TEST : ASUS VivoBook X202E / S200
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TEST : ASUS VivoBook X202E / S200

L’ASUS VivoBook c’est la relève, c’est comme cela que la gamme est présentée. Des machines à mi chemin entre les netbooks d’origine et les ultrabooks d’aujourd’hui. Mi chemin d’un point de vue performances mais aussi d’un point de vue prix et positionnement : On garde l’idée de mobilité, de légèreté et d’usage au quotidien mais avec des fonctionnalités en plus.

Les gens ne veulent plus de netbooks, les EeePC sont morts et enterrés chez Asus. Ces engins étouffés dans leur immobilisme ont fait long feu. Pour les remplacer  le constructeur dégaine de nouveaux modèles et en particulier les ASUS VivoBook censés présenter une alternative abordable aux monde encore excessivement cher des Ultrabooks. Décliné en plusieurs modèles il propose une diagonale de 11.6″ mobile et plus performante que celle des netbooks sous Atom.

Vidéo

Une petite prise en main de la machine en 10 minutes pour présenter ses points forts et ses points faibles.

Design

Asus vante l’engin comme un renouveau plus qualitatif du netbook. Un chaînon manquant entre ces machines et les ultraportables plus haut de gamme. De fait la gamme de VivoBook est assez large chez Asus puisqu’elle va d’un prix très entrée de gamme à 299€ à du beaucoup plus performant avec un modèle Core i3 au prix public de 529€. Le modèle testé ici est la version Pentium 987, tous les modèles reprennent le même équipement et seules les capacités de stockage et les puces internes changent.

Reste à savoir si ce positionnement à cheval entre les netbooks et leur public avant tout séduit par le prix et la portabilité  d’un côté et le marché de l’Ultrabook bien plus cher de l’autre, peut faire une bonne machine.

    

La première prise en main de cet Asus VivoBook X202E fait fort bonne impression, l’engin est sobre, a l’air solide et bien construit. Entièrement carrossé en aluminium, l’engin est très réussi : La coque prend bien la lumière qui joue sur la surface en métal brossé. Le logo Asus visible au centre du capot, en léger relief, est le seul élément distinctif, le reste est d’une totale sobriété même si l’aluminium brossé à tendance a quelque peu se couvrir d’empreintes au fil d’une journée de manipulation.

En haut du capot on remarque une fine bande de plastique ABS ajoutée au métal : Il s’agit probablement d’un sacrifice esthétique fait pour une meilleure exploitation du Wifi, la coque en aluminium pouvant bloquer en partie le signal.
Le reste de l’engin est tout aussi réussi, sans fausses notes et avec un emploi particulièrement bien maîtrisé de l’aluminium. Les jonctions entre la dalle tactile et le contour de la machine sont particulièrement soignées et tous les détails d’intégration sont bien maîtrisés.
   
Mention particulière pour la robustesse de la charnière qui montre une belle résistance et une certaine solidité. L’ouverture reste pour autant souple et agréable. S’il est impossible d’ouvrir cette machine d’une seule main, cela augure tout de même un bon comportement global dans le temps.
La finesse de la coque, le fait que certains éléments doivent se déplier pour y avoir accès comme cette prise réseau, ou que d’autres trouvent juste la place de s’y insérer confortablement comme la prise VGA dénote d’une vraie volonté d’optimisation de l’espace de la part du constructeur.
Dans l’ensemble, d’un point de vue esthétique, cette gamme est donc plutôt du côté des Ultrabook dont elle hérite de beaucoup de points. On apprécie évidemment le grand soin apporté à l’assemblage qui se ressent dans l’ensemble des petits détails d’une machine et qui rassure sur sa longévité.
Asus VivoBook X202E
Asus VivoBook X202E   Asus VivoBook X202E
Le poids global du VivoBook est de 1.42 Kg, c’est très correct pour un engin de cette diagonale même s’il ne s’agit que d’une batterie 2 cellules seulement. Avec son chargeur le X202E grimpe à 1.55 kg. Un chargeur bien construit par Asus, compact même si un peu épais il ne chauffe pas et propose en plus d’un long câble un petit velcro et une prise coudée qui, au vu de l’emplacement du connecteur d’alimentation permettra d’utiliser une prise secteur à droite ou à gauche de l’engin sans jamais le gêner.

