Console Ouya : 15 millions de $ de plus et un délai non respecté

2 grosses nouvelles de la part de la console Ouya. La première et la plus problématique, le 4 Juin, la date retenue depuis l’origine de la console ne sera pas respecté. Autre info, la Ouya vient de recevoir un nouveau financement à hauteur de 15 millions de dolalrs.

15 millions de dollars supplémentaires, après les 8.5 millions du financement de la console Ouya via sa campagne Kickstarter et les contrats passés avec des acteurs majeurs de la distribution aux US. La petite boîte sous Android a désormais en main de quoi faire de grandes choses aux US comme à l’international.

OUYA prise en main

Difficile de ne pas voir les 3 semaines de délais supplémentaires comme une conséquence de ce financement d’ailleurs. La console livrée aux premiers clients, toujours en développement  avait levé quelques doutes notamment au niveau de son interface et surtout des délais de réaction entre les ordres donnés à ses périphériques et les réactions de la machine elle même. des éléments qui expliquent peut être pourquoi la date de sortie de la console a été repoussée de 3 bonnes semaines passant du 4 au 25 Juin.

Chez Ouya on annonce que ce report est destiné a contenter les demandes qui arrivent en masse chez les revendeurs  de la console, ne pas avoir suffisamment de stock pourrait être gênant pour ceux-ci et tout est fait pour que le jours du lancement, de jolies pyramides de boites de console Ouya soient bien évidence dans chaque magasin US qui assurera sa distribution.

Ouya!

La console Ouya victime de son succès, encore ?

Cette explication idyllique est un peu trop belle pour ne pas la regarder avec quelque recul : Il est fort possible que l’annonce d’origine ne puisse pas être respectée à cause de problèmes techniques et que la console Ouya aie besoin de ce temps supplémentaire pour ne pas voir les retours en magasin de clients mécontents polluer le parcours sans faute de la marque.

Les expeditions des minimachines liées à la campagne Kickstarter ne seront pas affectées par ce délai supplémentaire, la marque assurant toujours des expéditions au dessus de ses projections. Les premiers acheteurs ayant réservés la console Ouya seront en outre ravis d’apprendre que ce ne sont plus les seuls à croire en ce projet.

fig.3

Les 15 000 000 de dollars supplémentaires qui vont servir a financer la suite de cette aventure proviennent d’acteurs importants du marché : Premiers investisseurs, un groupe qui a déjà investi dans ce domaine, les premiers a avoir misé sur Electronic Arts. NVIDIA est aussi de la partie, il ne fait pas oublier que a console utilise u de leu r processeur, le Tegra 3 et qu’elle évoluera chaque année dans le futur vers d’autres solutions ARM. Un investissement déjà visible depuis longtemps donc, d’autant que NVIDIA “prête” des ingénieurs à OUYA pour améliorer les titres et les fonctionnalités de la console. D’autres sont aussi de la partie.

Les acheteurs sur Kickstarter auront donc la version actuelle de la Ouya, ceux qui ouvriront la boite devraient probablement recevoir la même console mais il y a fort a parier qu’une mise à jour importante du système aura lieu dés la sortie officielle en magasin de la machine sous Android.

9 commentaires sur ce sujet.
  • 13 mai 2013 - 11 h 51 min

    Il me semble que cela fasse partie des aléas de ce type de financement… Dans un schéma plus classic tous ces petits rebondissements seraient passés inaperçus ou très peu communiqué, je pense que cela nui à l’image de ces boîtes émergées grace à kickstarter et consoeurs qui du coup, se doivent d’être irréprochable. Allez encore un peu de patience elle va arriver la petite Ouya.

