Concours OUYA et KillScreen : Du beau jeu

La console OUYA et le site KillScreen ont lancé un concours il y a quelques temps pour encourager des développeurs a créer des jeux et les proposer sur la petite boîte sous Android. Au menu 45 000$ de prix et au final 7 titres développés pour l’occasion qui seront récompensés.

C’est une bonne occasion de comprendre pourquoi la console OUYA n’a pas grand chose a voir avec les consoles Next Next Gen de salon et quelle alternative elle va proposer. Le travail effectué par les développeurs va du grandiose au loufoque avec souvent des univers vraiment intéressants. Petit tour d’horizon des vainqueurs.

Le concours se déroulait sur 10 jours, pas un de plus, et les jeux qui seront listés ci-dessous sont donc fait sous cette contrainte. Apres avoir regardé les vidéos ci-dessous vous vous direz peut être que le potentiel de la Ouya est énorme, comme toutes les machines Android ayant un écosysteme autour du jeu assez rémunérateur pour faire vivre un développeur talentueux.

Le concours était ouvert à tous, petits ou gros développeurs, il consistait a poster sur Youtube une vidéo de la création effectuée pour qu’elle soit ensuite jugée paru n ensemble de personnes allant du développeur confirmé au journalistes spécialisés en passant par des game designer et autres professions liées au monde du jeu.

Chaque finaliste a reçu une console de Developpement Ouya ainsi que un prix en numéraire : 20000$ pour le grand gagnant et pour les 5 suivants, 5000$. Enfin, le moteur de jeu Unity a décidé de proposer un prix supplémentaire, greffon au projet originel, pour le meilleur jeu exploitant sa technologie : 2500 $ en cash.

Premier jeu et Grand gagnant du concours : Strange Happenings on Murder Island de  FreeLives. Un jeu a défilement qui exploite 2 mini joy. Le héros est coincé sur un paradis tropical. Ça se gâte et la terre entière semble lui en vouloir à mort. Jeu d’action au design intéressant.

Jeu le plus surprenant : Television par Laboratory Games LLC. Un mix entre WarioWare et Myst. Le jeu se comporte comme un zapping entre plusieurs chaîne de télé que le joueur peut contrôler librement. Chaque chaîne étant une partie du jeu lui même où il est possible d’interagir.

Prix « 4 boutons et 2 joysticks » : Bombball par E McNeill. Un jeu de sport à 2 joueurs conçu pour des batailles épiques au bout de la nuit. Le jeu est déjà jouable en ligne à l’adresse suivante :  http://www.emcneill.com/bombball

Prix du jeu le « plus immersif » : Whispering Willows par Night Light Interactive L’héroine Elena peut projeter son esprit sous la forme d’un corps astral. Et par là même interagir avec des fantômes. Ce qui lui permet de résoudre les énigme du manoir qu’elle visite. Le jeu a sa page KickStarter.

Prix Écarquillez vos yeux : Pipnis par Santa Ragione. Il s’agit d’un jeu pour un ou deux joueurs qui partageront le même joysticks. Il faut suivre le Pipnis qui vous guide et tenter de survivre en coopération. Un jeu rapide pour apprendre a jouer ensemble et se faire des lumbagos doublés de torticolis 3eme dan.

Enfin 2D Cube Zombie Platformer par Molinware. Un jeu qui privilégie le GamePlay avec 4 joueurs en parallèle qui doivent éliminer une onvasion zombie niveau après niveau  en s’en sortant vivant.

Le prix Unity : Stikbold par Team Stikbold. Une sorte de balle au prisonnier multijoueurs en 3D. Une montée d’adrénaline progressive qui se joue localement de 2 à 4 joueurs. Je sent bien le genre de truc qu’on lance comme ça, sur le pouce, pendant un apéro où à la fin d’une soirée…

Beaucoup de titres, peu de contraintes

10 jours pour réaliser ces jeux voila qui est très impressionnant. Ce qui me plait dans l’ensemble de ces titres est double : D’abord il s’agit souvent de jeux simples, dont on maîtrise rapidement l’approche et le sens et donc que l’on peut lancer facilement entre amis autour de la console. C’est à mon sens un des points fort du dispositif puisque cette console à 99$ qu’est la Ouya est une alternative à d’autres solutions plus lourdes et moins faciles a appréhender.

L’autre point clé c’est le temps de développement : 10 jours c’est très peu et j’aimerais bien voir ce que cela peut donner en 20 ou 30 jours, a quoi vont ressembler ces titres à la fin. Le nombre de développeurs qui ont acheté une Ouya de Dev est encore assez faible. Par contre le nombre de développeurs qui achèteront la version à 99$ pour travailler dessus risque d’être énorme si son lancement confirme l’intérêt du public manifesté pendant sa campagne Kickstarter. Nous devrions donc avoir beaucoup de propositions de jeux rapidement. Avec toujours cette énergie liée au fait qu’un développeur talentueux a besoin de très peu de temps entre le moment où il se fixe un objectif, où il trouve une idée, et la réalisation finale de son titres qu’il mettra ensuite à jour petit à petit via le réseau.

Pas besoin d’investir des sommes folles dans des kits de développement : Une console à 99$ suffit, le kit logiciel est fourni gratuitement. Reste un détail, il va y avoir  un énorme travail a faire pour séparer les bons jeux des mauvais et trouver les pépites proposées par la Ouya.

On peut compter sur des sites comme Kill Screen bien sur mais aussi peut être grâce au site Français Freemiam dont je vous parlais il y a peu.