Connectique

     
Les points positifs se poursuivent avec la connectique proposée par cet Asus VivoBook X202E. Le constructeur a choisi de faire des efforts en intégrant une belle série de fonctions et connecteurs autour de ce maigre châssis. On y découvre donc un port réseau qui n’a pas été oublié au profit d’un adaptateur USB, chose devenue trop fréquente chez les constructeurs d’Ultrabooks. Par contre Asus n’embarque qu’un modèle Ethernet 10/100 et non pas Gigabit, un premier faux pas pour l’engin qui aurait gagné à plus de largesse sur  sa bande passante filaire. Asus se rattrape en proposant sur ce côté gauche un port HDMI plein format : Pas besoin de câbles spécifiques ou d’adaptateurs pour se connecter.
Cette bonne volonté se poursuit avec double port USB dont un des deux est en USB 3.0, reconnaissable à sa couleur bleue. Les deux autres ports USB sont eux classiques au standard 2.0 et situés de chaque côté de la machine. Un port antivol est également présent sur la tranche gauche de l’engin.
   
Asus a choisi d’intégrer un port audio jack combo pour casque et micro. Un casque classique sera bien évidemment compatible. On retrouve également un port VGA qui dépasse légèrement du châssis ainsi qu’un lecteur de cartes SDHC.
A noter que ce lecteur SDHC ne permet pas d’insérer totalement la carte dans l’engin, elle dépasse même très nettement du châssis ce qui n’est pas toujours agréable à l’usage.

Clavier et pavé tactile

   
Large, fiable et agréable, le clavier de ce VivoBook X202E est un véritable outil de travail. La diagonale de 11.6″ permet d’intégrer un très beau format qui fait 26.5 cm de large. Un tout petit peu moins qu’une feuille de papier A4 mais suffisant pour pianoter confortablement. Les touches sont larges, très lisibles et leur course est suffisamment profonde pour être bien ressentie à la frappe. Le chiclet est bien employé ici pour gagner en confort sur un clavier qui reste compact.
   
   
Les touches les plus importantes sont bien construites, larges et bien pensées : Entrée, Majuscule ou Tabulation sont facilement pianotées. Les touches fléchées haut et bas sont un peu trop collées pour être parfaitement exploitées comme souvent sur ce type d’engin. A noter une belle disposition de raccourcis en haut du clavier qui permettent d’augmenter le volume ou désactiver par exemple le pavé tactile rapidement. Malheureusement il s’agit de demi touches qui, malgré leur visibilité, ne se laissent pas forcément attraper facilement.
   
Le pavé tactile est très large, 10.5 cm au total et assez haut avec 6 cm mesurés. Il est multi touch et permet de manipuler à 1, 2 ou 3 doigts pour effectuer de nombreuses tâches. Asus livre un logiciel de gestion complet baptisé Smart Gesture qui permet de nombreux réglages allant des traditionnels outils de zoom et de défilement mais aussi de navigation entre les pages ou de retour sur le bureau.
Les boutons de clic sont bien présents, cachés sous la partie basse de la surface tactile qui s’enfonce pour déclencher un petit interrupteur au bruit net. C’est une solution élégante mais pas forcément des plus pratique. Si le clic gauche de sélection est évidemment obtenu en tapotant la surface du pavé, le clic droit n’est disponible qu’avec cette option mécanique pas toujours évidente a venir chercher. Dans la pratique des sessions de travail nécessitant les 2 boutons du pavé sont généralement aidées par une souris.
La sensibilité de cette zone tactile  n’est pas toujours exceptionnelle et certaines manipulations laissent à désirer comme la sélection qui se fait parfois de manière chaotique. Il faut s’y reprendre à 2 ou 3 fois avant de faire le bon geste avec suffisamment de force pour le maîtriser.  Un défaut qui se guérit en persévérant et on finit par dompter l’engin en quelques jours.
Asus VivoBook X202E

