    Répondre
  • 30 juillet 2018 - 9 h 24 min

    Ce débat sur l’intelligence me fais sourire :)
    Allez pour alimenter le débat :

    Intelligence
    nom féminin
    1.
    Faculté de connaître, de comprendre ; qualité de l’esprit qui comprend et s’adapte facilement.
    2.
    L’ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance rationnelle (opposé à sensation et à intuition).

    Autre point :

    -Les animaux ne font pas d’équation, ni les plantes, pourtant l’intelligence des animaux et des plantes est réel, démontrable…

    « On est toujours le con de quelqu’un »
    Paroles et musique : Pierre Perret :D

    Répondre
  • LAISSER UN COMMENTAIRE

    *

    *