8 commentaires sur ce sujet.
  • 19 février 2013 - 9 h 48 min

    Mon premier réflexe à la lecture des vidéos, ce fut : ouais, bof, pas de quoi casser 3 pattes à un canard !

    Puis, je prend conscience des contraintes imposées aux codeurs, notamment cette histoire de délais. Au final, je tempère et admet qu’il y a quand même du bon (voir du très bon), même si beaucoup ne sont pas « ma tasse de thé » ;-)

    Par contre, n’étant ni programmeur, ni spécialiste en marketing, j’ai un peu du mal à réaliser le pourquoi du comment des éventuelles particularités de la Ouya, liées à ce concours, au regard de tablettes ou smartphones lambda sous Android. n’y a t’il pas déjà suffisamment de titres adaptés et disponibles pour promouvoir la console ? Ces 45 000$ n’auraient-ils pas été plus judicieusement dépensés au développement de la console proprement dite, et/ou à sa promotion ?

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  • 19 février 2013 - 11 h 37 min

    Bonjour c’est l’ahurie de service. J’ai pas compris : c’est des vidéos de jeux développés sur quoi en fait ?

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  • 19 février 2013 - 11 h 50 min

    @minette: pardon, j’ai trouvé la réponse sur la faq de Créate, peux pas poster le lien vu que mon phone me propose que  » coller » et pas  » copier » mais le coeur y est

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  • 19 février 2013 - 12 h 13 min

    Puisque qu’on et dans le sujet Ouya et kickstarter j’aimerais quelques conseils .
    J’ai dans la tête un projet de console sous android mais vraiment orienter gaming et comme aucune marque n’ose proposez le produit que tous les internaute souhaite .
    C’est à dire une console avec une taille entre 5 et 6 pouce pour la mobilité avec toutes les touches pour jouer.
    Une configuration qui tiennent la route, avec entre autre les mêmes composants que la Ouya .
    Et pourquoi pas un système de manette amovible comme la wikipad mais en plus jolie ^^ .

    Voila j’aimerais vos premiers avis désolé du HS mais je ne savais pas trop ou lancer le sujet et comme les membres de minimachine sont de vraies connaisseurs en la matières ^^.

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  • 19 février 2013 - 12 h 54 min

    @Cherif08: Mon premier avis est que… Tu n’es pas seul et pas en avance. Aussi n’investit pas trop d’argent ou de temps la dedans si tu n’as pas les reins solides car beaucoup d’acteurs arrivent.

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  • 19 février 2013 - 13 h 02 min

    sa c’est sur que je ne suis pas le seul mais tous les constructeurs qui ce sont lancer dans le domaine on plus au moins rater leur produits à cause d’un ou plusieurs manques .
    -Il y a les console Yinlips et KXD qui sont très accessible niveau prix mais avec des composants qui ne tiennent vraiment pas la route .
    – Il y a le project shield de Nvidia qui semble très prometteur mais à quel prix ? …
    – La fameuse Archos Gamepad qui étais un modèle assez aboutis dans son genre mais qui souffre de défaut de jeunesse qui n’ont pas sur la faire sortir du lot autonomie faible, résolution faible par rapport à la concurrence, et pour moi trop grande pour en faite une bonne console portable .
    – Et enfin la Wikipad qui niveaux composants possède toutes les caractéristique pour jouer sans problème mais même problème que Archos taille trop grande et assez moche dans sont genre enfin c’est un avis personnel .

    Moi mon projet c’est de regrouper tous les avantages de toutes ces console en essayant d’éviter les erreurs qui ont empêcher de trouver leur publique .

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  • 19 février 2013 - 13 h 08 min

    @Cherif08: Si tu es confiant et que tu sais où tu vas j’ai envie de te dire de foncer… Mais juste je préfère te prévenir qu’on voit que la partie haute de l’iceberg en ce moment. D’autres arrivent. Et ensuite que ce n’est pas forcément le meilleur produit qui fonctionne parfois c’est simplement celui qui a la meilleure visibilité.

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  • uko
    19 février 2013 - 19 h 11 min

    @Cherif08:
    Pour ma part je serais surtout méfiant par rapport aux contraintes cachés de ces appareils. Si personne ne sort la console idéale, c’est peut-être en raison de contraintes techniques incontournables.
    Quelques idées (pas forcément pertinentes) qui me traversent l’esprit:
    => Un processeur performant impacte directement l’autonomie
    => Le 5″ rencontre des contraintes de chauffe des puces, et limite l’espace pour la batterie
    => Les cartes mère 5″ ne permettent peut-être pas les mêmes fonctionnalités que les 7+ » ?
    => Ce n’est peut-être pas si facile d’obtenir exactement ce qu’on a demandé des constructeurs chinois, qui ne respectent pas toujours à la lettre les cahiers des charges établis.
    => Le design extérieur des machines est lourdement impacté par des contraintes internes, d’où les équipes d’ingénieurs/designers des marques.
    => Et je ne te parle même pas là des contraintes tarifaires, des économies d’échelle à ton désavantage, des éventuelles difficultés d’approvisionnement en composants haut de gamme trustés par les marques, etc.

    L’aventure me semble passionnante mais sacrément risquée. Quand je vois les difficultés que je rencontre avec mes associés pour obtenir un résultat présentable rien que sur le packaging d’une matière première toute simple, je me dis que pour du high-tech la barre doit être sacrément haute.

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