Ecran tactile

L’écran choisi par Asus est très réactif et agréable au toucher : Nerveux, efficace et précis, il offre une nouvelle dimension d’usage. S’il est inconcevable de rester des heures durant le bras tendu vers l’écran pour l’utiliser, si la précision du tactile  n’est pas adaptée à la grande majorité des applications Windows, il faut reconnaître que l’interactivité proposée est parfois séduisante. Dans un environnement très sombre, le clavier tactile permet de saisir un mot de passe sans s’écarquiller les yeux sur les touches non rétro éclairées du clavier mécanique. Avec de jeunes enfants, une séance photo se déroule du bout des doigts et on s’amuse beaucoup à zoomer ou dé-zoomer sur l’engin.
Asus VivoBook X202E
Les applications de cartographie ou de lecture vidéo ou audio gagnent aussi en confort puisqu’on n’est plus obligé de se concentrer sur les menus mais on se laisse porter par l’interface proposée.
Reste que l’usage est très limité, très gadget et n’apporte pas grand chose à cet engin au quotidien. Enfin pas grand chose mise à part la gestion de Windows 8 qui est pénible sans cette couche tactile et ses raccourcis vers les charm bars et autres gadgets gestuels.  La forte impression de se payer un écran tactile pour compenser le fait qu’un système d’exploitation l’a rendu nécessaire reste néanmoins en travers de la gorge. La même machine sous Windows 7 aurait très bien pu se passer de tactile…

Affichage et Audio

C’est avec l’affichage que les problèmes commencent réellement : Asus a fait le très mauvais choix d’une dalle de type TN aux angles assez courts et particulièrement brillante. Le résultat est désastreux. A moins de se positionner face à l’engin et dans un angle pas trop éloigné de ce centre en haut et en bas de la dalle : l’affichage est correct. Si l’écran est trop penché vers l’avant l’image tourne au blanc, vers le bas elle s’assombrit. Sans être un vrai problème en général, il arrive que dans certaines situations de mobilité, ce faible angle de vision soit un vrai souci pour travailler ou regarder un film.
Et ce problème est aggravé par la présence d’une dalle vraiment très brillante sur le VivoBook X202E, une dalle qui, si elle offre une ergonomie tactile agréable et efficace, n’arrange en rien l’affichage global de l’engin. Il devrait être très difficile voire impossible de travailler dans un environnement particulièrement lumineux avec cette minimachine. Un voyage en train avec des changements constants de luminosité devrait être particulièrement pénible.
Dans de bonnes conditions l’écran 11.6″ affiche un 1366 x 768 correct, pas forcément des plus lumineux cependant. Il faut le pousser à fond dans cette option pour obtenir ce que propose un IPS moyen de gamme sur tablette. Cette solution s’avère  satisfaisante mais tire sur la batterie quasi en permanence ce qui n’arrange pas l’autonomie moyenne de l’engin.
Un affichage décevant donc, qui contraste beaucoup avec les solutions ultrabooks de la marque. La question reste donc toujours la même : Et si Asus avait choisi de proposer un meilleur écran plutôt que d’ajouter du tactile, sa mission ergonomique n’aurait-elle pas été mieux remplie ?
La partie audio est assurée par une petite paire d’enceintes situées sur les côtés de la machine sous les reposes poignets. Le son proposé est sans surprises, il est souvent trop neutre, froid et parfois métallique. Si les dialogues d’un film sont clairs et compréhensibles c’est au détriment des divers effets proposés pour poser une ambiance : Un son lourd ou sombre reste étouffé et gras. Les aigus sont un peu trop secs, s’atténuant trop vite à l’écoute ce qui ne donne pas de très bons résultats sur des instruments diffus. Impossible d’écouter des balais sur une caisse claire dans un morceau de Jazz par exemple.  Cela bruite trop.
La technologie Asus SonicMaster est bien là mais on n’a pas ici le même rendu que sur les machines plus haut de gamme de la marque. Il faut dire que l’engin a peu de place pour s’exprimer et qu’Asus n’a vraisemblablement pas pu hériter ici des coûteuses compétences mises en place sur sa gamme Ultrabook.
C’est cependant mieux que sur beaucoup d’autres machines de cette diagonale, même plus épaisses. On a la possibilité de suivre une série sur l’écran et de comprendre le sens de ce qui est dit : Les mélomanes passeront leur tour ou exploiteront les sorties de l’engin : via la prise HDMI 1.4a qui gère le son parfaitement évidemment. Mais aussi par la sortie casque qui, par une amplification correcte, offre un son propre, qui sera bien relayé par un bon casque.