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  • 13 mai 2013 - 11 h 53 min

    @Rototo91: Les grandes marques ne sont pas à l’abri de retards au démarrage ou, pire en core, de sortir des produits clairement buggués et corrigés avec des mises à jour ou autre. Là c’est juste qu’en général l’essentiel du marketing est le bouche a oreille et que c’est donc délicat de rater sa sortie annoncée quand les gens attendent depuis es mois et des mois…

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  • 13 mai 2013 - 12 h 01 min

    Ca devient un vraie entreprise industrielle d’envergure là… Passionnant comme aventure et je suis content que ce site revienne régulièrement sur cette minimachine, micro-console plus précisément. Je me demande quel peut être le potentiel en terme de ventes. Un parc de quelques millions de consoles est-il envisageable d’ici 12 mois ? De toute façon, même si elle peut déjà satisfaire pleinement les acquéreurs éclairés avec les utilisations “détournées” (émulation, Android, lecteur MKV, petit PC d’appoint…), c’est surtout grâce à son catalogue de jeux qu’elle connaîtra la postérité. Mais pour cela, il faut une base installée significative. Actuellement, on aurait dépassé la barre des 100 000 machines vendues, vraiment pas mal !

    Elle se situe clairement à mi-chemin entre les consoles classiques et leurs jeux AAA et les tablettes/smartphones. Elle sera de plus en plus prise en compte par les développeurs et éditeurs hors du circuit des majors, ceux qu’on trouve maintenant sur Steam/GOG/Linux/PSN/XBLA, etc. mais plus besoin d’allumer une bécane énergivore pour cela ! Un petit cube de quelques watts et c’est parti !

    C’est surtout sur une deuxième ou troisième génération que ça va devenir très intéressant : avec Tegra 4 ou 5, on sera devant les consoles actuelles ! Si le prix reste contenu à 99 dollars, ça peut vraiment le faire !

    Selon moi, ce type de microconsole va fonctionner mais dans un temps assez limité (5/10 ans pas plus). Je considère ce type de produits comme une étape intermédiaire avant le cloud gaming, aboutissement naturel du média jeu vidéo (celui de la maturité. Jouer au jeu vidéo sera aussi simple et intuitif que de recevoir la TV, lire une musique/un film).

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  • 13 mai 2013 - 12 h 12 min

    @Pote: difficile de voir ce qu’il se passera dans 5 ans en micro informatique, jee m’y risque jamais. Mais il semble bien qu’effectivement ce ne soit qu’un support, si les réseaux continuent d’exploser et que les débits deviennent aussi énormes, il n’y a pas de raison de ne pas penser clairement au Cloud pour ces usages là.

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  • 13 mai 2013 - 13 h 28 min

    “[…] avait levé quelques doutes notamment au niveau de son interface et surtout des délais de réaction entre les ordres donnés à ses périphériques et les réactions de la machine elle même.”

    Je pense qu’il y a une erreur de formulation ici Pierre : la console n’a pas “levé les doutes” (ie rassuré sur ces points précis) mais a au contraire “provoqué quelques doutes”.
    Ou alors je ne comprends pas bien l’enchaînement logique :)

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  • 13 mai 2013 - 18 h 17 min
  • 13 mai 2013 - 22 h 16 min

    C’est pas vraiment un test et depuis, cela a été corrigé…

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  • 13 mai 2013 - 23 h 35 min

    Pourquoi ne pas avoir fait d’Ouya un standard, et laissé Samsung et autres vendre des consoles compatibles Ouya par millions?
    Ah, zut, ce standard existe déjà: il s’appelle androïd 4 et n’importe quelle tablette Tégra ou clé usb ARM fait tourner les mêmes jeux.
    Business modèle foireux, ou je me trompe?

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  • 14 mai 2013 - 0 h 01 min

    @zhir: Foireux non, risqué oui. Le soucis pour les codeurs aujourd’hui c’est la diversité de l’offre. Quand tu vois le hardware de la PS Vita et la qualité des titres proposés tu comprends qu’en ayant un seul materiel sur lequel se focaliser, bien documenté, les codeurs vont pouvoir développer facilement des titres dessus. C’est là le pari de la Ouya, avec la promesse en échange de toucher un grand nombre de clients potentiels, permettre a des développeurs un retour sur investissement rapide et stable.

    Le château de cartes peut s’écrouler si l’un ou l’autre des parti ne s’investi pas immédiatement, auquel cas tout le monde se réfugiera sous android mais programmera probablement de façon moins poussée, moins fine, pour s’adapter a l’ensemble du parc.

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