Composants et performances

Rien d’exceptionnel mais des éléments bien choisis pour cet Asus VivoBook X202E : Une webcam HD classique 1.3 mégapixel est intégrée. Suffisante pour une conférence vidéo et de toutes manière bien incapable de servir à autre chose. Le micro associé est utile car il dépanne mais n’apporte pas vraiment un support suffisant pour une session confortable pour votre interlocuteur. A moins d’être dans un environnement très calme, il sature vite. Oubliez le fantasme de la vidéoconférence en extérieur sans casque, vos voisins au Starbucks seraient étonnés de vous voir parler aussi fort à votre écran.

 Intel a décliné sa gamme en plusieurs modèles qui offrent des performances différentes suivant les équipements. Le X202E-CT006H testé ici est la machine moyenne, il est équipé d’un processeur Intel Pentium 987 double coeur cadencé à 1.5 GHz. Une solution intéressante issue de la génération Sandy Bridge d’Intel et qui propose un bon ratio de performances graphiques grâce à un chipset Intel HD efficace.

Il est épaulé par 4 Go de mémoire vive et un stockage de 500 Go 5400 tours, tous deux inaccessibles. Avec un TDP de 17 watts, cette puce est un compromis de tarif : l’engin existe également sous d’autres processeurs et jusqu’au Core i3 avec l’Asus VivoBook S200.

En pratique cette gamme de minimachines est relativement performante pour bien des tâches courantes mais s’avère un peu « juste » pour le jeu 3D. La vidéo, HD ou non, Streamée ou non, ne lui pose pas de soucis tant qu’on reste dans les critères du quotidien. Les films 1080P avec un bitrate très lourds saccadent régulièrement notamment dans les scènes de travelling ou très détaillées.

Pour le jeu il faut rester sur des titres relativement anciens avec cette version Pentium. Si la machine offre plus de perspectives qu’une solution basique de type Atom, ce sont les versions les plus évoluées de cet engin, la Core i3 du VivoBook S200 qui auront le plus de souffle. N’espérez pas pour autant acheter une machine de jeu. Beaucoup de titres tourneront efficacement sur cette gamme  mais souvent au détriment d’une résolution tirant parti de la totalité des possibilité de l’engin et nécessitant des réglages fins des détails d’un jeu.

Pour le reste, et notamment pour le surf et la bureautique, cette gamme Asus VivoBook est très agréable à exploiter : Rapide, stable, performant et agréable, il offre une belle robustesse sous Google Chrome qui peut accumuler une belle ribambelle d’onglets sans broncher. Les 4 Go de mémoire vive donnent du souffle à l’engin qui répond bien même en multitâche lourd. OpenOffice ou Photoshop tournent admirablement bien même si au sortir d’une configuration sous SSD on trouve que le disque dur choisi, un 5400 tours, manque clairement de vivacité.

 Il sera d’ailleurs impossible d’accéder aux composants de l’engin, cachés derrière une coque en ABS monobloc et protégée par une série de 9 vis cruciformes. Si on prend le risque d’ouvrir cette coque, ce qui n’est pas sorcier en théorie, on découvre que la mémoire est soudée à la carte mère. Il n’est pas utile de toutes façons de passer à 6 ou 8 Go sur ce type de machine, et ce choix fait par Asus n’est donc pas dramatique. Le disque dur 2.5″ choisi est quant à lui accessible et pourra être remplacé par un SSD plus véloce très facilement.

Attention cependant à réaliser ce type d’opération en prenant grand soin de ne laisser aucune trace de votre passage, le Service Après Vente d’Asus n’autorise pas ces changements, et en cas de souci cela pourrait rendre votre garantie caduque. Si les 9 vis s’ôtent facilement, déclipser l’ensemble des ergots sans casse n’est pas aisé. Une fois la période de garantie d’une année passée, vous pourrez effectuer les changements que vous désirez sans problèmes.

Wifi et Réseaux

Le Wifi de type N de la machine est très performant, non seulement sa portée est bonne mais il propose une connexion très stable : J’ai rarement eu à déplorer un ralentissement du Wifi ni une baisse du signal même en déplaçant le portable.
Le Bluetooth 4.0 offre également une belle portée d’exploitation : Avec un périphérique à ce format, il est possible d’utiliser le VivoBook comme lecteur de vidéo sur un grand écran via sa prise HDMI et de le piloter du fond de son canapé sans souci. Mon test habituel avec un GPS Bluetooth permet de capter un signal à plusieurs mètres et au travers d’une vitre sans broncher.

Autonomie

La batterie  2 cellules peut faire peur mais sa capacité est en réalité supérieure à beaucoup de batteries 4 ou 6 cellules d’engins plus entrée de gamme. C’est une 5136 mAh qui se comporte très honorablement au final au vu du poids global de la machine. A noter que le modèle testé en Pentium propose le même TDP que les versions Core i3 ou Celeron, les autonomies doivent donc être quasiment les même quelle que soit la puce embarquée.
  • En usage normal bureautique et surf, luminosité au maximum, wifi et bluetooth activé et en mode économie d’énergie, le vivoBook offre 3H56 d’autonomie.
  • En coupant le Wifi pour passer en mode vidéo, toujours avec une luminosité à 100/ et en mode éco on dépasse de peu les 3 heures d’autonomie avec 3H06.
  • Enfin en mode 3D, sur un titre comme Torchlight II, Wifi coupé mais  toujours la luminosité poussée à fond, ce VivoBook offre 2H46 de jeu.
Je n’ai pas voulu tester la machine en conditions de luminosité dégradées pour les raisons évoquées plus haut : A cause de la brillance de l’écran et de la technologie employée, celui-ci n’est exploitable qu’à 70% de luminosité uniquement si l’on est en intérieur, dans un milieu où l’on peut choisir l’exposition de la machine ou gérer totalement la lumière. Milieu où on retrouve souvent de quoi alimenter l’engin sur secteur et où l’on a pas à se préoccuper de la batterie.
 A 30% de luminosité, comme j’ai pu le faire sur de nombreux netbooks (Un Samsung NC10 à écran mat donne toujours d’excellents résultats en faible rétro-éclairage par exemple), l’image est trop peu lumineuse pour être vraiment confortable. A moins de travailler dans un environnement très sombre et n’avoir aucun reflet venant gêner l’affichage, l’utilisateur aura tendance à pousser le rétro-éclairage bien au delà de ces 30%. Il ne me semblait donc pas pertinent d’exploiter ces modes dans mes tests. A noter que la machine se recharge totalement en 2H20.
Ces résultats ne sont pas exceptionnels par rapport à de nombreuses autres machines plus anciennes mais le processeur est plus véloce qu’un Atom par exemple et permet de faire donc pas mal de choses durant le temps proposé. Le fait que l’engin soit beaucoup plus réactif à l’allumage ou en sortie de veille joue également beaucoup :
Allumage, arrivée sur Metro avec Wifi opérationnel : 12.3 secondes.
Mise en veille : 5 secondes.
Mise en hibernation : 13 secondes.
Sortie de veille simple : 5 à 6 secondes.
Sortie d’hibernation : 12 secondes.
Extinction complète : 19 secondes
Au final l’engin est efficace et rapide avec une autonomie contenue mais révélant un très bon potentiel de travail. Ce n’est pas la machine qui vous suivra toute une journée mais qui permettra de travailler en saut de puce d’une prise électrique à l’autre. Elle est capable de gérer de gros fichiers Photoshop comme d’énormes documents textes et en général toutes activités ne demandant pas un traitement de données en temps réel comme peut l’être un jeu 3D.

Chauffe et bruit

L’agencement proposé par Asus pour sa série VivoBook est original, une petite ouïe d’aération est située sous la machine, elle aspire de l’air frais qui traverse les composants pour finir sa course sur la partie haute de l’engin. Ce schéma semble très classique en apparence mais cache une petite surprise.
Asus VivoBook X202E
L’air  chaud est repoussé derrière la charnière haute de l’engin, sous l’écran. Une sensation de chaleur se ressent donc à la base de celui-ci. Ce n’est pas un souci en soi mais le bruit produit par la ventilation du VivoBook suit le même chemin et rebondit donc sur l’écran pour venir perturber votre environnement. Je me demande ce qu’aurait donné une inversion du systeme audio et de la ventilation : Des enceintes placées à cet endroit sous l’écran et une ventilation sur les côtés du châssis bas ?
Asus VivoBook X202E
A noter qu’il est indispensable de mettre à jour le BIOS du VivoBook pour passer à la dernière version : La liste des Bios Asus est disponible et le logiciel de mise à jour sous Windows sont disponibles à cette adresse. Attention à bien vérifier quelle version de machine vous avez comme indiqué sur le site d’Asus. Une fois cette mise à jour faite, la ventilation qui se fait entendre en permanence devient beaucoup plus supportable, presque inaudible.
En pratique l’Asus VivoBook X202E est très agréable, silencieux et discret en utilisation bureautique ou en surf. Même en lecture vidéo Youtube il sait se faire oublier et seule la lecture de fichiers vidéo HD très lourds ou le jeu 3D forcent la ventilation à se mettre en marche à plein régime.

Offre logicielle

Windows 8 se comporte très bien sur l’engin, il est souple et réactif, propose une très bonne prise en charge des réseau et du DLNA tout en apportant l’expertise de Microsoft en matière de pilotes. L’Asus VivoBook X202E offre une belle nervosité à l’usage, son multitâche est plaisant et une fois les réflexes d’ergonomie appris, on finit par ne plus trop se heurter à son ‘interface.
Il y aurait bien sur énormément de choses à dire sur l’ergonomie globale du système en lui même mais ce test se focalise sur la machine aussi je me contenterai de mettre l’accent sur les fonctionnalités qu’Asus propose à l’utilisateur.
Asus VivoBook X202E
Une tuile Asus VivoBook est proposée sur le menu d’accueil Metro de Microsoft. Elle offre sur un seul panneau de grandes icônes qui proposent les différents réglages et services de la marque. On retrouve un raccourci vers les réglages système, un gestionnaire d’ambiances sonores avec plusieurs pré-réglages d’environnement ( Musique, film, enregistrement, jeu, voix ou aucun). Un gros bouton pour basculer d’un mode performances à un mode économie d’énergie. Des informations comme la taille de la mémoire vive libre et également des raccourcis pour baisser ou monter le son, bloquer le pavé tactile pour passer en mode avion …  En bref des répétitions des raccourcis clavier existants.
Asus VivoBook X202E
Asus Smart Gesture, le logiciel qui vous permet de régler le pavé tactile et les raccourcis à 1, 2 ou 3 doigts qu’il prend en compte est plutôt bien conçu et finit sur beaucoup de points à remplacer l’écran tactile pour plus de productivité.

Conclusion

La gamme vivoBook a beaucoup de potentiel et va sans doute évoluer dans le futur. A l’heure ou j’écris ces lignes le VivoBook X202E sous Pentium 987 est introuvable ou presque en magasin. Il a été remplacé par le VivoBook S200. Un engin au design identique mais qui passe pour moins cher sous Intel Core i3. Une évolution de performances bienvenue donc de la part d’Asus. Reste ce double souci posé par un écran TN très étroit et une autonomie un peu faible.

La gamme semble donc être destinée à des utilisateurs voulant embarquer un engin avec eux mais qui ne s’en serviront pas outre mesure en extérieur, loin d’une prise de courant ou en plein air. Peut être qu’une future version finira de régler ces détails.

La meilleure offre actuelle en version haut de gamme est l’Asus VivoBook S200 en Core i3 / 4Go / 500 Go tactile sous Windows 8 64 bits à 483.99€ chez CDiscount.

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